CO = 5,05 H
avec une erreur de 0,9 environ.
Il est facile encore, par une série d’expériences, de représenter par des courbes les réactions qui se produisent (2).
Décomposition de C4H4. — Quand on fait passer le gaz C4H4 sur le fil de platine chauffé au rouge, on voit le volume gazeux augmenter progressivement, mais beaucoup moins que dans le cas de C2H4 ; on observe en même temps un dépôt abondant de carbone, soit sur le fil, soit sur les parois du verre; pour s’assurer s’il y a formation de CO2, on fait passer le volume gazeux dans la potasse et on observe une diminution de volume; c’est l’eau qui a fourni l’oxygène pour former ce gaz; si l’on fait passer ensuite le mélange sur le chlorure de cuivre ammoniacal, il se forme un précipité rouge brique très abondant qui indique la présence de l’acétylène; de plus, en examinant le brûleur, on sent une odeur de benzine et de goudron qui indique que la réaction a été complexe. Ces expériences rentrent dans celles qui ont été étudiées par M.Berthelot, qui a montré qu’en chauffant le gaz C4iï4 on obtient C41I2, Ct2H6 et d’autres produits plus condensés.
On comprend que ces décompositions, accompagnées de dissociations, doivent jouer un rôle dans les réactions qui se passent dans les récupérateurs des gazogènes (3). M. Coquillion abordera plus tard cette question et posera quelques-
(1) Il vaut mieux, pour réussir cette expérience, donner au brûleur la forme d’un dé à coudre avec deux petits tubes soudés latéralement et le disposer horizontalement avec un peu d eau dans le fond, de façon à avoir un grand excès de vapeur d’eau.
(2) En faisant passer C’114 sur le platine, en présence du mercure humide, la décomposition est limitée lorsque le volume est sensiblement quadruple :
11,2 de CMl4 deviennent 44,5, composés de :