C + 20 = CO* H* + 0 = H
i.vol.ÎTol. 2. vol. 2 vol i.vol. 2vol.
pour brûler 1 kilogramme de cette houille, il faudra donc théoriquement :
Pour 800 litres de carbone 1.600 litres d'oxygène ou 8.000 litres d'air. — 450 — de H 225 — — 1.125 —
soit, à très peu de chose près, sept fois moins d'oxygène (7,11) pour brûler l'hydrogène que pour brûler le carbone.
Nous pouvons calculer, au moyen de ces données, la composition du produit normal de combustion de la houille moyenne par l'air. Celui-ci étant composé de vingt et un volumes d'oxygène et .soixante-dix-neuf volumes d'azote, nous aurons :
21 vol. Co« + 79 vol. Az + -jr vol. Az
Provenant de la combustion de carbone. Résida de la combustion de II,
La densité d'un pareil mélange est donc :
La proportion de CO1 renfermée dans ce produit normal est :
100 x^j = 18,9 pour 100.
Quand la combustion de la houille est parfaite, théorique, les gaz r enfer-
ment donc 18,9 pour 100 d'acide carbonique, le reste du mélange gazeux ou 81,1 pour 100 étant constitué tout entier par de l'azote. La densité de ce gaz, que nous pourrions désigner sous le nom de produit normal de la combustion, est égale à 1,075. Si donc on laisse pénétrer une quantité d'air supérieure à celle qu'exige cette combustion idéale (un peu plus de 9me par kilogramme), cet excès d'air traversera le foyer sans changer de composition, enlevant seulement une certaine quantité de chaleur, et se retrouvera mélangé au produit normal de la combustion.
La densité des gaz variera donc avec le volume de cet excès d'air et permettra de l'évaluer, faisant connaître ainsi les proportions d'acide carbonique, d'azote et d'air renfermées dans le mélange.
MM. Meslans et Frère ont dès lors modifié leur premier appareil, de iaçon è éviter même la pesée et à le transformer en un appareil automatique, indiquant d'une façon continue, par la position d'une aiguille sur un cadran, la proportion d'acide carbonique renfermée dans le mélange gazeux qui le traverse lentement.
Par là même, on connaît celle de l'azote et la quantité d'air admise dans le foyer, en excès sur celui que comporte la combustion théorique. Nous n'entrerons pas dans les détails de cet appareil, dans lequel la dessiccation du gaz peut être supprimée sans qu'il en résulte d'erreur notable.
L'appareil est gradué en centièmes d'acide carbonique*
De la formule que nous avons établie, nous tirons :
Les poids P sont proportionnels à (D — 1), proportionnels donc à la quantité normale de produits (densité 1,075) renfermée dans le mélange gazeux, ainsi qu'à la proportion d'acide carbonique contenu dans ce dernier.
Quand cette proportion est 18,9 pour 100, D — 1 = 0,075. La valeur do
D — 1, quand le gaz contient — r d'acide carbonique, est donc ~— = 0,00397.
îuo io,y
N V étant le volume des ballons, la valeur de P est pour — - CO* :
p = o,00397 ^ ^ xN.
et pour Y = l1, t = 15°, Il = 700.
Dans ce cas spécial de la combustion on peut, sans inconvénient, négliger les erreurs dues aux variations de température de la caisse et de la pression atmosphérique.
Il suffît. parfaitement, en effet, pour bien régler la combustion, d'apprécier exactement, dans le gaz, l'acide carbonique à un demi centième près; les erreurs qui résultent d'une variation de pression de 20 millimètres de mercure en plus ou en moins de 760, de même que d'un écart de température de
362 HENRIVAUX. — LE VERRE.
10 degrés en plus ou en moins de la température (15 degrés) du réglage, n'atteignent pas ce chiffre, même dans le cas d'un excellente combustion qui fournit des gaz renfermant 14 pour 100 environ d'acide carbonique. Il en est de même de la variation de composition des houilles; un écart de un quart du chiffre d'hydrogène ne produit qu'une erreur de 1/700 CO\
On voit donc qu'une graduation ainsi établie, et dont l'intervalle entre chaque division correspond à un poids de 4mgr,89 indiquera la proportion d'acide carbonique renfermée dans les gaz de combustion, à moins de un demi-centième d'acide carbonique près, même avec des écarts de 20 degrés pour la température et de 40 millimètres de mercure pour la pression.
Détermination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. — L'appareil dont nous venons de parler peut servir en même temps à la détermination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. Cette quantité de chaleur est évidemment fonction du volume des gaz et de la différence T — t des températures qu'ils présentent à leur entrée à l'état d'air et à leur sortie des appareils de chauffage.
Cette quantité de chaleur perdue augmente donc à mesure que les excès d'air deviennent de plus en plus grands ; d'où il résulte que la densité des gaz de combustion peut nous permettre d'évaluer la quantité de combustible ainsi consommé en pure perte.
Considérons un kilogramme de houille moyenne renfermant 850 grammes de.carbone et 40 grammes d'hydrogène combustible.
Le volume gazeux résultant de la combustion théorique de cette quantité sera de 8.900 litres du mélange que nous avons désigné sous le nom de produit normal de combustion; sa densité étant 1,075, son poids sera 12k«,46.
En attribuant à ce gaz la chaleur spécifique de l'air, la quantité de chaleur entraînée par ceux-ci est :
D'autre part, la chaleur développée dans la combustion de un kilogramme de cette houille sera, d'après les données thermiques :
C amorphe + 0* = CO* + 97. cal.
H1 + 0 = HO liquide + 69 cal.
Pour 850«r C 6.800 cal.
Pour 40«r H 1.380 cal.
Ensemble 8.180 cal.
La vapeur d'eau produite par la combustion de 40 grammes d'hydrogène, qui ne se condense qu'après sa sortie des appareils, entraine avec elle une quantité de chaleur égale à 5 calories par gramme d'hydrogène brûlé ; mais cette perte est indépendante de l'excès d'air, il n'y a donc pas lieu de la faire figurer dans nos calculs.
La perte par les gaz fixes, rapportée à 100 parties de combustible, est donc égale à :
dans le cas idéal d'une combustion parfaite, c'est-à-dire dans les cas où les gaz renferment i8,9 pour 100 de C0\
Si la combustion a été, au contraire, effectuée avec deux, trois, quatre fois le volume d'air nécessaire, les pertes seront, à très peu de chose près, égales à deux, trois, quatre fois cette valeur, en même temps que la proportion d'acide carbonique contenue dans ces gaz sera deux, trois, quatre fois plus petits.
Pour chaque valeur déterminée de T — *, la perte d'énergie calorifique sera donc aisément déduite de la proportion de CO1 renfermée dans le gaz, par conséquent des indications fournies par l'appareil.
D'une manière générale, CO* étant indiqué en centièmes par l'appareil, on a la perte pour m divisions :
Le tableau ci-joint permet d'évaluer cette perte en fonction de l'air en
| J ytûnmeft d'ar ^nexce&i ( cèhri! qai correspanjlà j H m cflmbdsUan. normale pris comme tfnxîe ) ' pwirctm, iflflg» »5 M \i m ai h
tcncor en CO* de 100 volumes de gaz. correspondant %,. S ^ ces excès dair.
•o25îti
Fie. 197.
excès et de voir aussi dans quelle proportion s'accroit la déperdition de chaleur à mesure que diminue la proportion d'acide carbonique; il montre quel intérêt s'attache au réglage de l'admission de l'air dans les foyers.
362 HENRIVAUX. — LE VERRE.
10 degrés en plus ou en moins de la température (45 degrés) du réglage, n'atteignent pas ce chiffre, même dans le cas d'un excellente combustion qui fournit des gaz renfermant 14 pour 100 environ d'acide carbonique. Il en est de même de la variation de composition des houilles ; un écart de un quart du chiffre d'hydrogène ne produit qu'une erreur de 1/700 CO\
On voit donc qu'une graduation ainsi établie, et dont l'intervalle entre chaque division correspond à un poids de 4m*r,89 indiquera la proportion d'acide carbonique renfermée dans les gaz de combustion, à moins de un demi-centième d'acide carbonique près, même avec des écarts de 20 degrés pour la température et de 40 millimètres de mercure pour la pression.
Déte?%mination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. — L'appareil dont nous venons de parler peut servir en même temps à la détermination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. Cette quantité de chaleur est évidemment fonction du volume des gaz et de la différence T — t des températures qu'ils présentent à leur entrée à l'état d'air et à leur sortie des appareils de chauffage.
Cette quantité de chaleur perdue augmente donc à mesure que les excès d'air deviennent de plus en plus grands; d'où il résulte que la densité des gaz de combustion peut nous permettre d'évaluer la quantité de combustible ainsi consommé en pure perte.
Considérons un kilogramme de houille moyenne renfermant 850 grammes de carbone et 40 grammes d'hydrogène combustible.
Le volume gazeux résultant de la combustion théorique de cette quantité sera de 8.900 litres du mélange que nous avons désigné sous le nom de produit normal de combustion; sa densité étant 1,075, son poids sera 12k«,46.
En attribuant à ce gaz la chaleur spécifique de l'air, la quantité de chaleur entraînée par ceux-ci est :
D'autre part, la chaleur développée dans la combustion de un kilogramme de cette houille sera, d'après les données thermiques :
C amorphe + O1 = CO* + 97. cal.
H1 H- 0 = HO liquide + 69 cal.
Pour 850«r C 6.800 cal.
Pour 40«TH 1.380 cal.
Ensemble 8.180 cal.
La vapeur d'eau produite par la combustion de 40 grammes d'hydrogène, qui ne se condense qu'après sa sortie des appareils, entraine avec elle une quantité de chaleur égale à 5 calories par gramme d'hydrogène brûlé ; mais cette perte est indépendante de l'excès d'air, il n'y a donc pas lieu de la faire figurer dans nos calculs.
La perte par les gaz fixes, rapportée à 100 parties de combustible, est donc égale à : *
HENIUVAUX. — LE VERRE.
dans le cas idéal d'une combustion parfaite, c'est-à-dire dans les cas où les gaz renferment i8,9 pour 100 de CO\
Si la combustion a été, au contraire, effectuée avec deux, trois, quatre fois le volume d'air nécessaire, les pertes seront, à très peu de chose près, égales à deux, trois, quatre fois cette valeur, en même temps que la proportion d'acide carbonique contenue dans ces gaz sera deux, trois, quatre fois plus petits.
Pour chaque valeur déterminée de T — /, la perte d'énergie calorifique sera donc aisément déduite de la proportion de GO* renfermée dans le gaz, par conséquent des indications fournies par l'appareil.
D'une manière générale, CO* étant indiqué en centièmes par l'appareil, on a la perte pour m divisions :
Le tableau ci-joint permet d'évaluer cette perte en fonction de l'air en
J| J Viorne* d'air ch excès! ( odvri! qoi correspcnjlâ ■ Fi Id combdstioii Tionnafe pris comme tinite ) ■ jxnjrcent fflflgft 1&5 RS w nn & h Sj teneur en CO* de 100 volumes de gaz. correspondant g5 g «* cw excès d'air
Fie. 197.
excès et de voir aussi dans quelle proportion s'accroît la déperdition de chaleur à mesure que diminue la proportion d'acide carbonique; il montre quel intérêt s'attache au réglage de l'admission de l'air dans les foyers.
362 HENRIVAUX. — LE VERRE.
10 degrés en plus ou en moins de la température (45 degrés) du réglage, n'atteignent pas ce chiffre, même dans le cas d'un excellente combustion qui fournit des gaz renfermant 14 pour 100 environ d'acide carbonique. Il en est de même de la variation de composition des houilles; un écart de un quart du chiffre d'hydrogène ne produit qu'une erreur de 1/700 CO\
On voit donc qu'une graduation ainsi établie, et dont l'intervalle entre chaque division correspond à un poids de 4mgr,89 indiquera la proportion d'acide carbonique renfermée dans les gaz de combustion, à moins de un demi-centième d'acide carbonique près, même avec des écarts de 20 degrés pour la température et de 40 millimètres de mercure pour la pression.
Détermination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. — L'appareil dont nous venons de parler peut servir en même temps à la détermination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. Cette quantité de chaleur est évidemment fonction du volume des gaz et de la différence T — t des températures qu'ils présentent à leur entrée à l'état d'air et à leur sortie des appareils de chauffage.
Cette quantité de chaleur perdue augmente donc à mesure que les excès d'air deviennent de plus en plus grands ; d'où il résulte que la densité des gaz de combustion peut nous permettre d'évaluer la quantité de combustible ainsi consommé en pure perte.
Considérons un kilogramme de houille moyenne renfermant 850 grammes decarbone et 40 grammes d'hydrogène combustible.
Le volume gazeux résultant de la combustion théorique de cette quantité sera de 8.900 litres du mélange que nous avons désigné sous le nom de produit normal de combustion; sa densité étant 1,075, son poids sera 12k',46.
En attribuant à ce gaz la chaleur spécifique de l'air, la quantité de chaleur entraînée par ceux-ci est :
D'autre part, la chaleur développée dans la combustion de un kilogramme de cette houille sera, d'après les données thermiques :
C amorphe + 0* = CO* + 97. cal.
H1 + 0 = HO liquide + 69 cal.
Pour 850<r C 6.800 cal.
Pour 40" Il 1.380 cal.
Ensemble 8.180 cal.
La vapeur d'eau produite par la combustion de 40 grammes d'hydrogène, qui ne se condense qu'après sa sortie des appareils, entraine avec elle une quantité de chaleur égale à 5 calories par gramme d'hydrogène brûlé; mais cette perte est indépendante de l'excès d'air, il n'y a donc pas lieu de la faire figurer dans nos calculs.
La perte par les gaz fixes, rapportée à 100 parties de combustible, est donc égale à :
RENnlVACX. — LE VERRE. 3G3
100 x g'°M,?MO~ 0 = °'°36(T-0
dans le cas idéal d'une combustion parfaite, c'est-à-dire dans les cas où les gaz renferment 18,9 pour 100 de CO*.
Si la combustion a été, au contraire, effectuée avec deux, trois, quatre fois le volume d'air nécessaire, les pertes seront, à très peu de chose près, égales à deux, trois, quatre fois celte valeur, en même temps que la proportion d'acide carbonique contenue dans ces gaz sera deux, trois, quatre fois plus petits.
Pour chaque valeur déterminée de T — *, la perte d'énergie calorifique sera donc aisément déduite de la proportion de CU* renfermée dans le gaz, par conséquent des indications fournies par l'appareil.
D'une manière générale, CU* étant indiqué en centièmes par l'appareil, on a la perte pour m divisions :
Le tableau ci-joinl permet d'évaluer celle perle en fonction de l'air en
excès et de voir aussi dans quelle proportion s'accroît la déperdition de chaleur à mesure que diminue la proportion d'acide carbonique; il montre quel intérêt s'attacbe au réglage de l'admission de l'air dans les foyers.
362 HENRIVAUX. — LE VERRE.
10 degrés en plus ou en moins de la température (45 degrés) du réglage, n'atteignent pas ce chiffre, même dans le cas d'un excellente combustion qui fournit des gaz renfermant 14 pour 100 environ d'acide carbonique. Il en est de même de la variation de composition des houilles; un écart de un quart du chiffre d'hydrogène ne produit qu'une erreur de 1/700 CO\
On voit donc qu'une graduation ainsi établie, et dont l'intervalle entre chaque division correspond à un poids de 4mgr,89 indiquera la proportion d'acide carbonique renfermée dans les gaz de combustion, à moins de un demi-centième d'acide carbonique près, même avec des écarts de 20 degrés pour la température et de 40 millimètres de mercure pour la pression.
Détermination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. — L'appareil dont nous venons de parler peut servir en même temps à la détermination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. Cette quantité de chaleur est évidemment fonction du volume des gaz et de la différence T — t des températures qu'ils présentent à leur entrée à l'état d'air et à leur sortie des appareils de chauffage.
Cette quantité de chaleur perdue augmente donc à mesure que les excès d'air deviennent de plus en plus grands; d'où il résulte que la densité des gaz de combustion peut nous permettre d'évaluer la quantité de combustible ainsi consommé en pure perte.
Considérons un kilogramme de houille moyenne renfermant 850 grammes de carbone et 40 grammes d'hydrogène combustible.
Le volume gazeux résultant de la combustion théorique de cette quantité sera de 8.900 litres du mélange que nous avons désigné sous le nom de produit normal de combustion; sa densité étant 1,075, son poids sera 12k*,46.
En attribuant à ce gaz la chaleur spécifique de l'air, la quantité de chaleur entraînée par ceux-ci est :
D'autre part, la chaleur développée dans la combustion de un kilogramme de cette houille sera, d'après les données thermiques :
C amorphe + O1 = CO* + 97. cal.
II» + 0 = HO liquide + 69 cal.
Pour 850«r C 6.800 cal.
Pour 40«T H 1.380 cal.
Ensemble 8.180 cal.
La vapeur d'eau produite par la combustion de 40 grammes d'hydrogène, qui ne se condense qu'après sa sortie des appareils, entraine avec elle une quantité de chaleur égale à 5 calories par gramme d'hydrogène brûlé ; mais cette perte est indépendante de l'excès d'air, il n'y a donc pas lieu de la faire figurer dans nos calculs.
La perte par les gaz fixes, rapportée à 100 parties de combustible, est donc égale à :
dans le cas idéal d'une combustion parfaite, c'est-à-dire dans les cas où les gaz renferment i8,9 pour 100 de CO*.
Si la combustion a été, au contraire, effectuée avec deux, trois, quatre fois le volume d'air nécessaire, les pertes seront, à très peu de chose près, égales à deux, trois, quatre fois cette valeur, en même temps que la proportion d'acide carbonique contenue dans ces gaz sera deux, trois, quatre fois plus petits.
Pour chaque valeur déterminée de T — f, la perte d'énergie calorifique sera donc aisément déduite de la proportion de CO* renfermée dans le gaz, par conséquent des indications fournies par l'appareil.
D'une manière générale, COf étant indiqué en centièmes par l'appareil, on a la perte pour m divisions :
N = 0,036 x i^- (T — *)- Le tableau ci-joint permet d'évaluer cette perte en fonction de l'air en
| J ytftamesi d'air jn excès! ( celui! qoi correeponllà j 8__ l^eûmbdction normale inris comme ilmte ) ■ JWc«nt.lfl8§» »5 M W m & h
Jj teneur en CO* de 100 volumes de gaz. correspondant g fi gj i cm excès d'tir.
Fio. 197.
excès et de voir aussi dans quelle proportion s'accroît la déperdition de chaleur à mesure que diminue la proportion d'acide carbonique; il montre quel intérêt s'attache au réglage de l'admission de l'air dans les foyers.
362 HENRIVAUX. — LE VERRE.
10 degrés en plus ou en moins de la température (15 degrés) du réglage, n'atteignent pas ce chiffre, même dans le cas d'un excellente combustion qui fournit des gaz renfermant 14 pour 100 environ d'acide carbonique. Il en est de même de la variation de composition des houilles ; un écart de un quart du chiffre d'hydrogène ne produit qu'une erreur de 1/700 CO1.
On voit donc qu'une graduation ainsi établie, et dont l'intervalle entre chaque division correspond à un poids de 4m*f,89 indiquera la proportion d'acide carbonique renfermée dans les gaz de combustion, à moins de un demi-centième d'acide carbonique près, même avec des écarts de 20 degrés pour la température et de 40 millimètres de mercure pour la pression.
Détermination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. — L'appareil dont nous venons de parler peut servir en même temps à la détermination de la chaleur entraînée par les gaz brûlés. Cette quantité de chaleur est évidemment fonction du volume des gaz et de la différence T — t des températures qu'ils présentent à leur entrée à l'état d'air et à leur sortie des appareils de chauffage.
Cette quantité de chaleur perdue augmente donc à mesure que les excès d'air deviennent de plus en plus grands; d'où il résulte que la densité des gaz de combustion peut nous permettre d'évaluer la quantité de combustible ainsi consommé en pure perte.
Considérons un kilogramme de houille moyenne renfermant 850 grammes de. carbone et 40 grammes d'hydrogène combustible.
Le volume gazeux résultant de la combustion théorique de cette quantité sera de 8.900 litres du mélange que nous avons désigné sous le nom de produit normal de combustion; sa densité étant 1,075, son poids sera
En attribuant à ce gaz la chaleur spécifique de l'air, la quantité de chaleur entraînée par ceux-ci est :
D'autre part, la chaleur développée dans la combustion de un kilogramme de cette houille sera, d'après les données thermiques :
C amorphe + 0* = CO* + 97. cal.
II» + 0 = HO liquide + 69 cal.
Pour 850«r C 6.800 cal.
Pour 40«'H 4.380 cal.
Ensemble 8.480 cal.
La vapeur d'eau produite par la combustion de 40 grammes d'hydrogène, qui ne se condense qu'après sa sortie des appareils, entraine avec elle une quantité de chaleur égale à 5 calories par gramme d'hydrogène brûlé ; mais cette perte est indépendante de l'excès d'air, il n'y a donc pas lieu de la faire figurer dans nos calculs.
La perte par les gaz fixes, rapportée à 100 parties de combustible, est donc égale à :
dans le cas idéal d'une combustion parfaite, c'est-à-dire dans les cas où les gaz renferment i8,9 pour iOO de CO*.
Si la combustion a èlè, au contraire, effectuée avec deux, trois, quatre fois le volume d'air nécessaire, les pertes seront, à très peu de chose près, égales à deux, trois, quatre fois celte valeur, en même temps que la proportion d'acide carbonique contenue dans ces gaz sera deux, trois, quatre fois plus petits.
Pour chaque valeur déterminée de T — (, la perte d'énergie calorifique sera donc aisément déduite de la proportion de CO' renfermée dans te gaz, par conséquent des indications fournies par l'appareil.
D'une manière générale, CO1 étant indiqué en centièmes par l'appareil, on a la perte pour m divisions :
Le tableau ci-joinl permet d'évaluer celle perte on fonction de l'air en
excès et de voir aussi dans quelle proportion s'accroît la déperdition de chaleur à mesure que diminue la proportion d'acide carbonique; il montre quel intérêt s'allache au réglage de l'admission de l'air dans les foyers.
361 HENIUVAUX. — LE VERRE.
Ainsi qu'il ressort de l'examen de ce graphique, pour une valeur de (T — i)7 égale à 300 degrés, la perte d'énergie calorifique atteint 32 pour 100 quand la teneur en acide carbonique descend à 6 pour 100, et dans un très grand nombre d'usines ce chiffre est un maximum.
Nous avons maintes fois trouvé 4 et même 3 pour 100 d'acide carbonique ; la perte dépasse alors 50 pour 100 pour une valeur de T — f, inférieure même à 250 degrés.
Dans le cas de fours à température très élevée, où les gaz s'échappent souvent à plus de 500 degrés, ces pertes peuvent prendre des valeurs plus grandes encore.
Une bonne combustion pratique qui correspond à une teneur de 14 pour 100 d'acide carbonique ne produit au contraire qu'une perte de 10 à 15 pour 100.
La détermination de la densité des gaz brûlés, en fournissant le moyen de doser l'acide carbonique, permet donc facilement d'évaluer l'excès d'air ainsi que la perte de chaleur qui en est la conséquence fâcheuse.
Chaleur entraînée par les gaz fixes. Pertes de combustible correspondant à la teneur des gaz en CO2 rapportées à 100 p. de combustible.
\Houille 85 pour 100 C, 4 p. 100 H.)
Par ces indications, elle permet de régler avec sûreté l'admission de l'air suivant les conditions variables du tirage ou de l'état du combustible qui se présentent aux diverses périodes d'une combustion, et de réaliser ainsi une économie de combustible bien souvent supérieure à 25 pour 100.
Burette de Bûnte. — Nous terminerons ce qui a trait à l'analyse des gaz en donnant la description d'un appareil « Burette de Bûnte », dont l'emploi est général en Allemagne. La burette Bûnte est appliquée surtout à l'analyse des produits de la combustion ; mais complétée par un eudiomètre Riban ou Bunsen, elle peut servir au dosage des hydrocarbures.
Cet appareil se compose d'un tube mesureur A (fig. 198) protégé par un manchon plein d'eau, surmonté d'un entonnoir t, portant un trait. Un robinet à trois voies a et un robinet ordinaire b ferment le tube mesureur dont la capacité entre ces deux robinets est d'un peu plus de 110 centimètres cubes. Le chiffre 100 correspond au robinet supérieur ; le o est à quelques centimètres au-dessus du robinet b, les divisions se continuent au-dessous sur un volume de 10 à 15 centimètres cubes.
Le mesureur est suspendu à un support spécial à l'aide de la pince K, qui s'ouvre facilement. Le même support porte un plateau fixe qui reçoit le flacon F destiné à refouler de l'eau dans la burette et aussi à aspirer les gaz.
On peut aussi remplir la burette du gaz à analyser à l'aide d'une pompe à gaz quelconque.
Pour prendre du gaz, on ouvre les robinets a et b ainsi que la pince />; l'eau du flacon F vient remplir la burette et l'entonnoir; on ferme la pince et les robinets lorsque l'eau arrive au trait marqué sur l'entonnoir. Le flacon F est abaissé ; on tourne le robinet a pour que le canal longitudinal e fasse communiquer la burette avec le gaz à analyser; on ouvre alors le robinet b, l'eau s'écoule et est remplacée par du gaz qu'on refoule par l'entonnoir t, après
avoir répété plusieurs fois celte opération pour purger le tube qui relie la burette avec le réservoir de gaz; ou prend un peu plus de 100 divisions de fraz, on fait une légère pression dans le mesureur à l'aide du flacon F et on tourne le robinet a pour que l'excès de gaz s'échappe à travers l'eau de
l'entonnoir. Toutes les lectures se font sous la pression atmosphérique augmentée de celle de la colonne d'eau de l'entonnoir.
Pour introduire les réactifs, on opère de la manière suivante : le robinet a étant fermé, on ouvre à, et eu abaissant le flacon F, on produit une dépression dans le mesureur; on ferme alors la pince p et le robinet b, on retire le tube de caoutchouc qui y était fiié. Dans la capsule C on verse le réactif en solution concentrée, on y plonge la pointe du robinet b qu'on ouvre ensuite ; le liquide
366 HE.NIUVAUX. — LE VEfllïE.
monte dans la burette un peu moins haut que l'eau, par suite de sa plus grande densité; après avoir fermé le robinet b, on relire la burette de la pince K, on bouche l'entonnoir t avec la paume de la main, on incline la burette et on lui imprime de petites secousses. En plongeant à nouveau la pointe de la burette dans le réactif et en ouvrant le robinet, on fait pénétrer
une nouvelle quantité du produit, qui vient remplacer le gaz absorbé. On agile à nouveau jusqu'à ce que le volume reste constant ; il faut alors laver la burette dont la pointe est placée dans une capsule pleine d'eau; on ouvre les robinets b puis a, l'eau de l'entonnoir t s'écoule, on a soin de la remplacer au fur et à mesure; une fois le réaclif chassé de la burette, on ferme le robinet b et on amène l'eau contenue dans l'entonnoir au trait marqué, puis
HENRIVAUX. — LE VERRE. 367
on lit le volume de gaz restant. On peut alors, à l'aide d'autres réactifs, absorber les divers gaz contenus dans le mélange.
On peut aussi, avec la burette de Bûnte, doser l'hydrogène et les carbures par combustion. A cet effet, l'appareil est disposé de la façon suivante (fig. 199) : A est la burette ordinaire avec le flacon F; K' et K sont deux pinces qui supportent, l'une un tube B, l'autre un brûleur de Bunsen ou une lampe à alcool.
Le tube B se termine à- la partie supérieure par un tube capillaire T, qui contient en v un fil de palladium; ce tube T ne doit jamais être mouillé; en bas du tube B est un robinet M.
Pour opérer, on mélange une quantité connue du gaz à analyser avec un volume également connu d'oxygène ou d'air atmosphérique, on agite pour favoriser le mélange. Puis, à l'aide d'un tube de caoutchouc, on relie la tubulure du robinet a avec le tube T, on chauffe progressivement le fil de palladium avec la lampe L et on fait passer doucement le mélange gazeux de A en B; à cet effet, on ouvre les robinets 61, a et b et la pince p; on doit arrêter l'arrivée d'eau quand le tube A est plein jusqu'au robinet a; on lait alors rentrer le gaz dans le tube A en plongeant la pointe du tube B dans une capsule pleine d'eau et en abaissant le flacon F; lorsque tous les gaz sont rentrés dans le tube A, on ferme le robinet a et et on laisse refroidir, puis on lit. Selon que le mélange ne contient que de l'hydrogène, ou de l'hydrogène et des carbures, on lit le volume du gaz restant pour calculer l'hydrogène, et dans le second cas, après avoir Iule volume du gaz, on do e l'acide carbonique produit.