LE VICAIRE DK WAKEFIELD
M® e PRIMEROSE.
Elles lui offrent le titre de demoiselle de compagnie... des appointements bien supérieurs à tous ses besoins; mais j’ai compris, c'était uniquement pour ménager notre amour-propre. En réalité, Olivia serait leur amie, leur compagne.
OLIVIA , 4 p»Tt.
Oui... oui, partir, ne plus le revoir, c'est le salut qui m'arrive.
SOPHIE , k pan.
Elle ne rctasc pas tout de suite.
PRIMEROSE
Et... qu'as-tu répondu, femme?
U** miMEROSE.
Ouc je consulterais d’abord ma Allé... mais que , quelle que fût la résolution d'Olivia, c'était à son père de déd ier.
PRIMEROSE , p*tral n* ‘2.
Mon enfant, tu as entcudu... c’est une chose grave... c’est ton avenir, ton bonheur, le nôtre... Car, songes-y bien, que nous soyons réunis ou dispersés, nos joies, comme nos douleurs, demeurent inséparables.
ou vu.
Mon père !...
PRIMEROSE
Deux chemins s'ouvrent devant ta vie... l'un, modeste, humble, mais tranquille et siir; — l’autre, plus attrayant, peut-être plus riche d’espérances, mais semé de dangers inconnus et menant à un but incertain.
SOPHIE, bat à Olivü.
Oh ! reste, reste avec nous, tua sœur ! (oU«u M rvpwd pm.)
M®* PRIMEROSE , b rfgardaal, à pitk
Elle acceptera... Oh! les enfants!... Mais qu’elle soit heureuse!
PRIMEROSE
Tu ne icponds pas, Olivia... Tu réfléchis, tu hésites... et cette hésitation même me dit A l'avance quelle sera ta résolution. (nniwmi doiiti».) Avant de te prononcer, attends encore, ma fille... Ce n'est pas le père... cVst l'ami qui te parle... ma tendre»» pour mes enfants ne sera jamais égoïste... et, crois- le bien , en ce moment j’oublie l'intérêt de mon cœur pour ne songer qu'à toi.
OLIVIA
Oh ! je le sais, mon père.
PRIMEROSE
Vois ce coin de terre où nous a conduits lin sort que nous croyions funeste... Il est devenu pour nous l'asile de La paix, de l'ulxiudunce et du bonheur... Ruinés, désespérés, nous venions demander à ces champs un morceau de pain arrosé de nos sueurs, et la généreuse nature, avec la vie du corps, nous a rendu la sérénité de l'Aine... Qu'esl-ce nui a accompli ce miracle, ma tille? c’est le travail, le travail béni de Dieu... Les occupations utiles amènent les plaisirs sans amertume... A mes yeux, les oisifs, sont les seuls déshérités du ciel, (u p«e t
CMCta.)
H** PRIMEROSE
Olivia, mon enfant, médite bien les paroles de ton père. sorniE.
Ma sœur...
OLIVIA, a P»ru
Mon, non, je veux... je dois partir !