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CHAPITRE III

VERRE A PIVETTE. — GOBELETTERIE. — VERRE DEMI-DIANC CREUX

Verre à pivette. — Le verre à pivette est employé pour la confection des fioles à médecine, des vases de laboratoires, des objets communs. Ce verre est moins fusible que le verre ordinaire.

On fait entrer dans sa préparation des sables ferrugineux. La présence du fer donne à ce verre la teinte verdâtre qui lui est propre. La composition, assez variable, se rapproche de celle du verre à bouteilles. L'oxygène de la silice et

11ENRIVAUX. — LE VERRE.

t'oxygène des bases s'y trouvent dans les rapports suivants : 6 : 1 — 5:1 — 7:2-3: 1.

Verre blanc. — Ce verre se distingue du précédent par une plus grande pureté des matières premières et par une moindre coloration. Les matières premières employées, le calcin, sont choisis et on emploie souvent des sels de potasse ajoutés aux compositions ordinaires, à l'état de carbonate de potasse

iî

FiG. 286.

(voy. au chapitre des verres moulés ce que nous décrivons au sujet du demicristal). On emploie en outre, comme décolorants, le peroxyde de manganèse, l'oxyde de cobalt.

Guhrauer recommande, pour obtenir un verre blanc fabriqué avec le sulfate de soude, de fondre d'abord les matières premières et ayant obtenu un verre de première fusion (calcin), de l'étonner, puis de le faire fondre de nouveau en y ajoutant cette fois le peroxyde de manganèse ou les autres décolorants.

11 faut entourer de plus de soins les opérations de fusion, et autres, du verre de gobeletterie que les mêmes opérations du verre à bouteilles, par exemple.

HENRIVÀUX. — LE VERRE.

En nous occupant des verres moulés nous donnons la composition des verres blancs et du demi-cristal ; ne voulant pas nous répéter, nous renvoyons le lecteur à ce que nous avons écrit à ce sujet.

La gobeletterie a une très grande importance commerciale ; cette fabrication est même plus importante que celle du cristal. Le verre demi-blanc a été éliminé dans beaucoup de cas et remplacé par le verre blanc. En traitant la fabrication du cristal nous serons appelé à citer les outils, la manière de faire, soufflage ou moulage du cristal, il est donc inutile de décrire ici d'une manière étendue la façon d'opérer pour obtenir un v.erre à boire, par exemple, façon indiquée sommairement par les figures ci-dessus, 1,2,3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 1 1, 12 (fljr. 286).

Les figures 6, 7, 8, 9 indiquent les phases de la fabrication d'un verre à vin.

Les figures 10, 11, 12, la fabrication d'une carafe.

Nous avons entendu émettre bien souvent, dans les laboratoires, des plaintes relatives au peu de résistance des tubes en verre, de leur peu de recuit, plaintes formulées principalement contre les verres français, comparativement aux verres allemands. Les verres allemands sont des verres à base de potasse, tandis que généralement les verres français sont à base de soude; les premiers sont plus réfractaires, plus facile à recuire, de là vient pour nous la différence entre ces deux produits.

Tubes en verre. — Pour la fabrication de ces tubes en verre, l'ouvrier verrier prend avec la canne, en une ou plusieurs fois, la quantité de verre nécessaire et la souffle de façon à l'amener d'abord à la forme de poire, à parois épaisses (fig. 13), destinée à produire un tube en l'étirant. Pendant cette manipulation un autre verrier a puisé, à l'aide du manche en fer B, un peu de verre dont î a formé une boule qu'il soude à la partie inférieure de la poire (fig. 28(>). Puis les deux ouvriers s'éloignent l'un de l'autre, faisant tourner d'un mouvement uniforme et rapide leurs outils, canne et manche, cela jusqu'à ce que le tube ait atteint la longueur voulue et l'épaisseur uniforme et proportionnelle. Ce

Fie. 287.

tube, flexible à cause de la température du verre, se courbe d'abord sous son poids, aussi le redresse-t-on en le posant sur les planchettes disposée sur le sol à cet effet. Ces tubes présentent généralement une grande égalité de diamètre, de parois, sauf aux deux extrémités. Pendant que le verre est encore chaud, on le partage en morceaux de différentes longueurs, cela à l'aide d'un fer froid appliqué aux endroits à diviser, puis on porte ces morceaux au four à recuire, opération qui demande de grands soins.

490 UKMÏIV.UÎX. — LK VKliRE.

Ces tubes doivent être fabriqués en verre très dur, siliceux et contenant une assez forte proportion de chaux.

La planche XXIV rend compte de celte fabrication.

Pour les thermomètres, on fait également des tubes à trou plat afin do rendre les lectures plus faciles. Pour la fabrication de ces tubes, voici comment on opère : après avoir soufflé la paraison, on l'aplatit sur le marbre, et on la laisse refroidir. On la recouvre ensuite d'un nouveau cueillage qu'on arrondit. Le verre intérieur restant relativement froid, le trou reste plat pendant ce travail.

On fait ensuite la tirée des tubes dont la section vide intérieure ne se modifie pas comme forme.

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