‹ Le verre et le cristalChapitre 23 sur 207 · O.O0OO2T · texte numérisé non relu

O.O0OO2T

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de dilatation apparente.

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(Voir n° Ï7.|

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Comme application de ces travaux sur la dilatation des verres, on peut signaler la fabrication de vases jaugés composés d'un récipient extérieur en verre peu dilatable et d'an vase intérieur en verre plus dilatable, dont les volumes et les coefficients de dilatation soient ainsi choisis, que la capacité intermédiaire reste par compensation indépendante de la température.

; Verre combiné. — La connaissance des coefficients de dilatation des différents verres a conduit Schott à une application intéressante : la fabrication de verres spécialement résistants aux chocs et à des changements brusques de température.

Le verre combiné est une sorte de verre durci ; mais au lieu d'être obtenu par un refroidissement brusque, il est fourni par la superposition de deux ou trois sortes de verres à coefficients de dilatation déterminés. Les tensions sont les mêmes dans le verre combiné que dans le verre trempé, c'est-à-dire que les couches superficielles sont en état de compression, tandis que la couche intermédiaire est en état de dilatation. Dans le verre trempé, cet état est obtenu par un refroidissement rapide des couches superficielles, dans le verre combiné, il est le résultat de la superposition de couches d'un verre à faible coefficient de dilatation à un verre fort dilatable.

Des matras en verre combiné remplis d'aniline ou de toluidine bouillante (193-200 degrés centigrades) peuvent être impunément plongés dans l'eai froide. Des tubes indicateurs de niveau maintenus à 200 degrés ne se brisent pas sous l'action d'eau à 10-15 degrés.

Le verre combiné offre un intérêt considérable pour la verrerie de laboratoire.

On a constaté que dans les thermomètres, même les mieux construite, il se produit, sous l'action soutenue de la chaleur, un déplacement du zéro; jusqu'en ces derniers temps, ce déplacement était attribué à la seule contraction de la boule du thermomètre.

M. Crafts a repris l'étude de cette question et a reconnu qu'à cette cause d'erreur, — présentant en somme peu de gravité, car il est facile de la déterminer une fois pour toutes et d'en tenir compte, — il y avait lieu d'en ajouter une autre beaucoup plus importante, qui est la variation du coefficient de dilatation lui-même.

II en résulte que l'intervalle, entre les deux points fixes, varie d'une façon irrégulière, ce qui rend la graduation inexacte.

Des thermomètres portés à la température de 350 degrés ont eu leur coefficient de dilatation diminué, de sorte que, pendant que le zéro est monté de l°, le point 100 au lieu de se trouver à 100 +1 est monté à 400+ t+t\

M. Crafts a trouvé pour les valeurs du coefficient de dilatation entre 0 et 100 degrés :

K! (Coefficient avant le chauffage) . . 0,00002788 K' (Coefficient après le chauffage). . . 0,00002743

de 0 à 216 degrés :

LE VERAE. T

On a remarqué que les thermomètres dont le réservoir est constitué par une boule soufflée sont, plus que les autres, sujets à ces variations. Ce fait résulte probablement des divers degrés de tension produits dans la boule pendant le soufflage. En raison de la variation des points fixes on a dû, pour les opérations exactes, faire usage de thermomètres à échelle limitée, ne donnant d'indications qu'entre deux points assez rapprochés de l'échelle des températures.

On prévient d'ailleurs ces déplacements du zéro, ou du moins on atténue les variations que nous venons de signaler en recuisant les thermomètres de façon toute spéciale. On les place, alors qu'ils sont encore vid is de mercure, dans une enceinte portée à haute température, ou dans un bain' de soufre bouillant, et on les laisse à cette température pendant trois, quatre et même huit jours. Par cette recuisson prolongée, les molécules du verre prennent leur position d'équilibre normal. On constate, en effet, que les innombrables anneaux qui apparaissent à la lumière polarisée sur le verre non recuit, ont disparu presque totalement sous l'action prolongée de la chaleur.

Dans la construction des alcoomètres et aréomètres on a, jusqu'en ces djrnif res années, négligé de tenir compte de la dilatation de la carène, qui Modifie le rapport du volume de l'appareil à celui de la tige. On ne se préoccupait pas non plus des efforts capillaires dont la grandeur varie avec la nature de la température du liquide et aussi avec la composition chimique du verre avec son état de poli plus ou moins parfait.

Les études sur la dilatation des verres, les recherches de M. Delachanal sur la tension superficielle et l'application à la détermination de la force capillaire de la méthode élégante et ingénieuse imaginée par MM. Petit et Pinson, ont permis aux constructeurs de donner à leurs densimètres toute la précision que l'on recherche maintenant dans ces instruments (1).

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