SCÈNE III
Les Puécédens , THOMPSON , ABIGAIL.
TnoMPSON.
Uliss Abigail Churchill !
LA DUCUESSE , à pari, et s'éloignant. ' 0 ciel !
LA REINE , avec embarras.
t. Au n:oment même où nous en parlions... c'est "un singulier hasard.
ABIGAIL.
Votre majesté m'a ordonné de me rendre auprès d'elle.
LA REINE
. ordonné... j'ai dit que je dési- Voyez si cette jeune personne...
LA DUCUESSE.
C'est jusie... il faut bien que voire majesté la voie, pour lui annoncer que sa demande ne peut élrc admise...
ABIGAIL.
Ma demande... je n'aurais jamais osé... c'est sa majesté qui d'eile-mOme... cl dans sa bonté... a daigné me proposer...
LA REINE
C'est vrai!... mais des raisons majeures... des considérations politiques...
ABIGAIL, soutianl.
Pour moi !...
LA REINE
îi'olligcnt à regret... ù renoncer à un rêve que j'aurais été heureuse... de réaliser... Ce n'est
* La lîcinc, .\bigaïl, la Duchesse. (Thompson sort par le foi.cl aiiti'i avoir' iiiinoiiti'.)
C'est-à-dire, rais... J'ai dit :
plus iiioi... t"e.-l madame lit (lu.hc.-sc votre j.arenle... qui désormais .se charge de votre sort... Elle m'a pi omis pour vous... loin de Londres. . une position honorable... (Avec dignité, pass.-.ni prés de la durliesse el prenant le milieu du ihéùlre ) et j'y compte...
ABIGAIL , à part.
0 ciel !
LA DUCUESSE.
Je m'en occuperai... dès aujourd'hui... (A Abigail.) .Alleiidcz-moi, je vous parlirai en sorlatii de chez la reine... à qui mon devoir est d'oLc:r en tout.
LA REINE , à demi-voix , à .4biga'il.
X' Remerciez-la donc !...
(Abigail reste immobile; mais pendant que la duclu-sse remonte le ihéâire, elle baise vivement la main de la reine.)
ABIGAIL, à part.
Pauvre femme !
( La reine s'éloigne avec la duchesse par la porte à droite.)
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