SCÈNE V
MARIE, seule, ù gauche près de la table.
Écoutez votre cœur! — Mon devoir m’abandonne Et j’ai moins de vertu quand j’approche d’Yvonne.
Elle s’assied, saisit une plume et écrit.
S’iuterrompant — rêvant.
Abell ici! Tout près! Qui sait? chez moi demain! J’ai peur de moi. — Le voir et lui serrer la main! Hélas ! je ne puis pas, sans torture secrète,
Supporter un bonheur qui fait baisser ma tête !
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Avec résolution.
Je ne veux pas le voir. — S’il venait, le combat Me serait fatal ; oui ! La volonté s’abat Alors qu’on lutte avec celui qu’on aime — En somme Il possède des droits sur mon âme, cet homme!
Je ne veux pus le voir !.. — Il me répéterait Qu’il m’adore, et qui sait? mon cœur l’écouterait. —
Il ne sera pas dit que je sois descendue Au point d’oublier tout, et que je suis perdue,
Parce que depuis six mois quelqu’un s’est jeté Au travers de ma vie et qu’un rêve enchanté La trouble : Soyons forte ! il faut que je demeure Fidèle à mes devoirs. —
Apercevant Abel de Fageac qui entre — avec un cri d’effroi. Abel !
Froidement.
Vous, à cette heure?
Mais comment se fait-il...
Elle recule effrayée.