‹ Le verre et le cristal (volume 2)Chapitre 63 sur 177 · II · texte numérisé non relu

II

La proportion d’hydrogène est tout près du double de la proportion de CO2, lorsque l’équilibre s’établit.

On peut facilement, en faisant un certain nombre d’expériences, construire les courbes figuratives des réactions, et l’on trouve que, pour une température déterminée du fil de platine, il se prdouit entre les gaz un état d’équilibre, car la transformation de l’oxyde de carbone en acide carbonique est limitée par la réaction inverse de la transformation de l’acide carbonique en oxyde de carbone en présence de l’hydrogène. Pour s’assurer de cette dernière réaction, il suffit de prendre des volumes déterminés d’acide carbonique et d’hydrogène et de les faire passer ensemble sur le fil de platine ; le volume diminue rapidement et on retrouve dans le mélange de l’oxyde de carbone ; une partie des gaz primitifs a disparu.

Ces réactions nous indiquent comment il se fait que, dans les gazogènes alimentés par du coke, où la vapeur d’eau est projetée en abondance sous la grille, il se trouve souvent des quantités considérables d’hydrogène en même temps que de l’acide carbonique ; de plus, les gaz, en passant dans les chambres chauffées appelées récupérateurs, contiennent, au moment de la combustion, bien plus d’acide carbonique comme aussi d’hydrogène, mais moins d’oxyde de carbone.

Décomposition de C2H4. — Quand on fait passer de l’hydrogène protocarboné sur le fil de platine en présence de la vapeur d’eau, le volume augmente rapidement et l’équilibre s’établit lorsque le volume des gaz est devenu sensiblement quadruple du volume primitif. Si l’on analyse le mélange gazeux, on trouve que

(1) Pour obtenir cette augmentation de volume, il faut un temps variable qui dépend de la grosseur du fil, de son incandescence; ce n’est souvent qu’au bout d’une heure que le volume cesse d’augmenter, puis reste sensiblement stationnaire.

Ces résultats ont été obtenus en opérant sous l’eau, les échanges gazeux donnent des résultats un peu erronés, parce que l’opération est longue; mais quand on opère sous le mercure, on trouve plus exactement la limite à la décomposition ; il n’y a pas de dépôt de carbone en prenant soin d’éviter réchauffement des parois du verre ou des tiges; les résultats obtenus à la limite de décomposition sont, pour CO = 27, qui devient sur le platine porté au rouge, et sous l’hydrogène humide

Page 1