ET DES GAZ BRÛLÉS DE FOYERS INDUSTRIELS
M. Coquillion a apporté au grisoumètre dont nous venons de parler des modifications qui en font un des meilleurs appareils qui puissent être utilisés dans l'industrie pour l'analyse des gaz. Cet appareil a beaucoup d'analogie avec l'analyseur Orsat, mais il présente sur ce dernier l'avantage de permettre d'effectuer rapidement et de façon sensiblement exacte le dosage des hydrocarbures; en outre on évite — en ramenant le gaz dans le mesureur avant chaque lecture — l'inconvénient et les erreurs résultant des tubes capillaires.
L'appareil (fig. 195) se compose d'un tube mesureur M divisé en 100 parties égales, mais dont la partie inférieure, d'un diamètre plus étroit, est graduée en dixièmes. Ce mesureur est entouré d'un manchon plein d'eau pour maintenir la température constante. Il est relié à la partie inférieure à un flacon élévateur contenant de l'eau ; à la partie supérieure avec un tube capillaire horizontal formant la rampe R et à un petit tube recourbé t d'introduction du gaz. La rampe est en relation avec trois flacons à réactifs P CP (F renfermant une solution de potasse, P contenant du pyrogallate de potasse, C contenant du chlorure de cuivre), avec le brûleur B se continuant par la cloche C, et enfin à son extrémité avec une cloche E surmontée d'un réservoir à brome. Cette cloche E est destinée spécialement au dosage des carbures de la série C*nII,n, et elle peut facilement être séparée du reste de l'appareil dans le cas où on n'a pas à effectuer le dosage de ces divers carbures.
Le brûleur B consiste en une petite cloche élargie à son sommet et fermée par un bouchon muni de trois trous. Dans deux de ces trous passent des tiges verticales en laiton servant à fixer à l'intérieur du brûleur un fil de palladium qui sera porté au rouge par le courant de deux piles Bunsen. Le troisième trou du bouchon en caoutchouc porte une cloche C plongeant dans une éprouvette remplie d'eau.
Supposons qu'on veuille faire l'analyse d'un gaz renfermant CO* — 0 — CO — CM14, C4H*— Az— H.
On opère d'abord à l'aide des cloches C'CP le dosage de CO* — 0 — CO. Le gaz est ensuite chassé dans la cloche E, où l'on introduit quelques gouttes de brome ; de là le gaz est ramené dans le mesureur après avoir été dépouillé des vapeurs de brome dans le flacon à potasse.
La diminution de volume représente C*H* et homologues.
Le dosage de C*H* et H s'effectue en faisant circuler le gaz additionné au
HENRIVAUX. — LE VERRE.
préalable d'une quantité déterminée d'oxygène dans le brûleur B dont le fil de palladium est porté au rouge. On détermine après la combustion le volume du CO* formé, d'où on déduit la teneur du C!H\ D'après la contraction observée après combustion on connaît l'hydrogène, et enfin après absorption de l'excès d'oxygène on mesure directement l'azote. Ce dosage direct de l'azote est en même temps un contrôle du dosage de l'hydrogène.
On ne doit faire aucune lecture avant d'avoir, au moyen de la cloche C, fait passer un courant d'eau dans la rampe R, ce qui ramène la totalité du gaz dans le mesureur. Cette possibilité de faire des mesures exactes rend très précieux
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l'usage de l'appareil Coquillion, dont le seul inconvénient, partagé par tous les instruments du même genre, est de ne pas donner de certitude absolue quant au dosage du CO1. On peut atténuer cet inconvénient en faisant usage d'eau tenant en dissolution du chlorure de sodium.