‹ Le vieillard des tombeauxChapitre 3 sur 79 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

par elles la niémoire des justes dont la cendre

était allée se ré nir à celle de leurs ancêtres. Le Vieillard des (ombeiiux n'était pas de ces bigots qui, tandis qu'ils ont un œil tourné en app rence vers le ciel , on' bien soin de tenir l'autre fixé sur quelque objet suhlunaire.

« A mesure que son enthousiasme s'accrut, ses voyages dans la province de Galloway devinrent plus fréquents, au point de lui faire négliger le devoir imposé à un père de subvenir aux besoins de sa famille. Depuis l'aimée (758, il cessa tout à fait de revenir du Galloway près de sa femme et de ses cinq enfants à Gatelowbrigg, ce qui engagea mistres Paterson à envoyer son fils aîné, Walter, alors âgé seulement de douze ans, dans le comté de Galloway, à la recherche de son père. Après avoir parcouru la presque totalité de cette vaste province , depuis le Nick de Benncorie jusqu'au Fell de Barullion, il le trouva enfin occupé à restaurer les monuments raméroniens , dans l'antique cimetière de Kiikchrist 4, sur la rive occidentale de la Dee, vis-à-vis de Kirkcudbright. Le jeune garçon fit tout ce qu'il put pour engager son père à revenir dans sa famille, mais il ne réussit point. Mistress Paterson alla même jusqu'à envoyer quelques-unes de ses filles , qui n'eurent pas plus de succès. A la fin, dans l'été de 1768, elle alla s'établir dans le petit village de Balmaclellan, ou, par le moyen du mince revenu qu'elle se fit en tenant une petite école, elle éleva sa nombreuse famille d'une manière respectable.

" Il y a une petite pierre monumentale à la ferme de Caldon, près de Hoitse of the Hill^ , dans le comté de Wigton , qui est en grande vénération , comme étant la première qui ait été érigée par le Vieillard à la mémoire des personnes qui périrent dans cet endroit en combattant pour leur croyance religieuse, durant les guerres civiles du règne de Charles M.

« De la ferme de Caldon , les travaux du Vieillard s'étendirent avec le temps sur presque tout le pays des basses terres de l'Ecosse. Il y a peu de cimetières dans les provinces d'Ayr, de Galloway ou de Dumfries, où l'on ne reconnaisse même aujourd'hui les traces de son ciseau. Il est facile de distinguer son travail de

méroniens , se faisait alors singulièrement re- celui de tout autre artiste, parla sculpture

marquer par sou austérité, à l'imitation de Ca mérou , son fondateur, dont le Vieillard des tombeaux soutint les principes avec la plus vive ardeur. Il fit de fréquents voyages dans le comté de Galloway, pour assister à leurs convcnticu/es^, et il lui arrivait quelquefois d'emporter avec lui des pierres sépulcrales, prises dans sa carrière de Gatelowbrigg , pour conserver

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