‹ Le verre et le cristal (volume 2)Chapitre 57 sur 177 · CAS USUELS · texte numérisé non relu

CAS USUELS

Analyse de l'air. — Gaz des cheminées industrielles.

Az— ;CG2 — O.

C’est le cas de l’analyse de l’air, mais la petite quantité de CO2 n’est pas appréciable; quant à l’oxygène, on peut le doser avec le brûleur en prenant un grand excès d’hydrogène pour éviter la détonation. C’est aussi le cas de presque toutes les cheminées industrielles qui, tout en laissant échapper des particules solides, brûlent avec un grand excès d’air; on trouve des proportions de CO2 variant de 5 à 12 pour 100 et des proportions d’oxygène sensiblement inverses de 12 à 5 suivant les cas. L’azote est calculé par différence.

Cas des gazogènes alimentés au coke. — Soit maintenant le cas de :

Az — CO2 — CO — H,

qui se présente dans le cas des gazogènes alimentés au coke. On peut opérer ce dosage parles absorbants et brûler l’hydrogène en dernier lieu; mais on peut tout aussi bien trouver CO et H par combustion. Après avoir absorbé CO2 par KO, on ajoute de l’air en proportion suffisante pour opérer la combustion, on observe la contraction c qui en résulte, puis la contraction c' après le passage dans la potasse ; si on pose :

x = CO, y = H,

on a :

qui permettent de calculer CO et H.

Dans une deuxième expérience on peut absorber CO par le chlorure cuivreux, ce qui donnera une vérification. L’azote est obtenu par différence.

Cas des foyers qui brûlent incomplètement. — Les foyers qui brûlent incomplètement renferment généralement :

Az, CO2, CO, O, H.

On se débarrasse de CO2 par la potasse, et, s’il n’y a pas assez d’oxygène pour brûler CO et H, on prend de l’air, on observe la contraction après la combustion et après la potasse.

L’absorption par la potasse donne CO2, dont le volume égale celui de CO. La contraction de ce dernier volume par combustion a été moitié de celle de CO2 ; la contraction restante représente l’eau formée, d’où on déduit l’hydrogène. On connaîtra l’oxygène si on détermine par une nouvelle combustion celui qui reste. L’azote s’obtiendra par différence. L’acide carbonique varie de 9 à 12 ou 13 pour 100, l’oxygène de 10 à 6, l’oxyde de carbone de 1 à 2, et l’hydrogène, lorsqu’il existe, n’excède guère 1/2 à 1 pour 100. La proportion des gaz dépend, du reste, du moment où la charge a été faite.

Cas des gazogènes alimentés par la houille. — Dans le cas des gazogènes alimentés par la houille, on trouve généralement :

Az,C02,C0,C2H4,lI

et, de plus, des traces de bicarbure d’hydrogène, de benzine, d’acétylène, etc.

Dans ce cas, après avoir absorbé CO2, puis CO, on prend un excès d’air tel que son oxygène puisse brûler les deux autres gaz et qu’il n’y ail pas détonation, et on observe : 1° la contraction c après le passage sur le fd de platine ; 2° la contraction c' après le passage dans la potasse; si on pose :

C2H4 = y,ll=z

on a les deux équations à deux inconnues :

qui permettent de calculer y et z.

En général, les proportions de CO2 varient de 3 à 6; celles de CO, de 20 à 25 ; celles de C2H4, de 4 à 2,2 ; celles d’hydrogène, de 10 à 5, et Az, de 56 à 64.

HENRIVAUX.

Il est bon d’observer que beaucoup de ces analyses peuvent être réalisées par combustion sans avoir recours à d’autres absorbants que la potasse ; le chlorure de cuivre et le pyrogallate pourront être employés comme contrôle, ainsi que dans les cas plus complexes où l’on a six gaz, par exemple :

Az,C02,C0.0,C*H4,H.

On commencera par absorber CO2, puis O par le pyrogallate, et on retombera dans le cas précédent.

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