‹ Le véritable Petit-Albert ou Secret pour acquérir un trésor [microforme]: suivi d'un petit recueil de quelques-uns des merveilleux secrets de la nature, de la médecine, de l'industrie, des sciences et des artsChapitre 52 sur 57 · EU NUE NON TES · texte numérisé non relu

EU NUE NON TES

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commune, Appliquez ensuite le vernis de la Chine.

Pour marbrer le bois.—Donnez au bois deux couches de noir à noireir détrempez avec du vernis, polissez, essuyez et faites chauffer pour y mettre du blanc détrempé dans un vernis blanc fait avec la laque et le sandarac blanes, Couchez le blanc sur le noir,suivant les figures que vous voulez faire ; laissez sécher, prêlez légèrement, essuyez, vernissez d’un beau vernis clair, afin de conserver au blanc tout son éclat ; laissez sécher et polissez.

Pour faire le marbre blanc sur le bois. — Prenez du marbre le plus blanc et le plus beau que vous pourrez trouver, cassez-le par morceaux et calcinez-le au feu ; broyez-le sur une pierre de marbre blanc et éclaireissezle avec de la colle. Donnez-en deux couches, laissez sécher, polissez ; mais passez un linge blane dessus avant de polir.

Pour faire le marbre noïr sur le Lois.—i'aites brûler sur une pelle rouge du noir de fumée que vous broïierez avec de l’eau-de-vie, et sur la grosseur d'un œuf de noir vous mettrez la grosseur d’un petit pois de plomb en grain, autant de suif de chandelie et autant de savon. Môlez le tout ensemble et broyez bien, puis éclaircissez avec de la colle bien claire; vous en donnerez quatre couches et vous polirez.

Pour faire un très-fort ciment propre à raccommoder les pots cassés.—Prenez résine une once, tuile broyée demi-once, mastic quatre onces, faites fondre le tout ensemble et chauffez les pièces avant d'appliquer le ciment.

Pour fuire un ciment qui résiste à l'eau pour rejoindre les vases brisés, — Môlez bien ensemble chauxvive, térébenthine et fromage mou, dont vous prendrez avec la pointe d’un couteau, pour mettre sur les bords du vase que vous voulez rejoindre.

Pour faire blanchir la cire.—On la fait fondre sans bouillir dans un poêlon, on prend ensuite un poêlon de bois que l’on trempe dans la cire, jusqu’à la hauteur de deux doigts et que l’on trempe aussitôt dans l’eau fraîche pour en détacher la cire. Quand ;on à fait passer ainsi par l’eau toute la cire, on la recueille, on l’expose sur

l'herbe à la rosée jusqu’à ce qu’elle soit blanche, et on la fait fondre.

Pour augmenter le poids de la ciré.—On y ajoute de la farine de fèves bien fine. D'autres y ajoutent dt suif purifié par le vinaigre, mais la présence du suif se retonnäît aisément quand on goûte la cire avec les dents.

Pour faire des chandelles de suif purifié qui semblevont aussi belles et seront aussi durables que la cire.— Jetez de la chaux-vive en poudre subtile dans du suif

fondu, la chaux tombera au fond et le suif sera purgé ct aussi beau que la cire.

Pour faire un cirage-vernis pour les chaussures et les harnais. -— Prenez quatre onces de noir d'ivoire, deux onces de cire vierge, une once d'essence de citron

deux gros d’essence de térébenthine. Faites bouillir pendant dix minutes.

Pour produire des taches blanches sur la peau d'un cheval.—Les maquignons se servent de certains cosmétiques pour faire paraître sur la peau des chevaux des taches blanches au front, à la jambe gauche, au pied droit, ete., et leur donner plus de prix; mais ces taches ne sont pas durables. On remarque que quand un cheval a été guéri d'une blessure Je poil qui renaît à cette place est blanc. 11 suffit donc pour obtenir. des taches blanches de raser le poil et de meurtrir lésèrement

la peau du cheval à l'endroit où l'on veut obtenir du poil lance.

Pour rajeunir un cheval. —Les maquignons commen cent d’abord par gonfler les sallières d’un vieux cheval en les soufflant à l’aide d’un tuyau de plume après avoir fait une légère incision à la cuisse pour y introduire un bout de chalumeau, ensuite ils lui liment les dents. Mais ils ont soin de faire cette opération quelques jours avant de mettre le cheval en vente, parcequ'il ne pourräit broyer l’avoine en présence des acheteurs si ses dents étaient trop fraîchement limées.

Pour dompter à l'instant le cheval le plus fougueux ct le rendre aussilôt doux et inoffensif. — Faites-lui manger de l'orge dans laquelle vous aurez mélé un peu

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Pour faire paraître très-gras un bœuf maigre.—On Jui fait à la cuisse une légère incision, de manière à no lui ouvrir que la peau ; on passe l'extrémité d'un tuyau de plume ou de paille par cette ouverture, on souffle fortement à l’autre extrémité du chalumeau, et quand on a fait cette opération aux quatre cuisses de l’animal, on lui donne abondamment à manger. (Cet avis est important pour les acheteurs de bestiaux gras.)

Secret assuré pour quérir l'enflure ou la tympanite des bestiaux.—Tous les habitants des campagnes connaissent l’enflure subite qui survient souvent aux bœufs et aux vaches lorsque ces animaux paissent de l’herhe encore mouillée par la rosée, ou qu’ils mangent trop avidement ou en trop grande quantité des plantes substantielles telles que la luzerne, le trèfle, le sainfoin, ete. L'air et l'humidité que contiennent ces herbes et ces plantes dégagés par la chaleur interne se. développent avec une précipitation effrayante : l'animal enfle sensiblement ; la météorisation gagne bientôt tout son corps ; et, s’il n’est promptement secouru, il succombe sur le pâturage même. Voici le remède qu'il faut employer; il n'offre aucun danger, il se trouve facilement sous la main et l'efficacité en est garantie par de nombreuses expériences. Dès que l’on s'aperçoit qu'un bœuf ou une vache est attaqué de cette maladie, on lui fait avalcr une demi-bouteille de lait dans lequel on mêle de la poudre de chasse autant qu’il en peut entrer dans un dé À coudre; puis l’on met dans sa bouche un petit billot que l’on maintient comme un mors en l’attachant aux cornes ; on fait ensuite marcher l'animal qui désenfle bientôt sans autre secours.

Pour guérir promptement et infailliblement le prétin

des moutons.—Nettoyez tout de suite le pied malade,

amoindrissez la corne, vous apercevrez l’abcès ; il s'in-

dique par une blancheur qui se prolonge dans le sens de la longueur de la corne. On passe une ou deux fois,

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sur cette place blanche, les barbes d'une plume imbibées d'acide nitrique ou d'eau forte du commerce, Lors de cette application, il s'échappe une légère fumée, l'eau forte paraît pénétrer la corne, et quelques heures après la bête est guérie et ne boite plus.

Secret admirable pour faire éclore les œufs sans poule.—Placez vos œufs dans une boîte, sur un peu de foin ; entretenez dans cette boîte une lampe assez ardente pour y entretenir constamment, pendant le jour et la nuit, une chaleur toujours égale de trente-un à trente-deux degrés Réaumur, laquelle est le degré de la chaleur humaine ; et après le vingtième jour, vous verrez

vos poulets éclore. Il faut avoir soin de remuer les œufs de temps en temps.

Pour reconnaîtres les mâles et les femelles dans les œufs de poule. —Les œufs bien arrondis des deux bouts ne produisent que des poules ; les œufs dont l’une des

extrémités s’allonge en pointe renferment toujours des coqs.

Pour animer les cogs au combat.—Mtlez de l'ail piké à la nourriture que vous leur donnerez.

Secret pour empêcher la poule de gratter la terre et nuire au jardinage. — Chaussez-la de bas et elle sera forcée de picoter que du bec : alors elle fera une guerre

acharnée aux insectes surtout les cloportes.

Pour guérir la pépie des volailles de basse-cour.—On enlève avec la pointe d’un couteau la pellicule blanchâtre qui recouvre la langue de l'animal, on lave la plaie avec un peu de vinaigre ; on fait avec du beurre frais et la pellicule qu'on vient d'arracher une pilule que l'on fait avaler à l'oiseau, et il se trouve aussitôt guéri.

Pour conserver frais le gibier et les volailles. —On les vide sans les plumer ni les dépouiller ; on ôte aussi le

jabot, on les remplit de blé eton les enfouit dans un tas de blé.

Pour faire passer un œuf par le goulot étroit d'une

bouteille ordinaire sans le casser. — Mettez tremper un œuf pendant trois jours dans du fort vinaigre ; retirez-le

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alors et vous trouverez que la coque est comme du parchemin. [ntroduisez-le dans une bouteille; versez-y de l’eau, et l'œuf ne tardera pas à prendre sa forme naturelle.

Secret pour préserver les légumes des limaces et limaçons.—Peuplez un jardin de crapauds, et ils débarrasseront les légumes de tous les insectes qui leur sont nuisibles. Il se fait depuis quelques années en Europe un commerce assez considérable de crapauds pour les employer à cet usage. A Londres, on les vend jusqu'à six chelins la douzaine ; à Paris, un écu. Cela en démontre toute l'efficacité. |

Pour détruire toutes sortes d'insectes dans les potagers. —Répandez sur les couches et tout autour des planches de la cendre mêlée de suie.

Secret pour guérir lu maladie des arbres. — Dès que l’on s'aperçoit que les feuilles jaunissent et que la végétation laisse à désirer, il faut bêcher la terre à environ cinq pieds autour de l'arbre pour que les racines malades puissent recevoir la composition suivante : délayez dans dix gallons d’eau, une livre et deux onces de sulfate de fer pulvérisé, trois livre de sel commun, une livre et deux onces d'alun de roche ; quand le tout est fondu vous arrosez près du tronc de l'arbre malade, deux fois le Ler jour et une troisième fois le lendemain. La végétation reprendra en peu de jours toute sa vigueur.

Pour qu'un arbre déjà vieux porte des fruits en abondance. — Percez-le en divers endroits avec un tarrière ou un autre instrument, enduisez de térébenthine des chevilles de bois que vous enfoncerez à force dans les trous que vous aurez faits, et vous serez surpris de l’abondance de la récolte que vous aurez à faire.

Pour obtenir des fruits d'une grosseur extraordinaire, —1l faut greffer l'arbre fruitier et avoir soin de détacher de l'arbre fruitier, au moment de la formation des fruits, tous ceux qui paraissent peu vigoureux, afin que la sève nourrissière ait plus de vigueur et se répande dans les fruits qui promettent de venir à maturité. On doit

aussi, pendant la croissance des fruits, ôter soigneusement tous ceux qui sont piqués.

Pour détruire les insectes qui attaquent les arbres fruitiers. —Un moyen de les exterminer est de faire une infusion de tabue avec laquelle, lorsqu'elle est refroidie et passée au tamis, on arrose les branches. Cette opération les nettoient des insectes qui les dévorent, sans qu'elles en souffrent aucun dommage.

Secret pour détruire les fourmis. — La suie de che-

minée mise au pied des arbres empêche les fourmis d’en approcher.

Autre moyen.—Une eau chargée d'une forte décoction de feuilles de noyer, versée dans la fourmillière, fait périr les fourmis.

Pour préserver les semences des énsectes et des oiseaux lorsqu'on les a mises en terre.—Faites tremper vos, se-

mences dans le suc de joubarbe quelque temps avant de les semer.

Pour préserver les récoltes des dégats que causent les mulots et les rats.—On place dans les meules de blé ou de foin des tiges de menthe sauvage qui est un poison violent pour cette vermine.

Pour conserver le bé pendant plusieurs années.—T1 faut l’entasser dans des greniers exposés à tous les vents, de peur qu’il ne s’échauffe, le recouvrir de paille et avoir soin de le remuer souvent. Comme l'humidité seule peut le faire germer et pourrir, on a soin de l’exposer autant que possible aux rayons du soleil. Les anciens, en usant habilement de ces moyens, ont conservé du blé pendant plus de cinquante ans.

Méthode prompte et facile Pour convertir toute espèce d'herbe en fumier. —'Elle se réduit à décomposer une production végétale récente à l’aide de la ehaux ; pour cela on fait un lit d'herbes fraîches d'environ un pied d'épaisseur, sur lequel on étend une couche très-mince de chaux vive broyée, ct l’on continue de faire plusieurs couches alternatives dans le même ordre. Lorsque ces deux substances ainsi disposées ont été en contact durant quelques heures, la décomposition commence à se manifester, Il faut même avoir soin de s'opposer à l'inflammation qui en serait la suite, en jetant sur la masse

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quelques mottes de terre ou une brassée d'herbe. Dans l'espace de vingt-quatre heures la décomposition est parfaite, et la cendre qui en résulte posssède les qualités d'un excellent fumier, Tous les végétaux peuvént servir à cet usage, pourvu qu'ils Soient récents: cette condition est absolument nécessaire, et le fumier est d'autant meilleur que l'herbe est plus nouvellement cueillie et la chaux plus récemment faite.

Pour enivrer les poissons et les prendre à la main. Prenez de la noix de galles orientale, quatre onces, une once de fromage, trois onces de farine de fèves ; mêlez le tout avec de l’eau-de-vie ; faites-en des boulettes grosses comme des petits pois. Le matin, avant l'aurore, jetez cet appât dans l'eau. Trois heures après vous revenez à l'endroit où vous avez appâté, et vous trouvez une multitude de poissons qui flottent sur l'eau et que vous pouvez prendre avec la main. Quand leur ivresse sera passée, ils seront aussi gaillard qu'auparavant.

Pour attirer toute sorte de poissons au même endroit. —Broyez et mélangez ensemble de la fleur de souci, de la marjolaine, de la farine de froment, du vieux beurre, de la graisse de chèvre et des vers de terre.

Secret pour garder le poisson lon gtemps frais.—On conservera le poisson frais pendant une année entière, si, après l'avoir vidé et nettoyé, on le met dans un vaisseau de terre rempli d'huile d'olive, et exactement bouché,

Secret de familles pour désinfecter la viande la plus puante.—Prenez de la lessive faite avec de la cendre filtrée, faites-y bouillir la viande trois ou quatre minutes et personne ne pourra découvrir si elle à été puante et pourrie.

Pour désinfecter la viande salée. On jette quelques seaux de dissolution de potasse sur un baril de viande salée puante, Cette opération lui donne la même qualité que si elle n'avait jamais été altérée.

Pour empêcher la viande de se gûter pendant les grandes chaleurs.—On la met tout simplement tremper dans du lait caillé,

Pour ôter à lu viande sa mauvaise odeur quand elle Commence à se gâter.—On la fait bouillir dans une marmite où l’on à jeté un morceau de charbon ardent que l’on retire au bout de dix minutes,

Pour dessaler lu viande et in rendre fraîche.—Faitesla bouillir dans du lait, et ensuite faites-la cuire dans l'eau.

Secret pour attendrir les Jambons.—On les enveloppe dans un linge et on les tient enterrés pendant une heure dans un endroit qui ne soit ni trop sec ni trop humide.

Pour conserver le beurre. — On emploie deux manières: 1° en le salant; 2° en le fondant. Pour saler le beurre on le pétrit avec du sel fin, on passe Je rouleau dessus pour en exprimer tout le petit lait et on le met dans un vase en le pressant fortement de peur que l'air y pénètre. Quand le vase est rempli, on le couvre et on le place dans un lieu sec. Pour faire le beurre fondu on le fait bouillir sur un fou Clair, on l’écume et on le verse dans un vase. On reconnaît que le beurre est suffisamment cuit quand il est transparent comme l'huile.

Secret très - important Pour rendre furineuses les pommes de terre ( patates) aqueuses et de mauvais goût. Lorsque les pommes de terre sont aqueuses et de mauvais goût, il faut ne les faire cuire que dans l’eau bouil lante, c’est-à-dire, ne les jeter dans la marmite que quand l’eau bout bien fort:

Pour conserver toutes sortes de pelleteries et Les pré. server des vers, — Dès le mois de mai on doit battre les fourrures et les manchons avec une baguette, puis les envelopper dans du linge sans les presser, et mettre entre les plis une oncc de camphre grossièrement pulvérisé, après quoi en les enferme dans une armoire,

Secret pour composer une poudre propre à faire mourir la vermine.—Réduisez en poudre de la racine de sous-safran, frottez-en la tête de l'enfant infecté de ver mine, et pendant la nuit tous les poux seront détruits, Pourvu que vous ayez eu soin de lui envelopper la tête avec un mouchoir,

Pour détruire les punaises. — Acide nitrique deux onces, fiel de bœuf trois onces, chaux-vive en poudre trois onces, Mêlez exactement et oignez avec ce mélange les lieux de leur retraite. L'huile de charbon, qu'on se sert depuis quelques années en Canada pour l'éclairage, détruit aussi promptement les punaises ; il suffit d'en introduire quelques gouttes partout où elle séjournent.

Pour empêcher que les mouches ne s'attachent aux tableaux. — Faites tremper, pendant cinq ou six jours, une botte de poireaux dans un demi-seau d’eau, et lavezen les tableaux et autres objets que vous voudrez préserver du contact des mouches.

Secret pour prendre les renards.—On porte une poule dans l'endroit où l’on sait qu'il y a des renards, on passe dans l’une de ses pattes un fil qui soit assez long pour l’étendre à plusieurs pas ; après l'avoir attaché à un buisson, de dessus un arbre où le chasseur se met, il tire de temps en temps le fil pour faire crier la poule ;

les renards accourent à ce bruit, et le chasseur peut alors les tuer.

Pour qu’un chien s'attache à un nouveau mañître.—Le nouveau maître prend du heuarre frais dans sa main, il en frotte le chien depuis la tête jusqu'à la queux, en passant sur l’échine, et il lui donne sa main à lécher.

Procédé pour relever le poil du velours couché et enlever les taches de cire. — On fait chauffer un fer sur lequel on place un linge mouillé ; le fer étant en cet état, on l’applique sous le velours : la vapeur de l'eau pénètre à travers le velours, et ramollit le poil que l’on rélève avec la brosse, On se sert du même procédé peur enlever les taches de cire qui se trouvent sur le

velours ; la vapeur détache la cire qui s’enlève ensuite aisément,

Pour enlever des taches d'huile ou de graisse sur le drap.—Mettez de l’huile de tartre sur la tache, lavez aussitôt avec de l’eau tiède, puis deux ou trois fois avec de l’eau froide, et le drap sera nettoyé.

Pour enlever les taches de rouille sur le linge.—Faites

dissoudre du sel d’oscille dans de l'eau. Cette dissolution a la propriété de faire disparaître, absolument et Sans retour, les taches de rouille.

Pour faire un beau vernis Pour tableaux, — Prenez eau-de-vie, sucre candi et blancs d'œufs bien battus ensemble, et versez de l'eau dessus.

Pour faire un vernis admirable. — Prenez huile de lin, huile de mastic blanc parties égales, un peu de térébenthine, du verre pilé bien broyé, du vert de gris brûlé, de l’ambre bien battu ; faites bouillir et fondre le tout ensemble dans un pot de terre neuf, et vous aurez un vernis admirable,

Pour manier le Jeu sans se brûler les mains.—Lavezvous les mains avec du suc de guimauve ou de mauve, du blanc d'œuf et de l'alun, et vous pourrez manier le feu sans vous brûler les mains.

Secret pour manipuler le plomb fondu snns se brûler les mains. — Prenez deux onces de bol d'Arménie; une once de vifa gent, demi-once de camphre et deux onces d'eau-de-vie ; mêlez le tout ensemble dans un mortier de cuivre: vous pouvez, en vous frottant les mains avec cette composition, les tremper dans du plomb fondu sans quelles soient brûlées.

Secret pour rendre incombustibles les mousselines, les dentelles et toutes autres étoffes légères. —Tl suffit pour rendre incombustibles, selon un savant chimiste français, de mêler à l’amidon qui sert à les empeser la moitié de son poids de carbonate de chaux, vulgairement appelé craie ou blanc d'Espagne, On procède ensuite au re- Passage comme à l'ordinaire. (Cette adjonction de blanc d'Espagne ne gâte rien, ni l'apparence, ni la qualité, ni la blancheur de l’étofte. (Journaux français de 1861.)

Pour tailler facilement le caillou. — Il faut le faire bouillir quelque temps dans du suif de mouton, on le

taillera aisément.

Secret Pour copier sur-le-champ un portrait ou une estampe.—Mouillez une toile ou un papier avec de l'eau d’alun et du savon, appliquez la toile ou le papier sur

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l'estampe ou le portrait : mettez cela sons presse ; en le retirant, vous aurez une assez belle copie de l’estampe ou du portrait.

Pour reproduire sur un manuscrit les lettres que le temps en a effacées. —Paites bouillir de la noix de galles dans du vin blane, trempez une éponge dans ce vin, passez-le sur le papier et les lettres effacces reparaîtront.

Pour acquérir promptement une mémoire prodigieuse. —Jetez sur des charbons ardents de l’encens en poudre ; respirez-en la vapeur en ayant soin de fermer la bouche, tout en vous tenant à une petite distance du foyer.

Moyen d'éviter toute discussion inutile et déplacée en société. —La discussion n’est excusable en société que lorsqu'elle est modérée et peut intéresser tous ceux qui en sont témoins. Mais pour ces disputeurs acerbes, qui sont prêts à soutenir sur toute question le pour et le Contre, par esprit de contradiction, il sont déplacés dans toute réunion dont l’objet est l’amusement et le plaisir. Si vous élevez ou soutenez une discussion, faites-le avec fermeté, mais en même temps avec politesse, C’est le moyen le plus sûr de prouver À votre adversaire et de faire reconnaître par lui que vous avez raison. Lors-

ue vous voyez que vous avez affaire à un de ces êtres dns le seul bonbeur est de n'être jamais de l'avis de personne, faites retraite devant un pareil homme, en lui laissant apercevoir que ce ne sont pas ses arguments qui vous y obligent, mais l’inutilité et le dégoût d’une telle discussion. (L'art de briller en société.)

A ELLE Méthode facile pour convertir les pences, les sous ou les farthings en centins et vice versa.

Pour convertir les pences en centins, multipliez vos pences par le chiffre 5, et divisez le produit par le chiffre 3.

Pour convertir les sous en centins, multiplicz aussi vos sous par le chiffre 5, et divisez le produit par le chiffre 6,

Enfin, pour convertir ies farthings en centins, multi-

pliez encore vos farthings par le chiffre 5, et divisez le produit par le chiffre 12, Pour obtenir le résultat con traire, il suffit seulement de changer le chiffre multiplicateur avec le chiffre divi. |] EXEMPLE :

Sous. Farthings. Sous.

25 cts. | 25 cts.

Méthode facile pour connaître l'intérét d'une somme quelconque.

Multipliez invariablement tout capital en piastres par le taux de l'intérêt et le produit vous donnera en piastres et centins l'intérêt pour un an. S'il se trouve des centins au capital placé à intérêt, alors les deux premiers chiffres du produit sont les millièmes ; les troisième et quatrième, les centins ; et le reste, les piastres. S'ilne se trouve point de centins au Capital, les deux premiers chiffres du produit sont toujours les centins, et les suivants les piastres,

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