‹ Le vertige: comédie en un acte en versChapitre 17 sur 24 · ARIE · texte numérisé non relu

ARIE

Grands dieux ! . .da ns cette chambre on marche en ce moment, Je ne me trompe pas 1

Elle vent aller écouter et prête l'oreille.

ABEL, la retenant, avec amour.

Mais non, c'est seulement Le vent de mer qui fait crier la boiserie Ou récho prolongé d'une vague en furie.

Peureuse !

MARIE, épouvantée.

Laissez-moi! Non, j'ai bien entendul...

C'est mon père qui vient!... c'est mon honneur perdu, C'est le scandale ici, ma home qu'on proclame I Partez, oh!., par pitié pour une pauvre femme, Partez! Je vous supplie! Au nom de votre amour!

ABEL

Je vous quitte ; mais non sans espoir de retour, Car il faut que j'échange encore une parole Avec vous, et ce soir.

MARIE, effrayée.

Ce soiT !

ABEL, froidement.

L'heure s'envole,

Marie, Abel.

Ecoutez !

MARIE

Me revoir? Jamais! vous m'attirez Dans un piège !

AREL, avec autorité et presque à voix basse.

Ëcoutez : Sitôt que vous pourrez Me recevoir chez vous sans danger véritable.

Vous mettrez cette lampe ici sur cette table, Et dès que sa clarté, venant se projeter Sur le bas du perron, me dira de monter, J'accourrai! Je suis là...

MARIE, avec hoate.

C'est une chose infôme Que vous me proposez.

A BEL, insinuant.

Si vous aimez, Madame, Que vous importe?

MARIE, atterrée.

On vient. Au nom du ciel ! partez Vite, vous me perdez, Abel !

AREL.

Vous consentez N'est-ce pas?

« MARIE, faiblement.

Non.

AREL, menaçant à voix basse.

Tenez ! en cet instant suprême Ne me refusez rien. Je suis fou, je vous aime Et je puis tout oser !

Il sort par la terrasse à droite.

MARIE, pleurant, elle tombe sur un siège.

Oh! déjà le mépris!...

La porte de droite s'ouvre, apparatt Montai.

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