SCÈNE VIL ABIGAIL, puis MASHAM
ABIGAIL , prêle à partir.
Belle alliance!... où tout va mal... excepté pour Arthur, cependant !...
MASHAM , accourant pâle et elTrayé par la porte
du fond.
Ah! grâce au ciel, vous voilà! je vous cherchais.
ABIGAIL.
Qu'y a-t-il donc ?
MASHAM.
Je suis perdu !
ABIGAIL.
Et lui aussi !...
MASHAM.
Dans le parc de Saint-James et au détour d'une allée solitaire... je viens tout à coup de me Ironver face à face avec lui.
ABIGAIL.
Qui donc?
MASHAM.
Mon mauvais génie, ma fatalité... vous savez... l'homme à la chiquenaude. Du premier coupd'œil , nous nous étions reconnus , car en me regardant il riait... (.Avec rage.) il riait encore!! ! Et alors, sans lui dire un mol, sans même lui demander son nom... j'ai tiré mon cpée... lui, la sienne... el... et... il ne rit plus.
ABIGAIL.
Il est mort?
Oh! non... non... je ne crois pas... mais je l'ai vu chanceler. J'ai eniemlu du monde qui accourait, et me rappelant ce que j'entendais dire l'autre jour... ces lois si sévères >ur le duel...
ABIGAIL.
Peine de mort!
MASHAM.
Si on veut... cela d'-pcnd des personnes.
ABIGAIL.
IS'impcrle, il faut quitter Londres.
C'est ce que je fer.Ti dos demain.
ABIGAIL.
Dès ce soir.
.M.VSIIAM.
:\r3is vous... mais :>f. de Snint-JeanT. .
ABIGAIL.
11 va être arrêté pour dettes , et je n'aurai pas ma place!... mais c'est égal... Vous d'abord... "ïous avant tout. . . éloignez-vous! . ..
Oui ; mais avant de partir, je voulais au moins vous dire que je n'aimerais jamais que vous... je voulais vous voir... vous embrasser...
if
ABIGAIL, virement.
Alors dépêchez-vous donc!...
UASHAM, se jetant dans ses bras.
Ah!
ABIGAIL , se dégageant.
Adieu!... adieu!... et si vous m'aimez, qu'on ne vous revoie plus !
(Tous deux se séparent et s'éloignent.)