LE GLAND ET LA CITROUILLE
Pourtant, au moment où il vient de lancer cette hérésie, il é|)rouve un scrupule, il examine de nouveau la question, doù le vers lent, mais n'y trouve que la confirmation de sa précédente conclusion, qu'il repète en d'autres termes dans le même mètre vif que précédemment :
Dieu s'est mépris : plus je contemple Ces fruits ainsi placés, plus il semble à Garo Que Ton a fait un quiproquo.
Là-dessus l'auteur prend la parole pour nous raconter la suite de l'aventure, d'où changement de mètre et adoption d un mètre lent, parce qu'il n'y a pas de raison pour en prendre un qui soit vif. Nous avons une série de neuf tétra mètres de douze syllabes :
Cette réflexion embarrassant notre homme, On ne dort point, dit-il, quand on a tant d'esprit ; Sous un chêne aussitôt il va prendre son somme. Un gland tombe : le nez du dormeur en pâtit. Il s'éveille; et portant la main sur son visage. Il trouve encor le gland pris au poil du menton. Son nez meurtri le force à changer de langage : Oh ! oh ! dit-il, je saigne ! Et que seroit-ce donc S'il fût tombé de larbre une masse plus lourde...
Pourquoi l'auteur n'a-t-il pas changé de mètre dès le second vers de cette tirade, pour les paroles de Garo :
On ne dort point, dit-il, quand on a tant d'esprit,
parce que le villageois qui dort déjà à moitié ne les a sûrement pas prononcées d'un ton bien vif, mais surtout parce que placées ainsi au milieu de la narration et encadrées dans le récit fait par le poète, elles perdent en quelque sorte leur personnalité, bien quelles soient au style direct, et deviennent
^L Grammii.nt. — Le vers français. 10
simplement comme ce qui les précède et ce qui les suit un des événements que rapporte le fabuliste. Au huitième vers, le dormeur réveillé reprend la parole ; pourquoi n'y a-t-il pas changement dé mètre ? les paroles du paysan ne sont-elles pas une brusque explosion de surprise suivant les constatations qu'il a faites ? Non ; c'est en faisant ces constatations qu'il parle et qu'il se prend à réfléchir sur ce qui lui est arrivé et ce qui aurait pu lui arriver, et pas plus ici que précédemment ses réflexions ne sont rapides : la nature de son cerveau s'y oppose absolument :
Oh ' oh ! dit-il, je saigne ? el que seroit-ce donc S'il fût tombé de Tarbre une masse plus lourde, Et que ce gland eût été gourde!
Le petit vers rapide qui termine cette phrase est là parce que au milieu de sa méditation il se rappelle soudain les réflexions qu'il avait faites avant son sommeil ; c'est comme plus haut la conclusion de ses réflexions, aussi avons-nous le même ton que précédemment ; notons dailleurs que ce vers est d'une importance capitale puisqu'il rappelle tout le sujet de la fable et amène le dénouement ; il était donc nécessaire de le mettre en relief.
En même temps le villageois se rappelle que non seulement il voulait mettre les citrouilles à la place des glands, mais qu'il accusait aussi le Créateur de s'être mépris; il envisage ce second point, doù le vers lent :
Dieu ne Ta pas voulu: sansdouie il eût raison,
et aussitôt qu'il a trouvé la solution de ce problème il le dit de nouveau vivement :
J'en vois bien à présent la cause.
La fable estterminée, l'auteur en a exposé tous les événements,
et n'a plus rien d'intéressant à nous dire, aussi la clôt-il brusquement sans changer de rythme par deux petits vers rapides:
En louant Dieu de toute chose, Garo retourne à la maison.
Prenons une fable un peu plus compliquée : Les deux Pigeons (IX, 2).
Le poète introduit ses personnages et expose le sujet de la fable en petits vers rapides :
Deux pigeons s'aimoient d'amour tendre : L'un d'eux, sennuyant au logis, Fut assez fou pour entreprendre Un voyage en lointain pays.
L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire?
V^oulez-vous quitter votre frère?
L'absence est le plus grand des maux : Non pas pour vous, cruel ! Au moins que les travaux...
Pourquoi n'avons-nous pas changement de mètre pour la réflexion morale :
L'absence est le plus grand des maux?
parce qu'elle est ici un des arguments de l'un des deux pigeons, exactement au même titre que
Voulez-vous quitter votre frère,
et que par conséquent il la dit du même ton. Mais lorsque son discours devient un reproche personnel, le mètre change aussitôt :
Non pas pour vous, cruel ! \\i moins que les travaux...
Dans ce vers, phénomène que nous avons rencontré plusieurs fois, c'est le premier hémistiche surtout qui est important, et c'est pour lui uniquement qu'a lieu le chang-ement de mètre. Le second hémistiche sert k introduire un développement nouveau, un nouvel argument suscité au pigeon par son amour pour son frère, argument dont les éléments sont mis en relief par un changement de mètre immédiat, un retour au vers de 8 syllabes dès la fin de cet alexandrin :
Au moins, que les travaux,
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage.
Encor si la saison s'avançoit davantage 1
Nous voyons un nouveau changement de mètre parce que l'oiseau passe des possibilités générales aux faits particuliers, et une fois ce mètre déterminé tous les faits particuliers qui lui viennent à l'esprit, ils les énonce dans le même mètre:
Encor si la saison s'avançoit davantage !
Attendez les zéphyrs : qui vous presse ? un corbeau
Tout à l'heure annonçoit malheur à quelque oiseau .
Je ne songerai plus que rencontre funeste,
Que faucons, que réseaux. Hélas 1 dirai-je, il pleut.
Ces deux mots « que faucons, que réseaux » sont le développement de cette expression plus générale « que rencontre funeste » ; ordinairement dans un cas pareil, nous l'avons vu, La Fontaine insiste sur les détails qui précisent une idée générale en changeant de mètre ; il ne l'a pas fait ici, mais il leur a donné un relief équivalent en coupant le sens à Thémistiche. Il y a trouvé cet avantage d'avoir à sa disposition un second hémistiche pour introduire, comme tout à l'heure, une idée nouvelle. Le pigeon ne craint pas seulement pour son ami le danger accidentel et problématique d'être tué ou pris, mais sa sollicitude fraternelle va jusqu'à s'inquiéter des simples
souffrances que lui causeront certainement les changements d'atmosphère ; cette idée était déjà comprise dans ce vers :
Encor si la saison s'avançoit davantage !
mais il la reprend ici sous un autre aspect, avec une allure plus vive en montrant à Fégoïste voyageur quelles seront ses continuelles angoisses, les questions qu'il se posera avec inquiétude, et il les présente en style direct, comme s'il se les faisait déjà. C'est pourquoi, aussitôt cette pensée introduite par le second hémistiche, le mètre change et redevient plus rapide :
Hélas ! dirai-je, il pleut :
Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut, Bon soupe, bon gîte, et le reste ?
Cette expression « tout ce qu'il veut » se détaille et se précise dans le vers suivant ; c'est bien encore un octosyllabe, mais il est rythmé à trois mesures au lieu de deux ; il est donc notablement plus lent (il y a ralentissement d un tiers) et produit l'écartement analytique nécessaire.
Le pigeon cesse de parler et le poète nous indique l'effet produit sur son compagnon par ses paroles. Il faut un nouveau changement de mètre. La Fontaine l'obtient très simplement en rendant à l'octosyllabe son allure habituelle à deux mesures :
Ce discours ébranla le cœur
De notre imprudent voyageur ; Mais le désir de voir et l'humeur inquiète Lemportèrent entin. . .
Il semblait qu'il allait céder, mais il se produit soudain un revirement dans son opinion et il s'abandonne à son projet aventureux. Ce revirement est marqué par le retour à l'alexandrin qui subsistera tant que l'idée se développera sans qu'aucun détail demande à être mis en relief:
Mais le désir de voir et riiumeur inquiète L'emportèrent enfin. Il dit: Ne pleurez point ; Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite. Je reviendrai dans peu conter de point en point
Mes aventures à mon frère ; Je le désennuierai. Quiconque ne voit guère, N'a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint
Vous sera d'un plaisir extrême.
Je dirai : j'étais là ; telle chose m'avint ;
Vous y croirez être vous-même.
Le premier petit vers :
Mes aventures à mon frère,
contient dans les mots « à mon frère » Tunique marque de tendresse que le voyag-eur donne à son ami. 11 demandait pour cela seul à être mis en évidence, mais il sert surtout à attirer l'attention par le changement de mètre qu'il constitue, et elle se porte sur le commencement du vers suivant :
Je le désennuierai. . . .
C'est en effet le grand argument qu'il oppose aux bonnes raisons du pigeon casanier. Il est beaucoup moins sentimental que ce dernier, et ne trouve pas autre chose à dire. 11 s'efforce alors de mettre sa justification en valeur, mais il ne lui vient à l'esprit que des développements sans ampleur. C'est sec, c'est décousu, impression que le poète donne bien en brisant ses vers à la césure, en faisant commencer et finir les propositions à cet endroit. 11 réussit pourtant, à force de retourner son argument sous toutes ses faces, à le mettre encore deux fois en relief, au moyen de ce petit vers :
Vous sera d'un plaisir extrême,
puis de ce dernier :
Vous y croirez être vous-même.
La discussion est terminée. Le poète prend la parole pour nous raconter le départ et les premiers événements qui le suivirent, et naturellement pour cela il revient au grand vers de 1 2 syllabes :
A ces mots, en pleurant, ils se dirent adieu. Le voyageur s'éloigne ; et voilà qu'un nuage L'oblige de chercher retraite en quelque lieu. Un seul arbre s'ofîrit, tel encor que l'orage Maltraita le pigeon en dépit du feuillage. L'air devenu serein, il part tout morfondu, Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie ; Dans un champ à l'écart voit du blé répandu, Voit un pigeon auprès : cela lui donne envie ; Il y vole, il est pris : ce blé couvroit d'un lacs Les menteurs et traîtres appâts.
Le petit vers qui termine cette période est fort important et le poète le met en relief parce qu'il rappelle un des malheurs annoncés par le pigeon demeuré au logis :
Je ne songerai plus. . . que réseaux.
Le fabuliste n'a pas cru devoir s'appesantir sur le premier événement, « l'orage », qui
Maltraita le pigeon endépitdu feuillage.
Le pigeon en a souffert sans doute, mais il n'en a pas fait grand cas : c'était prévu, il s'y attendait et ce n'est pas assez grave pour le faire renoncer à son projet. Nous ne devons pas nous y appesantir plus que lui ; mais cette fois c'est la seconde peine qu'il éprouve et beaucoup plus terrible : « il est pris » ; ce n'est plus un de ces événements qui sont dans l'ordre naturel des choses, c'est un accident. Gela lui donne à réfléchir et à nous aussi, grâce au petit vers qui attire notre attention. L'auteur reprend le même ton pour la suite de son récit :
Le lacs étoit usé : si bien que, de son aile, De ses pieds, de son bec, l'oiseau le rompt enfin : Quelque plume y périt ; et le pis du destin Fut qu'un certain vautour à la serre cruelle Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle Et les morceaux du lacs qui Tavoit attrapé, Sembloit un forçat échappé.
Le petit vers est là pour nous montrer le changement survenu dans l'état du voyageur : il n'est plus alerte et gai comme au départ, il s'enfuit, il a peur, il est même gêné dans son vol par les morceaux du lacs qui lui restent attachés, et un nouveau danger le menace, un autre des accidents annoncés (« je ne songerai plus... que faucons »), et c'est même là surtout ce que le petit vers doit mettre en relief en attirant l'attention sur le commencement du grand vers suivant :
Le vautour s'en alloit le lier...
Le poète continue :
Le vautour s'en alloit le lier, quand des nues Fond à son tour un aigle auxailes étendues. Le pigeon profita du conflit des voleurs. S'envola, s'abattit auprès d'une masure,
Crut pour ce coup que ses malheurs
Finiroient par cette aventure.
Nous avons montré à plusieurs reprises que lorsqu'il survient un nouveau personnage, lorsqu'un nouvel événement seproduit, La Fontaine a coutume de changer de mètre. Ici, le vautour, l'aigle arrivent sans changement de rythme, et de l'aigle on passe de nouveau au pigeon en gardant le même vers. C'est qu'à cet endroit il n'y a en réalité qu'un seul personnage en jeu, le pigeon, et tout le reste n'est que la série des aventures qu'il éprouve.
Les deux petits vers qui terminent cette dernière phrase :
« LES DELX PIGEONS »
Crut pour ce coup que ses malheurs Finiroient par cette aventure,
prouvent bien ce que nous disions tout à l'heure que le lacs lui avait donné à réfléchir ; mais au moment où Ton croit qu'il est complètement découragé, qu'il est convaincu que son frère avait raison, et ne va plus songer qu'à l'aller rejoindre, il se rassure soudain, pense que ses peines sont terminées et se dispose sans doute, tant est grande sa vanité, à poursuivre sa route pour avoir des événements plus gais à raconter à son frère. Cette idée demandait à être mise en relief ; les deux petits vers y pourvoient.
Mais un nouvel accident survient, un accident qui n'avait pas été annoncé par l'autre pigeon et qui fait contraste avec la quiétude que l'oiseau était en train de recouvrer. Un changement de mètre exprime ce contraste :
Mais un fripon d'enfant (cet âge est sans pitié) Prit sa fronde, et du coup tua plus qu'à moitié
La volatile malheureuse, Qui, maudissant sa curiosité,
Traînant l'aile et tirant le pied,
Demi-morte, et demi-boiteuse,
Droit au logis s'en retourna :
Que bien, que mal, elle arriva
Sans autre aventure fâcheuse.
Le petit vers « la volatile malheureuse » n'a aucune importance en lui-même, mais il sert à introduire et à mettre en relief le vers de dix syllabes « qui maudissant sa curiosité », dont le rôle est considérable : il nous oblige à faire un retour en arrière sur le commencement de la fable, s'oppose aux deux petits vers dont nous parlions tout à l'heure et nous montre le pauvre oiseau enfin convaincu et déplorant son funeste entêtement. Il y a changement de rythme pour le vers suivant parce que la description passe de l'état moral dupigeon
154 VERS LIBHES
à son état physique. Enfin l'auteur n'ayant plus de nouvel événement à relater clôt rapidement sa fable sans changer de mètre comme dans <( Le gland et la citrouille ».
La fable est terminée ; la joie qu'éprouvent les deux pigeons de se retrouver, nous l'imaginons aisément sans qu'il soit besoin de nous la décrire ; mais La Fontaine a voulu ajouter à ce récit une sorte de moralité sous forme de conseil, La meilleure transition qu'il ait trouvée pour introduire ce nouveau développement a été précisément de nous dire, en prenant personnellement la parole, quel fut leur bonheur d'êtreréunis. Du moment qu'il parle en son nom le rythme doit changer :
Voilà nos gens rejoints ; et je laisseà juger
De combien de plaisir ils payèrent leurs peines.
Naturellement le conseil qui se rattache à cela et que cette phrase introduit doit débuter dans le même mètre :
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager? Que ce soit aux rives prochaines.
Le second vers contient l'idée principale, il renferme le conseil que donne le poète, conseil fondé sur les événements racontés dans la fable et évoque par conséquent le souvenir de toutes les tribulations de l'oiseau voyageur ; c'est pourquoi il est dans un mètre différent du précédent. Ce conseil, le fabuliste ne le donne pas en passant, il le développe, le reprend sous une autre forme pour y insister, d'où nouveau changement de mètre :
Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau. Gomment le même objet peut-il toujours plaire?
L'ennui naquit un jourde runiformité, a dit Voltaire ; mais Platon avait enseigné avant lui que le
plaisir naît de la variété et du changement. Ce sera là pour La Fontaine le moyen de développer son idée « un monde toujours beau » et d'en préciser les détails en un vers plus rapide ;
Toujours divers, toujours nouveau.
Mais comment une seule personne peut-elle être « un monde » pour une autre ? Voilà une autre idée à préciser et si Ton veut que son développement fasse quelque impression il faut de nouveau changer le mètre :
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste.
De même que tout à l'heure l'idée du bonheur des deux pigeons réunis avait suggéré à l'auteur le conseil qu'il vient de nous donner et qu'il y a joint sans changer de mètre, de même ici la dernière idée exprimée <( comptez pour rien le reste », lui fait faire un retour en arrière sur lui-même et lui remet en mémoire des souvenirs personnels qu'il y rattache de la même manière sans changer de mètre ; il change d'idée particulière, il ne change pas d'état d'esprit général, et c'est toujours lui qui parle, toujours lui qui est en scène :
J"ai quelquefois aimé : je naurois pas alors,
Contre le Louvre et ses trésors, Contre le firmament et sa voûte céleste.
Changé les bois, changé les lieux...
S'il veut pourtant que nous comprenions bien la haute estime qu'il faisait ne son bonheur, il faut qu'il prenne un mètre plus rapide pour nous dire :
Contre le Louvre et ses trésors,
et s il veut renchérir encore sur cette idée il faudra recourir au contraire au vers lent qui analyse les éléments d'idées qu'il contient :
Gonti'e le firmament et sa voûte céleste.
Quant au petit vers suivant :
Changé les bois, chang'é les lieux,
il n'a pas grand intérêt par lui-même; ces bois et ces lieux le fabuliste ne pouvait les échanger contre rien puisqu'il ne les possédait même pas, et ils n'avaient pas pour lui une grande importance en eux-mêmes ; mais ce qui avait à son sentiment un prix uniqueet incomparable, c'étaient les souvenirs attachés à ces bois et à ces lieux. S'il a mis un petit vers à cet endroit, c'est donc pour introduire en lui donnant du relief le grand vers dans lequel il exprimera ces précieux souvenirs :
Honorés parles pas, éclairés par les yeux
de quelle divinité ? grand Dieu !
De l'aimable et jeune bergère Pour qui, sous le fils de Cythère, Je servis, engagé par mes premiers serments !
Nous ne nous attendions pas à cette aimable et jeune bergère ; mais nous avions tort : que peut-il y avoir au-dessus de l'objet des premières amours? C'est bien ce que sent le poète ; il le met en relief par un changement de mètre et ne nous parle pas de ses autres amours. Il envisage un instant ce charmant souvenir, puis la mélancolie le prend et son ton devient grave et lent dès ce vers :
Je servis, engagé par mes premiers serments !
pour se maintenir dans la même note presque jusqu'à la fin:
Hélas ! quand reviendront de semblables moments ! Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète!