‹ Le vicomte C. de Léry [microforme]Chapitre 62 sur 76 · DU CANADA · texte numérisé non relu

DU CANADA

+ Io OBSERVATIONS GÉNÉRALES,

Si nous avons donné la première place, dans l'Histoire des grandes familles du Canada, à la famille Benoist, c’est parce que la première elle nous avait mis en possession de ses archives et qu’alors nous pensions borner là notre travail. Cs motif fera comprendre aussi pourquoi, dans les premiers exemplaires de l'ouvrage, nous avons mis et laissé à leur place, au lieu de les renvoyer à la fin, certains documents qui n’intéressent que cette famille, et que, pour cette raison, nous avons supprimés dans les autres exemplaires.

Si, au risque de fatiguer le lecteur, nous avons reproduit intégralement de nombreux et longs documents dans le cours de l’ouvrage, au lieu de les abréger ou de les commenter, c’est parce que nous avions l'espoir qu'ils pourraient servir à l’histoire du pays et jeter un nouveau jour sur certains faits moins connus. Si, au contraire, nous n'avons pas donné plus de développements à notre récit dans d’autres parties de l’ouvrage, c’est parce que les documents nous faisaient défaut,

Si nous n'avons pas fait entrer dans ce même ouvrage un plus grand nombre de familles, c’est pour la même raison, et aussi parce que notre but était de ne parler que des familles qui, de l’aveu de tous, avaient joué un rôle proéminent. Du reste, ces grandes familles étant alliées, pour la plupart, aux familles actuelles, il semble que la gloire des unes fait la gloire des autres. Nombre de familles nouvelles ayant égalé, si ce n’est surpassé, le mérite des anciennes, nous n'avons pu nous empêcher de saluer en passant plusieurs des membres distingués qui en sont sortis.

Si nous n'avons pas enrichi cette publication d'un plus grand nombre de portraits, armoiries, facsimile, etc, c’est parce que nous étions dans l'impossibilité matérielle de faire une plus grande dépense, En tout cas, nous défions qui que ce soit, soit-ici, soit ailleurs, d’exhiber un ouvrage du même genre renfermant autant de richesses artistiques. En France, une semblable publication eût été, non-seulement appréciée, mais incontinent enlevée; ici, où les goûts sont ailleurs, on considère peut-être trop le prix d’un livre, eton ne fait pas assez attention aux déboursés qu'il entraine. Il n’est que juste pourtant de dire que bon nombre de familles ont répondu aux espérances qu'on en avait conçues et qu’elles ont fait honneur à leurs connaissances, autant qu’à leur origine et à leur position.

Enfin, si nous avons présenté certains faits d’une manière opposée à celle de nos dévanciers et sans tenir compte des observations peu fondées qui nous étaient faites, c’est parce que nous avions sous les yeux des documents entièrement contraires. Ce que nous disons des faits, nous pouvons le dire des familles elles-mêmes: nous avons donné comme de noble extraction toutes celles dont les anciens parchemins, ou les armoiries, semblaient en faire foi. Si, dans l’un ou l’autre cas, nous avons cominis quelques erreurs, qu’on veuille bien nous les signaler, et nous nous empresserons de les corriger, ainsi que nous l’avons répété à satiété.

Ile REMARQUES PARTICULIÈRES,

FamiILce D'AILLEBOUST.-—Melle Dorothée de Manthet, épouse de Nicolas d’Ailleboust, Sieur de Coulonges, était Dame d'honneur de la Duchesse de Vendôme, laquelle Duchesse assista à son contrat de mariage qui eut lieu, non le 3 Septembre 1632, mais le 3 Septembre

FaniLE LEMOYxNE DE LonGuEuIL.—Suivant une note qui nous a été communiquée par Mr Lemoine, de la Banque du Peuple, à Montréal, Jean LeMoyne, Seigneur de la Noraie et des Pins, cousin de Charles LeMoyne, Sieur de Longueuil, épousa à Québec, le 24 Juillet 1662, Mel Marie-Madeleine de Chavigny, âgée de 21 ans, fille de François de Chavigny, Sieur de Berchereau, pendant que, de son côté, Jacques Alexis Fleury, Sieur d'Eschambault, fils de Jacques Fleury et de Dame Périnne Gabard, ancètre de Melle Catherine d'Eschambault, épouse du IIIeBaron de Longueuil, contractait mariage, neuf ans plus tard, en 1671, et non en 1667, avec Melle Marguerite de Chavigny, veuve de Thomas Douaire, Sieur de Bondy, laquelle mourut en 1692, à lle d'Orléans, d’où il résulterait que les LeMoyne des Pins et les de Montenach descenderaient des deux sœurs.—Ce fut le 17 Sep-

ot ft OO R M L.4

sal, les

es

It,

tembre 1727 que le 1er Baron de Longueuil épousa en secondes noces Melle Marguerite LeGardeur, veuve du Chevalier P. de St Ours.—D'après Mr le CE, de Sérigny, de Bienville Ile, Fondateur de la Nouvelle- Orléans, serait mort à Paris le 7 Mars 1767, alors qu'il remplissait les fonctions de Directeur: Général de la Compagnie des Indes.—Si on s'en rapporte à des documents différents de ceux que nous avons suivis, le Colonel de Longueuil n'épousa point la veuve de Bonne, mais mourut célibataire. De Châteauguay [Te aurait eu, il paraitrait, deux enfants, un fils et une fille. Cette dernière serait morte le 12 Août 1764, chez les Hospitalières de la Rochelle, où elle était devenue Religieuse —Mr C. W. Grant, IVe Baron de Longueuil, était dans sa 66° et non 68° année, lorsqu'il décéda à Kingston.

Fauizce Ricaud DE VAUDREUIL —Ainsi que nous l'avons dit quelque part, dans une note, le Marquis de Vaudreuil, dernier Gouverneur français, mourut, non en 1764, comme on l'avait cru jusqu’à ce jour, mais en 1778. Voici, en effet, ce que nous lisons dans une lettre, en date du 20 Octobre 1778 : ‘“ Une lettre de Tours m'annonce que Mr Rigaud de Vaudreuil est mort, sans dire l’endroit où il est mort. Je crois qu'il est possible de le savoir, en s'adressant à Mr le Marquis de Vaudreuil, Inspecteur des troupes à Paris, lequel doit porter le deuil de son oncle, et que, par lui, il est possible d’avoir son extrait mortuaire. D'après tous les renseignements qui m'ont été donnés, est-il dit dans une autre lettre du 26 Avril 1779, il n'y a plus aucun doute sur la mort de M" Rigaud de Vaudreuil. Ainsi, vous êtes déchargé de la rente viagère de mille livres que vous lui avez payée jusqu’à ce jour. J'ai acquitté celle de 1778; mais, comme dès le mois de Septembre il était mourant, il peut se faire que j'aie payé six semaines, ou deux mois, de trop.” Ces lettres étaient adressées par Mr de St Amand, à Paris, à MrJ. G. de Léry qui, en ‘772, avait acheté de Mr de Lotbinière la Seigneurie de Rigaud, celle même où se trouvent les mines d’or aujourd’hui si réputées en Canada.

FAMILLE DE BOUCHERVILLE, DE LA BROQUERIE ET DE LA BRUËÈRE.— L'un des membres de cette famille, d'abord Représentant du peuple, est devenu Orateur du Conseil-Législatif de Québec et Président du Conseil des Ministres. L’ainé de la famille demeure présentement, non à Montréal, mais à Québec.—Le nom de Mr de la Broquerie actuel, fils de Mr Joseph de la Broquerie, est Joseph-Antonin, et non Joseph- Antoine, comme on nous l’avait fait dire d’abord; de même que celui de Mr° Taché, veuve de M" Taché négociant et mère de l’Evêque de

- St Boniface et du Député-Ministre de l'Agriculture, est, non Louise-

Henri, mais Louise-Henriette.—C'était Joseph, et non Jean-Baptiste, que s'appelait, ainsi qu'on vient de le voir, le père de Melle de la Bro-

ob

oo oo EE

querie, épouse de Mr P. C, de la Bruère. Egalement, c'était Pierre, et non Pierre-René, que se nommait le Dr de la Bruère, l'un des quatre enfants survivants du second mariage de Mr René de la Bruère avec Mae J, Weilbrenner, et père de Mr René de la Bruèro actuel, lequel a épousé Melle V, Leclère. Le nom du mari de l’une des sœurs du Docteur est, non M* Chevalier, mais Mr P. Chevallier, Puissent ces rectifications minutieuses satisfaire ceux qui y attachent une grande importance !

Faire DE BeausEeu.—Jusqu'à preuve du contraire, nous maintenons que Mr H. D. M. de Beaujeu, le vainqueur de la Monongahéla, avait été nommé Commandant du fort Duquesne. On peut voir, en leur place, les autorités que nous avons citées à l'appui de cette assertion. A la vérité, dans le 2 volume de son Cours d'Histoire du Canada, M' Ferland, avec une note à l'adresse de Mr Shea, reproduit une lettre du Capitaine de Contrecœur, qui ne va à rien moins qu'à ôter toute créance à cette opinion ; mais, à notre avis, cette lettre n'est point concluante. En effet, M: de Beaujeu, nommé pour le remplacer, ayant été tué dans la bataille, le Capitaine de Contrecœur qui avait ordre de ne laisser le fort que lorsque la paix serait rétablie, a pu se considérer comme étant encore investi du commandement et s'exprimer en conséquence.

Fame Debarrzcx.—Cette famille, alliée aux de St Ours, etc, était originaire de Hambourg. Ayant perdu, pendant la tourmente révolutionnaire, trois millions qu'elle avait prétés au parti conservateur, elle se trouva complétement ruinée. C'est alors que le plus jeune membre de cette famille passa en Amérique, où il a trouvé la mort. De son mariage avec Melle de Lussadière, appartenant à une famille distinguée, il ne laissa qu'un fils, lequel, par son oncle et par son père, devint héritier des Seigneuries Delorme et Debartzch, et, par sa mère, de celle de Rougemont. On sait la part que l'Honorable F. D. Debartzch a prise aux événements de son temps; inutile donc de la rappeler ici.

FAMILLE CHARTIER DE LOTBINIÈRE.—Le nom de l'unique sœur de l'Honorable Mr E. G. Chartier de Lotbinière était, non Charlotte, mais Louise. Toute jeune, elle avait épousé, comme on l’a dit, le Juge de Bonne; mais, contrairement à ce que nous avions avancé sur la foi d'autrui, elle ne se remaria point et n'eut point d'enfants. Le Comté que représentait en 1858 l'Honorable R. U. Harwood, était celui de Vaudreuil, sans comprendre celui de Clark. C’est à. Vaudreuil, et non à Montréal, que réside M" W. Bingham-Harwood. L'’E, placé devant le

.nom du père des trois Demoiselles de Lotbinière, doit être remplacé par C, et ainsi tout sera exact.

FAMILLE JUCHEREAU-DuCHESNAY.—C'est en Canada, et non en Angleterre, comme il a été dit par erreur, qu’eut lieu le mariage du Che-

valier Duchesnay, Aide de Camp-Provincial, avec Melle E, Jones de Gosport. Son frère Michel-Louis, Commandant d'une Compagnie de Voltigeurs, épousa, comme il a été rapporté, la sœur du héros de Chäveauguay.

Faniie FLeury D'EscHAMBAULT.—C'est en 1671, et non en 1667, ainsi qu'il a été marqué plus haut, que Mr J, A. Fleury d'Eschambault contracta mariage avec Melle de Chavigny. Les enfants issus du mariage du Dr d'Eschambault avec Melle Raymond, étaient au nombre de six, et non de sept. Le nom du représentant actuel de cette famille est Alphonse, et non Arthur.

Fanize Manin.—Cette famille, alliée aux de la Gorgendière, branche de la famille d'Eschambauit, était originaire de Gènes. S'étant établie en Provence, elle avait formé deux branches, dont l’une semble exister encore en France, comme on l'a vu ci-avant. Le chef de la seconde fut Mr Joseph Marin de la Malgue, lequel passa dans la Nouvelle. France avec un détachement des troupes de la marine et devint Capitaine et Chevalier de St Louis. “Entré au service du Roi en 1731, porte un document que nous avons sous les yeux, le Capitaine Marin prit part à 28 campagnes, dont 12 en chef, à la tête des Sauvages et des troupes légères. Dans toutes ces occasions, il donna des marques de la plus intrépide valeur, En 1759, après la prise de Québec, sa maison fut totalement pillée, en représailles des pertes qu'il leur avait fait subir, et contrairement aux articles de la Capitulation. De retour en France, le Capitaine Marin fut envoyé, en 1762, à l'Ile de Terre-Neuve. C'est alors qu'il fut fait prisonnier pour la seconde fois. [l avait épousé à Québec, le 14 Septembre 1745, Mel Charlotte Fleury de la Gorgendière. De ce mariage sont nés trois enfants : Joseph, le 14 Avril 1752, Charles-François-Xavier, le 31 Août 1757, et Marie-Louise, le 23 Avril 1748 Les armes de cette famille étaient : d'argent à trois bandes ondées el entées de sable.

Famizze HERTEL DE Rouvizce.—C'est sept ans avant son épouse, et non sept ans après, qu'est mort Mr J. Bt Hertel de Rouville. C’est en

1865, et non en 1845, qu'est décédée Melle H, L.S. Hertel, épouse de M° L. J. Lamocque. Ce sont là des erreurs typographiques faciles à corriger. De même, dans la notice sur la famille Baby, il faut lire Mr Duperron-Baby, au lieu de M: Dufresne-Baby.

FaniLe LEFEBVRE DE BELLErEUILLE.—Les enfants issus du mariage de Mr A. Lef. de Bellefeuille, Député-Adjudant-Général, et de Melle McGills, sont: Marguerite-Angélique, épouse de M° A. Chartier de Lotbinière-Harwood, membre du Parlement Provincial, Marie-Antoinette. Eustache-Marie-Antoine et Louise-Charles-Auguste, et non Joseph.

FAMILLE SINCENNES.—De son premier mariage, contracté en 1853, et non en 1848, avec le Capitaine J. R. Sincennes, Melle M. L, E. M. Hertel de Rouville, présentement épouse de Mr. J. Daigle, néguciant à Belœil, n'avait eu qu'une fille. M.F. Sincennes, de la Compagnie du Richelieu, est son beau-frère. Ce sont là des faits que nous aimons à r“* ‘blir, d’après des données plus exactes que celles qui nous ava, ord été présentées. |

Fauizze DE SALABERRY.—D'après l'observation que nous a faite l’Honorable P. Chauveau, 4. A. M. de Salaberry fut membre, après l'union des deux Canadas, ron du Conseil-Législatif, mais de la Chambre d'Assemblée, bien que 238 documents sur lesquels nous nous étions d’abord appuyé, semb'ent confirmer le contraire.

Famizce Deziscr.—C'était Jean, et non John, que s'appelait M° Delisle, le premier qui, après avoir épousé une Demoiselle d’origine anglaise, vint ‘établir dans le pays. A lui, et non à son fils Jean- Guillaume, ruoique très-distingué lui-même, doivent se rapporter tous les éloges :jue font de sa science et de sa capacité les annales canadiennes —Des sept enfants de M" Benjamin Delisle, trois vivent encore: M: D:vid Delisle, Médecin à St Denis, Mne E. McDonald de St Jean, et M: Alfred Delisle qui réside auprès de sa mère.

Famizze SELBy.—Cette famille, alliée aux Baby, est originaire du Northumberland, en Angleterre. Après un brillant cours d’études en France, M' Georges Selby, chef de cette famille, passa en Canada, où, pendant plus d’un demi siècle, il n’a cessé de jouir de l'estime et de la confiance publiques. Grand, bien fait de sa personne, mais surtout charitable et bon catholique, il avait toutes les qualités qu’on aime à retrouver dans un homme de l’art. Son fils, M" William Selby, non moins remarquable par les dons précieux dont Dieu s'était plu à l’orner, embrassa la même profession que son père. Il semblait devoir fournir une longue carrière, lorsque, le 4 Février 1829, il fut ravi à l'affection de sa famille et de ses nombreux amis, n'ayant encore que 40 ans. Il avait épousé, en 1815, Melle Marguerite Baby, troisième fille de l’'Honorable F, Baby, de Québec. Après la mort de son mari, le premier qui ait été enterré dans la nouvelle Eglise paroissiale, cette Dame alla demeurer avec son beau-père qui résidait, rue St Paul, là où a été élevé depuis le marché Bon-Secours. Ce noble vieillard étant venu à mourir en 1835, Mw Selbyÿ passa en Europe avec ses Demoiselles. A Londres, où le souvenir de son père et de son oncle, l'Honorable C. de Lanauère, vivait encore, elle fut reçue par Guillaume IV avec la plus rare distinction. Invitée à toutes les fêtes de la Cour, et même à Windsor, il ne tint qu’à elle d'obtenir des titres et d'unir son sort à celui d’un Lord anglais De Londres Mme Selby se rendit à Paris, où elle ne fut

pas moins bien accueillie par le Monarque français. ‘Il ne faut pas, Madame, lui dit Louis-Philippe, que le séjour que vous avez fait en ‘Angleterre vous fasse oublier que la France est la patrie de vos ancêtres.” C'est alors que M=e Selby reçut une lettre, de la main même de la Reine Adélaïde, qui lui faisait part de la mort de son époux, Guillaume IV. Etant ensuite passée à Rome, elle fut admise en audience par Grégoire XVI qui voulut que Marie, la plus jeune de ses filles, fit sa Ire Communion et reçut la Confirmation des mains du Cardinal Odeschalchi, ce qui eut lieu en présence du Ct* de Praslin, de la princesse Sophie, Dame de l’Impératrice de Russie, et d’une foule de noblesinvités. Lorsque Mr: Selby revint en Canada, le pays était en insurrection. En des circonstances aussi délicates, sa conduite fut celle d’un Ange de paix et de conciliation. De son mariage elle avait eu huit enfants, quatre garçons et quatre filles; on sait quels sont les survivants.

Famicze Guy.—Comme son frère Louis, Mr Etienne Guy, père des MM. Guy actuels et de Mre Berthelet, fut Lieutenant-Colonel. L'’avancement dans la magistrature ou ‘a milice n'ayant lieu, suivant Ja loi, qu’à tour de rôle et d'après l'ancienneté, il s’ensuit que les MM. Guy, à part leur mérite personnel, ne dürent le leur qu'à leur âge de services, et non à la faveur. Nous prenons acte de ces précédents pour souhaiter que ces règles soient toujours observées dans la pratique. C'est foi, et non loi, qu’il faut lire au sujet des compatriotes qui émigrent et vont chercher une fortune plus que douteuse en pays étranger. —C'est vingt-deux ans, et non dix-huit, que survécut à son mari la seconde épouse de Mr P. Guy, le premier qui vint se fixer en ce pays.— C’est aux Indes Occidentales, et non Orientales, qu'est mort Mr L. Guy, Lieutenant au 84° régiment de Ligne, et précédemment Député Adjudant-Général des milices du Bas-Canada.

FaMiLce LusiGNAN.—Mr Lusignan, récemment enlevé à l'affection ds ses proches et de ses amis, était allié aux familles Roy et Dumas par sa mère, et non par sa première épouse, cette Demoiselle n'étant nullement parente, comme nous l’avions cru d’abord, avec les MM. Roy de Montréal; mais, par elle, il était allié à la famille de l’Honorable P, Chauveau, présentement Ministre de l’Instruction Publique pour le Bas-Canada. Nous avions promis au regretté défunt de corriger ces inexactitudes ; nous sommes heureux de remplir notre engagement.

Page 1