‹ Le verre et le cristalChapitre 70 sur 207 · DESCRIPTION DE L'APPAREIL · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE L'APPAREIL

Cet eudiomètre se compose d'un tube gradué A (fig. 193), c'est le mesureur; sa partie supérieure est capillaire et en forme de T ; elle porte un robinet percé k angle droit et situé au croisement des deux branches. Les graduations du tube portent des divisions en dixièmes. Ce mesureur est entouré d'un manchon plein d'eau qui peut recevoir un thermomètre pour indiquer les variations de empérature; à sa base, il est relié avec un tube en caoutchouc qui vient s'adap- Jer à un flacon que l'on peut soulever ou abaisser à la main.

La seconde pièce est une cloche en verre B, terminée également, à sa partie

(1) M. Coquillion, Analyse des gai. Paris, librairie Eug. Lacroix.

supérieur*!, par un lub,; capillaire en forme de T, reliée au mesureur par un caoutchouc et porlant un robinet à trois voies. Cette cloche est entourée d'une éprouvette contenant de la potasse ; elle est munie à son intérieur de tubes en verre destinés à multiplier les contacts du réactif avec les gaz.

La troisième pièce est le brûleur C, formé d'une petite cloche renversée et coudée, qui se raccorde avec la seconde pièce par un tube en caoutchouc. Celle petite cloche est fermée par un bou *hr>n en caoutchouc à trous. Dans deux de ces Irous passent des liges métalliques en laiton ou en platine, munies de vis à leurs deux extrémités. Les vis qui sont à l'intérieur doivent serrer un fil de platine enroulé en spirale, celles qui sont à l'extérieur pressent les fils qui se raccordent aux deux pôles de la pile. Dans le troisième trou du bouchon passe la lige d'une cloche analogue à la précédente, et qui est entourée d'une éprouvette. Il faut éviter de rendre celte lige capillaire, car les gaz trouveront un écoule-

FlG. 1H3.

ment plus facilement dans le cas d'une détonation qu'il est facile du reste d' éviter avec quelques précautions.

Toutes ces pièces sont fixées à un cadre vertical et consolidées par de petits taquets ; le tout repose sur un support liorizonl.il.

Dans les cas où l'on aura à analyser des mélanges gazeux complexes, il faudra compléter l'appareil par des réactifs appropriés; on aurait pu faire usage de cloches analogues à la cloche à polasse ; mais comme, dans ce cas, les réactifs agissent lentement et qu'on ne peut agiter, il est préférable de se servir de doubles flacons, d'une capacité double ou triple de celle du mesureur. Ces doubles flacons peuvent être bouchés tous deux, mais le bouchon de l'un d'eux est muni d'un tube en verre, continué par un tube en caoutchouc fermé par une pince de Mohr; ce tube peut s'adapter à la pointe du mesureur et le gaz peut être refoulé dans le flacon. Les deux réactifs dont on fait ordinairement usage sont : le chlorure de cuivre acide ou ammoniacal et le pyrogallate de polasse. Ce dernier devra être complètement à l'abri de l'air ; il suffira de verser un peu de benzine dans le flacon qui ne reçoit pas le gaz.

3ii IIENRIVAUX. — LE VERRE.

MISE EN MARCHE DE l' APPAREIL

Pour nous rendre compte de la manière dont fonctionne cet eudiomèti'c, il est nécessaire que le mesureur, le brûleur et les tubes capillaires soient pleine d'eau. A cet effet, on remplit aux trois quarts d'eau acidulée le flacon éleva- k leur, on verse également de l'eau ordinaire dans la dernière éprouvette, et dt la potasse dans la première.

La manœuvre des robinets va nous permettre, en élevant ou en abaissant le flacon, de remplir tout l'appareil de liquide; il est facile de voir, en effet, comment le mesureur peut être mis en communication, soit avec chacune des cloches, soit avec l'extérieur : le robinet de ce mesureur porte deux conduits, percés à l'angle droit; lorsque l'un d'eux est vertical el dirigé en bas, que l'autre est à gauche du premier, le mesureur est en communication avec Pair extérieur ; lorsqu'il est à droite, il est en communication avec la cloche ou le brûleur. Le robinet de la cloche à potasse étant à trois voies, les conduits de* la clef représentent un T ; lorsque le T est couché, la branche verticale en avant, la cloche peut communiquer avec le mesureur; lorsque le T est renversé, cesl comme si ie robinet n'existait pas, le gaz peut être refoulé dans le brûleur et l'eau peut monter dans les capillaires, selon que Ton élève ou que Ton abaisse le flacon. Il y a donc pour chacun des robinets deux positions pour déterminer le mouvement des fluides ; dans toute autre position, ces robinets sont fermés et interceptent les communications.

Si le robinet du mesureur est en communication avec l'atmosphère, il sufût de soulever le flacon pour expulser Pair et faire sortir Peau de l'appareil; on tourne alors le robinet du côté de la cloche à potasse, ce qui met cette dernière en communication avec le mesureur ; en abaissant le flacon, la potasse monte dans la cloche. Avec un peu d'habileté, on peut tourner le robinet juste au moment où la potasse arrive au contact de la clef. En tournant de 90 degrés et continuant à abaisser le flacon, on fait monter Peau de la dernière cloche dans le brûleur, puis dans les capillaires ; Pair que cette cloche contenait arrive dans le mesureur, on l'expulse, el le liquide sort par la pointe du mesureur. En fermant le robinet, Peudiomètre est prêta fonctionner, puisque tout est plein d'eau.

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