CHALEUR S P É C I F I Q U E
La chaleur spécifique du verre de silice a été déterminée aux basses températures par Nernst (1911) et aux températures élevées par Stierlein (1907) et White (1919).
Celles d u quartz etde la cristobalite ont été aussi étudiées tout récemment par White.
Les résultats des mesures entre 0 et 1.100° sont rassemblés dans le tableau suivant; ils représentent les chaleurs spécifiques vraies.
Verre de silice
Callendar et Harlow ont mesuré en 1912 la dilatation cubique de la silice vitreuse, par une méthode indirecte qui a donné lieu à plusieurs critiques. Lite conduit pour le coefficient linéaire à des valeurs sensiblement inférieures à celles des autres expérimentateurs: 33. 10'8 entre 0" et 100°.
C’est par l’étude des dilatations que II. Le Chatelier a découvert la forme fi du quartz et confirmé l’existence, indiquée par Mallard, des modifications correspondantes de la tridymite et de la cristobalite. Les dilatations moyennes, obtenues par lui, sont traduites en courbes dans le tableau ci-dessus, où figurent
’empérature
(Stierlein)
(White)
Qua rtz (White)
Cristobalite
(White)
A haute température, les chaleurs spécifiques des trois variétés de silice sont très voisines les unes des autres; de plus, contrairement à ce qu’on avait pu conclure tic mesures antérieures, ces chaleurs spécifiques tendent ù augmenter avec la température, ainsi qu elles font généralement (voir le graphique, page suivante).
Vol. 3. — N° G.
Juin 1920.
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Aucune détermination de la cha- CHALEUR leur de fusion de la silice n’a été DE FUSION faite, à notre connaissance ; les difficultés expérimentales paraissent, d’ailleurs, presque insurmontables, dans l’état actuel de la science.
En l’absence de toute autre donnée, on peut calculer grossièrement la chaleur de fusion par la règle de Richards ou par celle de Vogt. En appelant T la température absolue de fusion, CJ la chaleur spécifique moyenne entre O absolu et T, M le poids moléculaire, on a :
Règle de Richards:
L ~ M Règle de Vogt :
Cq • T . 0,225
CONDUCTIVITE