OFFICIERS COMMANDANTS DANS LES PAYS D’EN HAUT
AMARITON, à la Baie des Puants. Lincror (de), au lac Supérieur.
D’EscxaiLLons, à Kaminishgoya. Tonry (de), au lac Erié.
DuBuisson, aux Miämis. VercuÈRes (de), aux Sioux.
LAGoRGENDIÈRE (de), à Themiska- VizzeDonNNÉ (de), à la Riv. St. mingue. Joseph.
Lacneris (de), à Michilimakinac. Québec, 10 Juin 1727.
Demandes d'avancement.
Mr D’Esczis, Major à Québec, étant venu à mourir, Mr de Beauharnois propose pour le remplacer :
Le CHEVALIER BÉGon.—* Cet officier a très-bien servi “ dans la marine. Il est depuis 18 ans dans la Colonie et ‘ a plusieurs blessures considérables. 1l convient de lui ‘ accorder cette place.”
DE Sr. Ours p’EscHaizzons.—“(Cet officier sert depuis 14 ‘* ans et est depuis longtemps Capitaine. Il a toutes les ‘ qualités nécessaires.”
HERTEL DE LA FRENIÈRE est, en même temps, proposé pour être Capitaine.—tt I] y a 18 ans qu'il est Lieutenant, “ Il est couvert de blessures et a bien servi. Son père et “ dix de ses frères ont servi.”
Permissions.
Permission de passer en France, est accordée :
A Baïicy DE MESSE, Enseigne. A Dr Monrieny, Capitaine réformé. À DE BRAJELONE, Lieutenant. À DE Riçaup, Capitaine.
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Au Sieur Domicourr, de se rendre aux Iles, pour affaires de famille.
Décès.—Vers cette époque, la Colonie fit une nouvelle perte dans la personne de M" de LaMothe-Cadillac, une des plus grandes figures de ce temps. D'abord officier du régiment de Clairambault, Mr de LaMothe était passé, en 1691, en Canada, où son mérite n'avait pas tardé à se révéler. Devenu Lieutenant, et, peu après, Capitaine, il fut envoyé au Détroit, dont il est regardé, avec DuLuth, comme le fondateur. Le rare talent qu’il déploya dans ce poste, fit penser à lui pour la place
5 * de Gouverneur de la Louisiane. Après avoir rempli cette charge
pendant six ans, il repassa en France en 1717, obtint une pension de
quatre inille livres et mourut en 1730. Trois ans auparavant, était
mort un autre grand Capitaine, dont les beaux faits d'armes occupent / une large place dans l’histoire. Nous voulons parler de Mr de la
Durantaye. ‘ Homme de mérite et propre à tout,” disent ses contem-
porains, il avait été nommé Capitaine en 1665. Après avoir commandé
pendant plusieurs: années dans le pays des Outaouais et rendu d’im-
menses services, il reçut une pension de six cents livres et mourut en
MM. de Beauharnoiïis et Hocquart ‘ représentent que ‘ Mr BouILLET DE LA CHASSAIGNE est trop âgé pour pouvoir “ garder son Commandement dans une place qui demande beaucoup d'activité, et que Mr de la Corne, “ Lieutenant du Roi, ne peut guère le suppléer, n'ayant ‘ ni l'autorité ni la liberté suffisantes pour agir. En con- “ séquence, ils supplient le Roi de vouloir bien nommer “ un autre Commandant.”