VI. Verre vert
Vil. Verre jaune.
VM. Verre bleu.
HENRIVÀUX. - LE VERRE. 13
Le lecteur que ce sujet intéresse particulièrement trouvera des détails complets dans l'ouvrage : Description de I Egypte, tome XII, pages 405, 406, 407, fig. 13, 14, 15, 16, 17, du grand ouvrage édité par Panckouke, à la suite de la campagne d'Egypte par le général Bonaparte. Cet ouvrage se trouve entre autres endroits, à la Bibliothèque du ministère des affaires étrangères où il a été mis obligeamment à notre disposition par l'aimable et distingué bibliothécaire, ministre plénipotentiaire honoraire, H. Gérard de Ri ailes.
Verres ornés de pierres artificielles. — Les anciens ont connu les vases d'or et d'argent incrustés de pierres précieuses et aussi des bijoux. On
Fia. 31 et 32 — Vtseï ornés ifo pierres précieuses.
voit a la Bibliothèque nationale la coupe d'un roi Sassanide , Chosrocs 11 (590-628), curieux spécimen de ce geure d'orfèvrerie. On remarque aussi au musée de Londres un vase de plomb décoré de sujets bachiques en relief et d'un cercle de médaillons en pâte vitreuse. Il s'agit probablement dn modèle dont s'est servi un ciseleur. On cite encore une amphore grecque en terre brune garnie de pâtes colorées et un petit vase en terre rouge incrusté de morceaux de silex qui existe au musée du Louvre. Ce dernier a été retiré des eaux du Vulturne.
Voilà donc bien le point de départ, les modèles du travail imitatif des verriers. Hais l'objet le plus remarquable et qui ne laisse plus aucun doute a ce point de vue, est un petit vase en argent, de forme ovoïde, trouvé en
Italie. La panse est garnie de huit rangées de morceaux de verre bleu foncé qui sont enchâssés a vide, c'est-à-dire dans une découpure du métal, ce qui leur laisse leur transparence. Les verres à incrustation de pierres de couleur sont généralement des verres blancs, coupes et gobelets de toutes formes, avant pour décoration une ligne, et plus rarement deui, de pâtes bleues ou brunes qui tranchent vivement sur le fond. Parfois l'espace laissé entre les pâtes est ponctué de gouttelettes disposées en triangles ou en losanges et où le bleu alterne avec le vert ou le rouge.
11 y a dans ce genre une grande variété, et aucune espèce ne peut être désignée comme un type classique plutôt qu'un autre.
Verres moulét en forme d'animaux ou de fruits. — L'usage du moule dans la verrerie ne remonte guère au delà du quatrième siècle. C'est un sérieux
Fia. 33 et 31. — Vagei moulét en forme de fruits.
perfectionnement qui permet de varier à l'infini la forme des objets et de copier les figures les plus délicates. Les objets préférés sont au début les produits du règne végétal, notamment les fruits : la poire, la pomme, la figue, la datte, la grappe de raisin, la prune. On cite de petits flacons de couleur jaune d'ambre, imitant dans la perfection la forme de la datte séché et des verres en forme de grappe de raisin d'une exécution irréprochable.
Parmi les objets empruntés au règne animal, on possède des fioles en forme de coquilles bivalves, en pâle bleue ou blanche, qui ont servi aux huiles précieuses, aux aromates pour la toilette; un dauphin trouvé à Cologne; un Terre grec en forme de poisson provenant de l'Ile de Chypre. Les oiseaux, non plus, ne sont pas oubliés. Il y a des colombes, des cygnes, des oies, des canards en verre; les uns de couleur blanche ou bleue; les autres do teinte rougeàtre, violacée. Ces derniers sont généralement des verres soufflés d'une grande légèreté.
Beaucoup plus rarement la figure humaine a été imitée. La collection Charvet possède une magnifique double tête d'enfant trouvée a Saint-Mansuy, près de Toul. On cite encore une tète de jeune Éthiopien aux cheveux crêpelés, une tète de Gaulois extraite du cimetière romain de Cologne.
Par contre il existe tout une série de masques en verre. A l'aide du montage les anciens avaient tellement élargi le domaine de la fantaisie que l'empereur Élagubal, phénicien de naissance, fit servir un jour à ses convives tous les mets d'un festin en pâte vitreuse.
La forme des tonneaux ou des barillets a été également reproduite à profusion. Ces derniers se trouvent notamment en France, en Belgique et sur les bords du Rhin.
Verres ornés de bas-reliefs. — Ces verres forment une classe très nom-
Fiû. 33 et 3G. — Ampullc. Verres ornés de bas-reliefs.
13 HENRIVÀUX. — LE VERRE.
breuse qu'on peut diviser, selon les origines, en sémitique, grecque et romaine ou gallo-romaine. Les plus anciens remontent aux débuts de la verrerie artistique, les plus modernes touchent au moyen âge. Il en est de toute forme et de toute décoration ; et cette dernière se rapporte généralement, par une inscription ou une figure symbolique, à l'usage auquel le vase est destiné.
Pour les verres à boire, c'est la vigne ou quelque symbole du culte de Bacchus, ou encore une inscription adressant un souhait au buveur, en grec OU en latin, selon l'origine : t Sois gai, et puisses-tu vivre longtemps. *
Les vases pour le service de la table sont ornés de fleurs, de fruits, de
Fis. 37 et 38. — Gourde. Vises ornés de has-reliefa.
poissons, etc. On a trouvé à Trêves, et dans le cimetière de Saint-Calliste, a Rome, des coupes chrétiennes où sont figurés des poissons et des coquillages. Sur les flacons ou fioles venant de la Phènicie , on remarque presque toujours deux grenades alternant avec deux cédrats et deux grappes de raisin. Les vases grecs empruntent plutôt leurs sujets à la mythologie. Tantôt c'est Neptune avec son dauphin et son trident; Mercure avec une bourse et un caducée; Jupiter armé de la foudre; Bacchus et la panthère, etc., etc....
La fabrication romaine se reconnaît presque invariablement aux jeux de cirque, aux combats de gladiateurs (1). Plusieurs de ces verres représentent toutes les phases d'une course eu chars. On y reconnaît les quatre chars rappelant les quatre factions du cirque romain, les blancs, les rouges, les verts et les bleus. Les chars se suivent au galop, séparés les uns des autres par des mâts indiquant le point de départ et le point d'arrivée des quadriges.
(1) Voir ta figure A représentée dans la dernière planche de l' allât.
IIENRIVAUS. - LE VERRE. M
Verres doublés. — Signalons en passant les verres décorés au moyen de fils
de verre collés sur la pâte raéme du vase, et qui affectent la disposition en
losanges sur la panse et la disposition en cercles concentriques sur le col. Ils datent généralement de la verrerie romaine à son déclin.
Ceci dit, nous arrivons aux verres doubles qui méritent une mention spéciale. Ces verres, qui sont de splendides spécimens de l'art du verrier,
30 nXKRlVADX. — LE VERRE.
se composent de deux couches superposées, l'une, ordinairement en pâle bleue, recouverte d'un enduit de blanc opaque. Le procédé est connu; il consiste à cueillir un manchon de verre qui formera la couche inférieure et à le plonger ensuite dans un bain de pâte vilreuse blanche, cette dernière couche s'enlève ensuite au moyen de la taille, de sorle que le bleu reparaît selon les dispositions du dessin en vue.
Les sujets de décoration adoptés pour ce genre de verre étant presque toujours d'art grec, celte fabrication viendrait d'Alexandrie.
Le type le plus apprécié du genre est le vase de Portland, connu de tous
Fie. 40 et 41. — Vose Bsrnorini on do Portland (6).
les amateurs. Ce magnifique objet d'art fut découvert à la fin du seizième siècle dans un tombeau situé sur une colline des environs de Rome, le Monte del Grano, tombeau attribué pendant longtemps à Sévère Alexandre. La bibliothèque Barberini posséda ce vase pendant cent cinquante ans. 11 lui fut acheté par Gavin Hamillon et cédé à la duchesse de Portland, d'où son nom. Revendu en 1786 au duc de Portland pour la somme de mille guinées, il fut confié par ce dernier au Musée britannique. Un visiteur maladroit ou aliéné le brisa en 1845, mais il fut restauré avec une habileté qui n'a laissé aucune trace de l'accident.
Verres soudés. — Pendant longtemps les savants ont varié d'opinion sur les origines et le mode de fabrication des verres soudés, appelés par les anciens vasa diatreta. On croyait la résille moulée ou taillée dans la matière même du vase; mais on a reconnu ensuite, et à ce sujet tout le monde est aujourd'hui d'accord, que les verres à réseaux ne pouvaient être obtenus d'une seule pièce et que le treillis d'enveloppe était rapporté après coup sur le corps du vase.
Ce qui a pu donner lieu à l'erreur longtemps répandue est la perfection
même du travail de ces vases où ne se remarque aucune trace de soudure. Les réseaux sont cependant façonnés à part et soudés ensuite sur le vase.
Parmi les rares et précieux spécimens de ce genre de travail, on cite :
Une coupe de Hohen-Sûlzen, d'un diamètre de 21 centimètres, malheureusement incomplète.
Une coupe du musée Trivulce, à Milan, désignée a tort : Tasse de Nét-on, et découverte en 1125 dans la province de Novare. La résille d'enveloppe est en pâte bleue. Au-dessous de l'orifice, on lit : BIBE VIVAS MVLTIS ANNIS. Les baguettes formant l'inscription sont en pâte verte et détachées du vase, comme la résille.
Un verre en pâte blanche trouvé à Cologne, en 1844, et portant la même légende que ci-dessus.
La coupe de l'ancien musée de Strasbourg, détruite dans l'incendie de 1870, était revêtue d'une résille rouge et portait une salutation à l'empereur Maxinrien-Hercule, le pacificateur des Gaules.
Bien qu'elle appartienne à un procédé de fabrication différent, on peut
classer, à la suite de cette riche famille de joyaux de la verrerie antique, une
merveille de grâce et de finesse qui n'a pas d'équivalent dans les colleclions :
c'est la coupe du baron Lionel de Rothschild.
De forme ovoïde, ce vase est en pâte verdâtre, d'un vert olive, clair et
transnarent. et oui orend à la lumière —
de •frs le
, 43 et 43 bU.
mnaltre que ces parties, moulées à part, nme les réseaux. Ce splendide objet d'art lu quatrième siècle de notre ère.
cation remonte à l'Orient. Deux vases a Londres, sont enveloppés de réseaux qui îillis des coupes soudées. Les Romains ont de fabrication.
>rment une série distincte qui appartient ie. Il en est de très jolis où l'art du ciseleur e travail du verrier. La fabrication est des
HENIUVAUX. - LE VERRE.
Les verres gravés et taillés à la meule sont beaucoup plus s premiers remontent à l'époque barbare. L'ornementation consiste d'abord en dessins, en figures géométriques très frustres; elle s'affine ensuite et s'étend aux sujets mythologiques : un verre de Cologne représente la création de l'homme. Promet liée modelant des figures humaines; un autre trouvé près de Mcrsebourg, le bain de Diane et la mort d'Actéon. Beaucoup de ces vases sout relatifs aux jeux publics et offrent des sujets en rapport avec leur des-
Fio. 44. — Verre taille k la meule.
tination. Des verres chrétiens sont ornés de scènes bibliques ou de légendes sacrées.
Les verres taillés sont de la même époque, quatrième et cinquième siècle. Ce sont des imitations de cristal de roche à facéties de toutes formes, quadrangulaîres, ovales, ogivales, constituant très souvent un décor original.
Les premiers, verres peints ou dores, remontent beaucoup plus haut. La Bibliothèque nationale de Paris possède un fragment de vase en verre blanc, qui représente un cortège de divinités égyptiennes peintes avec des couleurs d'émail. Le peintre sur verre employait la poudre d'or. Une urne cinéraire de l'ancien musée de Walpole est ornée de figures en feuilles d'or adhérentes aux parois du vase. Les peinlu os en émail sont le plus souvent appliquées dans l'intérieur, les anciens ayant remarqué qu'elles avaient le défaut de s'écailler très vite.
La plupart des verres à dorure appartiennent à l'époque chrétienne. Le
procédé employé alors consistait à enfermer la feuille d'or entre deux verres,
l'un lui servant d'applique, l'autre la protégeant contre l'usure. Les verriers
le vFir.riK. 3
31 HENRIVALX - LE VERRE.
byzantins ont continué l'usage de ce mode de travail qui a été retrouvé et
appliqué par M. Salviati.
La gravure sur verre prit naissance en Bohème. Ce système d'ornemenlaliiin ni>r0*siia la oroduclion d'un verre plus épais, plus blanc, très pur.
fondateurs de la verrerie allemande furent Jean Keyl, le et Gaspard Lehmann, l'inventeur d'un rouet pour polir
du dix-septième siècle, Colbert fit venir des ouvriers de à Tour-la-Ville, près de Cherbourg, une fabrique de glaces donc que si le verre est d'invention ancienne, la vitre est glace l'est encore davantage. La vilre de couleur a précédé
le vitrail a précédé le carreau, parce que le verre blanc exige io plus purs.
papier commence à être inconnu dans nos villages, et ée sous un verre remplace, dans la demeure du paysan, collée à la muraille.
ième siècle, les gens fortunés se sont contentés de miroirs îst déjà question dans l'Exode et dans Isaïe (tig. 45 et 46). ■axitèle, artiste romain, remplaça le cuivre, le bronze, par plaques de miroirs; les miroirs de glace étaient réservés aux > contentait de l'eau de la fontaine, et plus d'un écriteau qui ement orné de glaces pend encore au-dessus de la porte des ins quartiers de Paris.
l.K MIROIR DE MARIE DE MÉU1CIS
écenibre 1GOO, les ambassadeurs vénitiens offrirent à Marie de on de son mariage avec Henri IV, de riches cadeaux, parmi
ÎIENEUVAUX - LE VERRE. 35
lesquels figurent un miroir (fig. 47) et un bougeoir. La plaque, en cristal de roche, était de proportion exceptionnelle, ne mesurant pas moins de 0",i62 sur 0™, 1;J7 et était digne du précieux encadrement qu'on lui avait donné.
A la fin du dix-huitième siècle, ce miroir était estimé 150000 francs.
L'origine de ce miroir est certaine, car elle est mentionnée par les différents inventaires des diamants de la Couronne, notamment par celui de 1791, établi par ordre de l'Assemblée constituante et dont voici le texte exact (1) :
c Miroir de toilette donné à Marie de Médicis par lus Étals de Venise : il est
wné d'un portique avec deux colonnes de jaspe grisâtre zone, dont les bases sont d'agathe, et les chapiteaux d'ordre corinthien sont d'or é maillé ; ces colonnes portent un fronton de sardoine onyx, «chancre au milieu, d'où s'élève un fusl de colonne avec une base qui porte une superbe sardoiiyx de gravure antique,
(I) Inventaire de) da^ianU île la Couronne, 1791, 2' partie, p. 103.
3G IlbNHIVAUX. - LE VEIIRE.
représentant une Victoire, de dix-sept lignes sur treize, entourée d'énieraudes: colonne est une émeraude de neuf lignes sur sept, entourée anls : au-dessous de celle tête et à côté, sont deux têtes de : moderne, d'agatlie onyx, et sur les côtés deux petites conesquelles sort une espèce de flamme ; la frise de la corniche igalhes offrant des tètes d'empereurs, de gravures modernes; de roche est entouré de petites agaihesonyx ovales arrondies; lace une sardonyx de gravure moderne représente une tète
■lés sont deux figures d'hyacinthe, enrichies de diamanls et ises au centre desquelles sont placées deux belles émeraudes. ;e miroir est de cuivre doré, garni d'or émaillé. La hauteur quinze pouces, sa largeur de douze pouces. Il manque une grelle et une épaulctte en diamants à l'une des figures cololonnes est fêlée. »
r ne soit pas travaillé par un art bien pur, et que la richesse sse la qualité du travail, il n'en reste pas moins une œuvre rét considérable. C'est un des plus somptueux spécimens de vient après la Renaissance, et dans lequel le mélange en est préféré aux délicates ciselures tracées dans le métal, m Thévart invente un procédé de coulage des glaces. De cette llemcnt la fabrication des glaces ; c'est le moment de la foniclure des glaces de Sninl-Gobain, ou plutôt de sa fabrication ssive. Depuis celle époque, les dimensions des glaces n'ont pour arriver actuellement à la superficie de 26 mètres, su ■ igurant à l'Exposition de 1878.
nous rend indifférents, et l'incomparable beauté desiuvenme siècle nous laisse trop insensibles aux dons des âges prénirons pas assez.
était contraint par les rigueurs de la nature à s'enfermer e pierre et de bois, quelle invention que celle d'une vitre, : claire, qui laisse passer le jour en arrêtant le froid ou la ne nous garantir de l'air que par une portion de cet air :e eldevenue solide ? Et puisque l'homme était organisé de
sans se voir lui-même, quel présent que celle feuille de ! de métal, qui ne fixe pas seulement, comme la plaque du e humaine, immobile et grisâtre, mais la lut rend, aussi
la nature, avec la couleur, le mouvement, la changeante s, la lumière, la perspective, aussi souvent qu'elle se préère, plus nécessaire encore qu'agréable, donne à Newton, le I, le télescope; à Fresnel, le miroir; à Lavoisier, l'éproulisque des phares ; aux monuments, le magnifique ornement qui ajoute à l'architecture une vie et une sorte de mouveue l'antiquité n'a pas connue; à la plus petite mansarde, , et enfin aux voitures, aux magasins, aux habitations mo-
HENMYAUX. — LE VERRE. 57
dernes, ces belles fenêtres dont la douce transparence semble mettre d'accord les couleurs et revêtir toutes les perspectives d'une agréable harmonie (1). »
Aux dernières Expositions universelles, on a confondu dans une même classe tout ce qui a rapport à la verrerie; à notre avis c'est une profonde erreur de confondre dans une classe commune un art et des industries qui n'ont d'autre contact que la matière première, qui ne peuvent être appréciés d'après les mêmes règles et les mêmes idées, et dont l'installation matérielle est forcément séparée. Aux prochaines Expositions nous réclamons dans le classement une modification, qui tendrait par exemple, à constituer l'art de la peinture et de la gravure sur verre au milieu d'autres arts semblables de l'art décoratif et monumental, comme la mosaïque d'émail, la peinture sur terre cuite et sur lave, ce qui serait approuvé — nous n'en doutons pas — par tous les hommes compétents.
Aussi, dans ce travail, après avoir fait l'historique de la verrerie en général, et avant de décrire les propriétés chimiques du verre, ses modes de fabrication, ses applications industrielles, nous éprouvons le besoin de consacrer un chapitre d'un ordre spécial appartenant au domaine de l'art, et aux applications de la verrerie aux arts décoratifs.