RÉSISTANCE DU VERRE A L'ACTION DE L'EAU ET DES ACIDES
Les travaux récents de Fœrster sur la résistance du verre à l'action de 1 eau et des acides l'ont conduit à formuler les conclusions suivantes :
1° L'attaque du verre ordinaire par les solutions aqueuses d'acides minéraux ne dépend pas, sauf de rares exceptions, de la nature des acides ni de leur concentration.
2° L'action des solutions aqueuses d'acides n'est due qu'à l'eau qu'elles renferment ;
3° Le rôle des acides dans ce cas consiste simplement à neutraliser les alcalis mis en liberté et amenés à l'état dissous;
4° Les dissolutions aqueuses d'acides minéraux attaquent moins fortement le verre que ne le fait l'eau pure;
5° Les verres très calcaires ou très plombeux sont fortement attaqués par les dissolutions acides, et le degré d'attaque dépend de la nature de l'acide aussi bien que de sa concentration;
6° Les verres calcaires ordinaires sont moins fortement attaqués par l'acide sulfurique bouillant que par l'eau bouillante;
7° Les vapeurs d'acide sulfurique attaquent fortement le verre à haute température en donnant des sulfates alcalins. Dans ces conditions, la surface du verre est nettement altérée ;
8° Le verre peut s'effleurir sous l'action décomposante de la vapeur d'eau atmosphérique. Quant à l'acide carbonique, il agit non pas sur le verre luimême, mais sur les produits de sa décomposition provenant de l'action antérieure de l'air humide ;
9° L'acide carbonique sec n'a aucune action sur le verre bien sec;
10° Il semble que l'eau ne soit absorbée par le verre que par suite d'une véritable combinaison chimique ;
11° Pour les verres de bonne qualité effleuris sous l'action de l'eau ou de l'air humide, le changement de composition à la surface est absolument négligeable ;
12° L'action de l'eau sur une surface de verre effleurie est, au début du contact, un peu plus forte que sur la surface lisse; après quoi elle redevient sensiblement la même.