‹ Le verre et le cristalChapitre 39 sur 207 · ANALYSE INDUSTRIELLE · texte numérisé non relu

ANALYSE INDUSTRIELLE

Voici une manière d'opérer pour les analyses industrielles qui doivent être faites rapidement :

On mélange la poussière de verre avec 1 fois 1/2 à 2 fois son poids de minium. Le tout est chauffé, dans un petit creuset de platine, sur la lampe à gaz ou à alcool à double courant d'air.

La fusion se fait rapidement; on plonge le creuset encore chaud dans une capsule pleine d'eau froide et on en détache un culot de verre tribasique, facilement attaquable par l'acide nitrique.

Après avoir évaporé à siccilé, au bain-marie, et laissé séjourner la capsule sur le bain longtemps encore après complète dessiccation, on reprend par l'eau et quelques gouttes d'acide et on filtre. On lave longtemps à l'eau bouillante la silice restée sur le filtre, et dans la liqueur filtrée on dose à la manière ordinaire l'alumine, le fer, la chaux et les alcalis, après s'être débarrassé préalablement du plomb par un courant d'hydrogène sulfuré.

Comme on pourrait craindre qu'une petite quantité de minium fût réduite par le contact des gaz de la flamme, on fera bien de découper au centre d'une feuille de clinquant un cercle d'un diamètre un peu inférieur à celui de la capsule, dans lequel on la fera entrer à frottement doux. Grâce à cette précaution, les gaz réducteurs de la flamme ne sauraient pénétrer dans la capsule qui, ainsi, n est jamais attaquée.

A cette méthode d'analyse des silicates on a, depuis une dizaine d'années, substitué la suivante qui est plus rapide.

On attaque au rouge vif dans un creuset de platine un gramme de verre

finement porphyrisé, par deux fois son poids d'un mélange de carbonate de potasse et de carbonate de soude. Quand la masse est bien fondue, on laisse refroidir le creuset et on reprend le tout par de l'eau distillée bouillante qui dissout le silicate basique formé.

La liqueur est acidifiée ensuite par de l'acide chlorhydrique, puis évaporée ensuite jusqu'à siccité pour rendre la silice insoluble.

On reprend le résidu de la dessiccation par de l'eau acidulée au moyen de l'acide chlorhydrique; on chauffe pendant une demi-heure à une température voisine de l'ébullition, afin de ramener l'oxyde de fer à l'état de chlorure soluble.

Par filtration on sépare la silice, qu'on calcine et pèse. Dans la liqueur de iiltration on précipite simultanément l'alumine et l'oxyde de fer au moyen de l'ammoniaque, puis la chaux par l'oxalate d'ammoniaque, et enfin après filtration de l'oxalate de chaux on précipite la magnésie, en phosphate ammoniacomagnésien, par addition de phosphate de soude.

Le dosage du fer dans le précipité qui contient le mélange de ces deux oxydes s'effectue de la façon suivante :

Le mélange est introduit dans un petit ballon et traité par de l'acide rhlorhydrique additionné de quelques gouttes d'acide sulfurique. Quand la dissolution est achevée, on introduit dans la liqueur quelques morceaux de zinc pur, afin de ramener le sel de fer au minimum et en permettre le dosage par une liqueur titrée de permanganate de potasse.

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