‹ Le verité sur l'AlgérieChapitre 96 sur 148 · sachant lire et écrire, mais pas compter · texte numérisé non relu

sachant lire et écrire, mais pas compter

Il ne faut pas attribuer au brevet de l’enseignement primaire, au certificat d’études une importance exagérée, mais 102 conscrits seulement l’ayant, sur 5.721, peut-être n'est-ce pas assez.

Il est vrai qu'on a le droit d'espérer mieux pour dans quinze ans. Car maintenant 116.982 enfants reçoivent l’enseignement des écoles primaires.

Les statistiques auxquelles nous empruntons ce chiffre seraient parfaites si elles nous donnaïent la proportion d'étrangers, et surtout d’indigènes musulmans dans ce chiffre.

Pour dire brièvement le caractère de la race nouvelle que révèle l’instruction, l’enseignement algérien, c'est : tendance au moindre effort intellectuel. Et cela pour deux raisons, La naturelle : la paresse. Et une autre qui vous paraîtra moins naturelle. L’Algérien croit que sa supériorité intellectuelle le dispense de l'effort auquel le Français, lui, se croit obligé. Nous avons cité la répugnance algérienne à faire le même temps de service militaire que le Français. Depuis le temps qu'il jouit de ce privilège l’Algérien est arrivé de bonne foi à croire qu'il le doit non point aux exigences de la colonisation alléguées par ses députés,

mais à sa supériorité d'intelligence. Il est persuadé que si trois ans, que si deux ans sont nécessaires au Français pour devenir un,soldat passable, un an lui suffit... à lui. Cet état d'esprit du jeune soldat existe chez l’écolier, chez le collégien, chez l'étudiant, chez le littérateur, chez l'artiste. Ils n’ont pas besoin d’effort pour savoir. Leur intelligence naturelle les dis-

pense d’apprendre.

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