CHAPITRE XIII La région marine
« Cette région, au niveau de là mer, ou peu élevée audéssus, est malheureusement peu profonde : elle s'arrête aux faibles altitudes des parties montagneuses et ses surfaces les plus favorables à l’agriculture sont principalement quelques grandes plaines, l’Habra, le Cheliff, la Mitidja et la Seybouse.…
« .… On peut la désigner sous le nom de zone de l’oranger, et élie né s'arrête rééllement qu'à la limite où cesse l'influënce de l’atmosphère marine sur les faibles altitudes, -
« .… Ce climat essentiellement marin n’a souvent pas plus de deux kilomètres de profondeur. Il est étroitement lié au rivage ét aux baies, mais n’existe point partout, car souvent le rivage est taillé en falaise ou à un relèvement côtier plus ou moins accusé derrière lequel le climat est moins tempéré: Cette mince bande est interrompue par les puissants massifs kabyliens et khroumiriens, dont les montagnes tombent présque verticalement dans la mer.
« L'action directe de l’atmosphère marine égalise Ia température…
« Cependant la côte absolument ouverte aux vents du Nord est soumise pendant l'hiver à leurs rafales : ces courants ne sont pas dominañts, mais ils contrarient pourtant certaines cultures de nature tropicale, sans grande importance d’ailleurs.
« Gette zone marine est le pays lé plus riche. Au début de la conquête on avait pris cetté zone privilégiée comme le type du climat algérien, pensant qu'encore plus au Sud, sur les versants de l'Atlas, se rencontreraient des climatures meilleures forcément. Ces erreurs climatologiques avaient | motivé tous les projets de cultures tropicales qui ont encore des partisans. »
Cela, c’est la bonne Algérie, celle qui ressemble à l’'Andalousie, à la Provence maritime.