‹ Le vicaire de Wakefield drame en cinq actes et en proseChapitre 82 sur 85 · UL)R( BELL · texte numérisé non relu

UL)R( BELL

Prisonnier! Pardieu, vous choisissez bien votre moment.

thorrhill.

C’est ce que je me (lisais.

BCRCBELL.

Le jour de votre mariage... quand je me disposais à aller revêtir l'habit de cérémonie pour jouer mon rôle de grand parent.

TMOftlUIlLI..

J'espère bien, mon oncle, que vous n’en remplirez pas moins aujourd'hui cette grave mission... J’avais raison de compter sur mon étoile... Un mot de vous va m'ouvrir lis portes de cet agréable séjour.

DLRCHELl., Tixmut.

Mauvais sujet! Je devine ce qui vous y amène... Quelque ancien compte de garçon qu'il vous a fallu régler avant d'entrer en ménage.

THORNHILL, tram*»».

Oni, c'est quelque chose comme cela.

■crcimx.

La vieille histoire, toujours nouvelle, d'un mari trop susceptible, d’un frère mal appris, prenant du mauvais côtelés galanteries de don Juan, pour une Pénélope de comptoir ou une Daphné de village.

THORNHILL.

Précisément !

BCRCBEl.L.

Heureusement aussi brave qu'aimable, Après avoir séduit la beauté, vous êtes de force à appliquer galamment un coup d’épée h son malencontreux défenseur.

THORNHILL.

Dame! mon oncle, l'amour et 1a guerre ont leur* chances... il n'y a rien à dire a cela.

RURCHE1L, rh»a§*aat 4e ion «t ««rkenmirut.

Pardonnez-moi, monsieur; il y a une chose à dire.

THoRsnu.L, imMM.

Et laquelle, mon oncle?...

BURCBELL.

C'est que, parmi tous ces rebuts delà société que la justice a entasse» dans cette prison, il n’en est pas un qui soit aussi coupable que vous!...

THORNHILL.

Monsieur!...

Buacarxu

Pas un moL

TBORRBIIX.

Mai»!...

BL'RCHELL

N’essayez pas de vous défendre... J’ai suivi pas à pas toutes vos actions, toutes vos infamies, tous vos crimes... j'espérais toujours que vous reculeriez... Hier encore, en vous envoyant chez monsieur Primerose, j'ouvrais une dernière porte à votrerepentir... je n'ai fait que vous fournir l'occasion ae commettre une lâcheté de plus... la plus vile, la plus odieuse... Voilà donc, monsieur, l'usage que vous avez fait de ma fortune.

thornbiix.

Mon oncle !

BÜRCHnx.

Je ne vous connais plus; je vous retire mon appui, mes bienfaits, et plut au ciel que je pusse vous retirer jusqu’au nom que vous ave* traîné dans la boue.

1IIORS HILE.

Soit, mon oncle, je renoncerai à votre fortune... ma nouvelle famille m'en donnera une autre avec laquelle je soutiendrai dignement ce nom que vous regrettez de ne pouvoir me ravir.

RLRCHFXL.

Votre nouvelle famille ; vous voulez parler do votre mariage avec mis» Wilmot?

THORNHILL.

Mariage assuré. En dépit du malheur qui m'arrive d'encourir votre disgrâce, mon oncle, non* avons stipulé, monsieur Wilmot et moi, un dédit de cinquante mille guinees,et mon futur beaupère entend trop bien ses intérêts., .

RIIIUUKLL.

Précaution sage, mais inutile, monsieur; ce mariage ne se fera pa*.

THORNHILL. .

Il ne se fera pas... et pourquoi?...

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