‹ Le Vertige, comédie en 1 acte, en versChapitre 8 sur 22 · SCÈNE TROISIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME

Moi qui, prudent, avais, sans secousse, sans peine Mené ma fille à Nice, envoyé l’autre à Vienne Pour assurer l’honneur et le repos de tous !

Vain espoir 1 Folle enfant! pauvre enfant!

% Use lève.

Je l’absous.

Elle est seule, elle est faible!. Ainsi qu’à ses pareilles L’amour fait résonner son chant à ses oreilles !

Une panse.

— On est jeune, on est belle, et délaissée ! On a De folles visions, et comme Ophélia,

Un jour, des fleurs en main, inclinant ses épaules.

On regarde le flot qui passe sous les saules !

On se penche, on écoute un bruit mélodieux...

Tout à coup effrayant, éblouissant ses yeux.

Le vertige saisit, tord l'enfant éperdue...

— Le flot s’ouvre, se ferme, et la femme est perdue ! —

Avec résolution.

Il faut que je la sauve! — Oui — comment!.

Par la terrasse, à tlroile, parait un domestique qui apporte une dépêche sur un plateau et une lampe qu’il pose sur la taklo.

MON T AL, brusquement.

Que veut-on?

Prenant la dépêche qu’on lui présente.

Une dépêche !

Joyeux,

Ciel ! Léon revient, Léon !

Que m'importe l’amour d’Abel. — Elle est sauvée!

Prenant son chapeau pour s’eu aller.

Avisons le ministre — il faut qu’à l’arrivée De Léon parmi nous, Fageac soit reparti!

Le domestique revient à droite et présente sur le seuil une carte de visite è Montai qui fait un pas pour sortir.

Qu’est-ce encor?

Prenant la carte de visite. — Surpris.

De Fageac?

Au domestique; résolument après une hésitation*

Réponds qu’on est sorti.

Ils sortent, Montai par la porte latérale de droite, le domestique par la terrasse à droite aussi ; paraissent Yvonne et Marie.

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