SCÈNE VI
ABIGAÏL, BOLINGBROKE
Abigaïl. Eh bien! qu'en dites-vous? «o
BoLiNGBROKE, goivient. Bien joué, vrai Dieu!... c'est de bonne guerre.* J'ai toujours dit que la duchesse était une femme de tête et surtout d'exécution. Elle ne menace pas ; elle frappe ... Et cette idée de me tenir sous sa dépendance en acquittant mes dettes 25 . . . c'est admirable ! . . . surtout de sa part ... Ce que n'auraient pas fait mes meilleurs amis, elle l'a fait . . .
elle a payé pour moi ... il faut alors qu'elle ait une haine . . . qui excite mon émulation et mon courage . . . Allons, Abigaïl, du cœur!^
Abigaïl. Non, non ... je renonce à tout, il y va de 5 votre liberté !
BoLiNGBROKE, gaîmetit. C'est ce que nous verrons ! et par tous les moyens possibles . . . (Regardant une
r pendule qui est sur un des panneaux à droite. ) Ah ! mon Dieu! voici l'heure de la chambre ... je ne peux
10 y manquer 1^ ... je dois parler contre le duc de Marlborough qui demande des subsides ... Je prouverai à la duchesse que je m'entends en économie ... je ne voterai pas un schelling . . . Adieu ! je compte sur Masham, sur vous, et sur notre alliance ! . . .
iS // sort par la porte à gauche.