‹ Le verre et la cristal (volume 2)Chapitre 47 sur 154 · C02 CO H · texte numérisé non relu

C02 CO H

CO'- = 5 f CO = 22 ] 32 H = 5(

De cette façon on retrouve tout le carbone et tout l'oxygène de CO primitif, ce qui n'a pas lieu avec les chiffres de l'analyse faite sous l'eau.

HENRIVAUX. — LE VERRE.

tout le gaz primitif a sensiblement disparu et qu'il ne reste plus que de l'hydrogène, de l'oxyde de carbone et de l'acide carbonique (1).

Ces deux derniers sont en faibles proportions par rapport à l'hydrogène ; en effet, 10 volumes de gaz G^H* deviennent, lorsque l'équilibre s'établit, 40 vol., 5, qui sont composés de :

avec une erreur de 0,9 environ.

Il est facile encore, par une série d'expériences, de représenter par des courbes les réactions qui se produisent (2).

Décomposition de C*H*. — Quand on fait passer le gaz C*H* sur le fil de platine chauffé au rouge, on voit le volume gazeux augmenter progressivement, mais beaucoup moins que dans le cas de C^H* ; on observe en même temps un dépôt abondant de carbone, soit sur le fil, soit sur les parois du verre; pour s'assurer s'il y a formation de CO^, on fait passer le volume gazeux dans la potasse et on observe une diminution de volume; c'est l'eau qui a fourni l'oxygène pour former ce gaz; si l'on fait passer ensuite le mélange sur le chlorure de cuivre ammoniacal, il se forme un précipité rouge Irique très abondant qui indique la présence de l'acétylène; de plus, en examinant le brûleur, on sent une odeur de benzine et de goudron qui indique que la réaction a été complexe. Ces expériences rentrent dans celles qui ont été étudiées par M.Berthelot, qui a montré qu'en chauffant le gaz C*H* on obtient G*H*, G^^H^ et d'autres produits plus condensés.

On comprend que ces décompositions, accompagnées de dissociations, doivent jouer un rôle dans les réactions qui se passent dans les récupérateurs des gazogènes (3). M. Goquillion abordera plus tard cette question et posera quelques-

(1) Il vaut mieux, pour réussir cette expérience, donner au brûleur la forme d'un dé à coudre avec deux petits tubes soudés latéralement et le disposer horizontalement avec un peu d'eau dans le fond, de façon à avoir un grand excès de vapeur d'eau.

(2) En faisant passer CH.* sur le platine, en présence du mercure humide, la décomposition est limitée lorsque le volume est sensiblement quadruple :

11,2 de C'H* deviennent 44,5, composés de : CO* = 2,5 CO = 8,5 H = 34,3

45,3 erreur 0,2

En opérant sous le mercure, M. Coquillion s'est servi de son mesureur, comme machine pneumatique, comme pompe foulante, comme appareil pour la démonstration de la loi de Mariotte ; cet appareil a été principalement employé jusqu'ici pour la détermination du grisou dans les mines, d'où son nom de grisoumètre.

(3) G'ést ainsi que, dans le système des fours Ponsard, des dépôts abondants de carbone se produisent dans les chambres de passage des gaz combustibles.

ENCVCLOP. CUIM. 15

unes des bases qui doivent servir à la construction des appareils industriels de chauffage. Mais cette étude complexe demande la sanction de l'expérience.

En résumé, on voit comment l'eudiomètre à fd de platine peut servir, d'une part, à analyser les gaz, d'autre part, à montrer les phénomènes de dissociation, ainsi que les réactions qui peuvent intervenir aux températures élevées.

On peut encore faire ces analyses des gaz sur la cuve à mercure dans les aboratoires. A l'aide d'un tube en cuivre, tube de petit diamètre et de 1™,50 de long, à l'extrémité supérieure duquel on place une poire en caoutchouc munie d'un robinet, on prend les gaz d'un générateur, ou sur la conduite, ou le clapet par lesquels les gaz arrivent au four.

A l'aide de pressions successives exercées sur la poire de caoutchouc, on la remplit du gaz à analyser. On ferme le robinet et on procède ensuite sur la cuve a mercure au mesurage de certaines quantités de ce gaz dans deux tubes gradués. Dans l'un de ces tubes A on ajoute quelques centimètres cubes d'eau distillée, puis de la potasse ; après agitations répétées on observera une diminution de volume représentant la proportion d'acide carbonique contenu dans ce gaz. Dans ce même tube on ajoute une pastille d'acide pyrogallique fondu, s'il y a diminution de volume on aura ainsi la proportion d'oxygène.

Dans un second tube B, on ajoute, après constatation du volume primitif, un peu d'ammoniaque liquide et de protochlorure de cuivre. On absorbe ainsi l'acide carbonique, l'oxygène, V oxyde de carbone. Connaissant déjà, par l'expérience précédente, les quantités d'acide carbonique et d'oxygène contenues dans ce gaz, par différence on obtient la quantité d'oxyde de carbone.

Dans ce tube B, il reste donc un gaz privé des éléments précédemment absorbés, c'est-à-dire contenant encore de l'hydrogène protocarboné et de l'azote.

On prend 25 à 30 centimètres cubes de ce gaz (tube C), on y ajoute 15 à 20 centimètres cubes d'oxygène, puis 10 à 12 centimètres cubes d'hydrogène, on introduit ce mélange dans l'eudiomètre et on le soumet à l'étincelle électrique.

On mesure de nouveau le volume des gaz, on introduit à leur contact un peu de potasse qui absorbera l'acide carbonique représentant l'hydrogène protocarboné ainsi transformé. Le résidu de cette opération représentera l'azote contenu dans le gaz primitif.

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