‹ Le vertige: comédie en un acte en versChapitre 2 sur 24 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MARIE, jmi» MONTAL.

HABIE, seule, à gauche au fond de la scène, regardant avec rêverie par

une fenêtre, des fleurs dans sa main.

Encor quelques rayons qui dorent la colline.

Tout est calme, la nuit se fait.

Montai parait.

Heure divine!

HONTALy il entre à pas silencieux par la porte latérale de droite, tenant un journal. — A part.

Elle rêve 1

Il sVrrête à l'observer»

MARIE, de même»

Oh 1 quels doux parfums d'orangers verts !

Quelles tièdes senteurs! Univers! Univers!

Pourquoi me monlres-tu ta splendeur éternelle? Pourquoi me troubles-tu? Pourquoi ta brise est-elle Si pleine de baisers, amant mystérieux?...

Se retournant et apercevant son père.

Tiens, mon père, c*est toi!

M ONT AL, allant à elle, après avoir posé son chapeau sur la console.

Ton front est soucieux Aujourd'hui. — Q,u'as-tu donc?

MARIE, contrainte, descendant la scène vers la gauche.

Rien, mais Nice m'ennuie.

Toujours le grand soleil, jamais un jour de pluie; C'est fatigant I — Tu viens de la poste. — A propos, Léon a-t-il écrit?

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