‹ Le vicaire de Wakefield drame en cinq actes et en proseChapitre 76 sur 85 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PRIMEROSE, MOÏSE. J EN Kl NS,* »n m, cmim un t« «itin*.

MolSE, nirttl |urb grill* et conrsat • mo port.

Bonjour, père !

rttIMKHOÂE, i#

Cher enfant... et ta mère! et tes «buts?...

Mfiist.

Elles vont venir; moi, je n’ai pas voulu attendre, et je vous vois le premier.

PRIMEROSE

Citer enfant !

moïse.

Pauvre père! vous voir ici. Oh !...

PRIMEROSE

Ne pariez pat de moi... du moins, j’ai un abri et du pain... mais vous...

MOÏSE

Oh! no vous inquiétez pas; nous sommes très-bien... nous avons loué deux petites chambre*, à deux lias d’icj... mes sœurs en occupent une; ma mère s’est accommodée de l'autre avec les deux petits enfants... moi je couche dans une soupente... c’est un peu étroit; mai», eu ouvrant la porte d'un côté et la fenêtre de l'autre, je puis encore passer mon hâtât sans sortir de chez moi.

PRIMEROSE

Cher Moine! ta gaieté me fait du bien ; mais 00 n'est pas tout que d’être logés... il faut vivre.

MOÏSE

Mes sœurs se proposent de broder... on leur a déjà promis de l'ouvrage.

PRIMEROSE

El toi, Moïse, que comptes-tu faire?...

MOÏSE

Oh!... je ne suis pas embarrassé... j'ai trouvé tout de suite un étaWun très-bon état.

PRIMEROSE

Lequel?.,.

* Prinieiose. Jecikios, au fond ; Molao.

MOÏSE

J’irai sur le port, offrir mes services aux voyageurs pour porter leurs bagages.

PRIMEROSE

C’est bien pénible, mon enfant.

MOÏSE

Vous oubliez, père, que je ne suis pas seul...

PRIMEROSE

Comment cela?...

MOÏSE

Certainement... travaillant pour ma mère, pour mes soeurs et pour mes petits frères, j’aurai de la force comme six.

Brave rnfaht! ... et George» ?

MOÏSE, canbaffVHM •

Georges, vous le reverrez.

PRIMEROSE

Aujourd’hui, n’est-ce pas?

MOIRE

Oui!... oui, mon père, (a pmi.) Car ce duel, c'est le jugement de Dieu !

PRIMEROSE

Qu'as-tu donc?...

MOÏSE

Rien!... rien!., voici l’heure des arrivages, je me rends à

mon poste Père, embrassez-moi et souhailez-moi bonne

chance.

PRIMEROSE, l'rrnt****»!.

Va, M'à'se, je n’ai pas besoin de prier pour toi. Dieu protège les bons (iis.

, MOÏSE

Au revoir, père, (u mtn co*w**o.)

PRIMEROSE, nrpanljnl Muta lortir cl »ll»*l m nmo ir.

Voilà du moins un bien que la malice de mes ennemis ne m Vu lèveras pas.

(Jcokin*, qui * écoulé toute celle scène avec le plus vif intérêt, suit Moïse de» yeux jusqu’à ce qu’il soit sorti, puis il regarde Primerose, s’approche de lui comme pour lui parler, s’arrête avec hésitation; eniin il prend une résolution, et dit t II tv faut.)*

JENKINS, *4» ri»pr»u à b m»in.

Monsieur Primerose, (s* rrprrnaot. ) Pardon...

PRIMEROSE, MTprii.

Monsieur Thompson!

«me r*s.

Il n'y a pluR ici de monsieur Thompson.

primerose.

Qui donc êtes-vous?

JENKINS

Deinandez-moi plutôt qui j’étais, il n’y a qu'un instant encore!... un coquin, un sacripant, digne de figurer à la tète de la collection de bandits qui vous entourait tout à l’heure... Que suis- je à présent? je nés sais rien moi-même... ce que je viens de voir et d’entendre a bouleversé toutes mes idées... Ce petit Moïse, avec sa gaieté et son courage, a produit sur moi le même miracle que son patron sur le rocher du désert; je crois, Dieu me pardonne, qu'il a fait couler de l'eau de mes yeux.

PRIMEROSE, • !'*nr.

Un tel langage.

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