‹ Le vieillard des tombeauxChapitre 5 sur 79 · Maison de In colline, s. m · texte numérisé non relu

Maison de In colline, s. m

4 WALTER SCOTT

In r.tinillr; mais il ii«' profilait pas toujours (I(î sibics partout où je pouvais <»«p<''r<'r de décou-

celtc l'acilit»'', ccunn»' oii peut Ir Noir par le m«''- vrir le lieu où l'on avait di'-po.sc' les restes du

moire suivant de ses dépenses frugales, trouvé Vieillard; mais elles ont été vaines, car sou

«Inus son i)in-tereuille, aprt-s sn uu)rt, parmi décès n'est inscrit sur le registre d'aucune des

d'autres papiers dont quelques-uns sont en ma paroisses environnantes. J'éj)rouvc une certaine

possession : peine en pensant qu'il est probable que ce

(intehonse of Flcet, 4 février 1796. personnage singulier, qui 0 passé tant d'année.<ï

JJoii UoBKiu I'atkuson fi MAr.diiKKiTK CiiixYSTALKr (Ic Sa Joiigue cx istcucr à faire lous ses (fTorts poui

l'oiir lot^Tiiunl pcmlant sc-pt .semaines.. 7,. o 4 » perpétuer, au moyen de son ei.seau et de son maij-

rour quatre auel.lets de farine .favoine. o i /, j^.j j.^ ^(.,^„i,^, j'^,,, .,„., „„„,,,,^. ,,,. p,,,so,„K,s Pour SIX lipi)ie,s lie ijoninies de t(;rre ... o i J • 1 1 • • . .

Pour aident prête lors de la communion H"» "<^ 'C valaunt point, n a pas mcnie une .seule

<le y\. Ueid 060 pierre qui indique h; lieu où il repose. J

Pour trois ehopines de yerr, bues avec „ J^e Vieillard eut trois fils, Uobert, WaKer 1

.Saudy le marehnnd de craie " « ^ gt John. Le premier , comme on l'a déjà dit ,

o iS ^ est établi dans le village de lialmaclellan, jouit

Reeu u compte. . . /.. o 10 o „ , . . a i a • , - 1

cl une certaine aisance et est ires-respecle de ses

^^ ^ " '■ " "* voisins. Walter mourut il y a quelques années,

« Ce mémoire prouve que dans sa vieillesse laissant après lui une famille qid vit très-bo-

îiotre religieux pèlerin était fort pauvre, mais norablement. Jolm passa en Amérique en 177G,

c'était plutôt par choix que par nécessité; car et après diverses vicissitudes de fortune, .se fixa

à l'épocjuc dont nous parlons, .ses enfants étaient à Baltimore, »

très-bien établis , et auraient désiré qu'il se Le vieux Nol aimait assez une innocente

fixât dans la Aimille; mais rien ne fut capable plaisanterie, comme le disent les Mémones du

de le faire renoncer à sa vie errante. Il continua capitaine Hodgson. Le Vieillard des tombeaux

hvoyagerdecimetièreencimetièrc,monta surson lessemblait un peu pour ce tour d'esprit au

vieux petit cbevaljusqu'audernierjourdcson exi- Piotecleur. Comme maître Silence, il avait été

stence, et mourut, ainsi que vous le rapportez, ga» deux ou trois fois dans son temps; mais

.àBankhillprèsdeLockerby, le 14 février 1801, tout, en lui, jusqu'à ses plaisanteries, était

clans la quatre-vingt-sixième année de son âge. d'une nature triste et .sépulcrale, et souvent

Aussitôt que son corps fut trouvé, on en donna niêtne lui occasionait des dé.sagréments, comme

avis à sa famille, à Balmaclellan; mais il était 0» le verra par l'anecdote suivante :

tombé une si grande quantité de neige que la I-ie Vieillard était un jour occupé, comme

lettre qui portait la nouvelle et /es détails de '^ son ordinaire, à réparer les tombes des inar-

sa mort fut long-temps retenue en route , et tyrs dans le cimetière de Girtiion , et le fos-

que les restes du pèlerin furent enterrés avant soyeur de la paroisse exerçait en même temps

qu'aucun de ses parents fût arrivé à Bankbill. ses fonctions à une courte distance. Quelques

« Voici la copie exacte des frais funéraires; petits espiègles jouaient autour des deux vieil-

l'original est en ma possession : lards , et par leurs mouvements impétueux et

, . ,, , leurs voix bruyantes les dérangeaient beau-

Jsir.\ïOl\\l>il)JjlSl des frais cl cnicrrcmeiit de Y{OBERT Pa.- , , ' .. , . ,

■r z^so^, cicccde à' Ji'MMi/i/e TA de feWler iSor. ^oup dans leurs occupations serieuscs. Les

plus turbulents étaient deux ou trois garçons ,

Pour iTganl'lture VeVc! '.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'..'.'. ' l'I 8 petits-fils d'un homme bien connu sous le nom

l'ourîine chemise il lui destinée o 5 6 du tonnelier Clément. Cet artiste jouissait du

Pour uiîc paire de bas de coton o 2 o privilège presque exclusif de faire et de vendre

Pour pain aux funérailles o 2 6 ^^^^ habitants de Girthon et des villages envi-

Pour fromage id o 3 o j.^^^^^^g j^^ divers ustensiles de bois dont

Pour «ne puite de rum o 4 b .,... .,, , ,,

J>our une pinte de whisky o 4 o "S faisaient usage , comme cuillers , ecuelles ,

]our un messager chargé d'aller à Annan. 020 gobelets, tasses, brocs, tranchoirs , et autres de

l'our le fossoyeur o i o toute espèce. 11 est à remarquer que , malgré

Pour la toile du linceul 028 „ „ , j , ,. .,

1 excellence des ouvrages du tonnelier, ils com-

, , . < „„ „ . ' ^ * '^ muniquaient presque toujours , surtout quand

Trouve sur lui après sa mort. 176 ., ,,^. ^ ,, ^ , ■ 1 . ,.

; — 7 ils étaient neufs, une teinte rougeatre au li-

'* "* quide que l'on y mettait, circonstance, au reste,

« Ce compte est certifié véritable par le (ils qui jusque là n'avait point paru extraordinaire.

du défunt. Les petits-fils de ce fabricant de vaisselle

« Une indisposition empêcha mon ami d'al- de bois s'avisèrent de demander au fossoyeur

1er à Bankhill pour assister aux funérailles de ce qu'il faisait de ces nombreux fragments de

son père; je le regrette d'autant plus qu'il vieux cercueils qu'il relirait des tombes qu'il

ignore dans quel cimetière il fut enterré, creusait. « Ne savez-vous donc pas, dit le

« Dans la vue d'ériger un petit monument à Vieillard des tombeaux , qu'il les vend à votre

sa mémoire, j'ai fait toutes les recherches pos- grand-père , qui en fait des assiettes , des cuil-

LE VliaLLARD l)i:S TOM

Icrs , cl<s lasses, des éciu^lles, et autres vases semblables? » Eu entendant une pareille assertion , les enfants se dispersèrent , pleins d'horreur et de consternation, en songeant qu'ils s'étaient servis, dans un grand nombre de repas, d'objets qui , d'après ce qu'avait dit le Vieillard , convenaient beaucoup mieux à des banquets de sorciers et de revenants '. Ils portèrent cette nouvelle dans leurs familles , et l'on peut croire que plus d'un diiier fut attristé par les idées épouvantables qu'elle fit naître , car ce que l'on disait des matériaux paraissait expliquer la teinte rougeâtre qui , même dans le temps de la plus grande réputation du tonnelier, avait toujours paru suspecte. La vaisselle de Clément fut rojetéo avec horreur, au grand profit de sos rivaux les marchands de poterie. Le fabricant de boissellerie vit son commerce tout à coup interrompu, et il en apprit la cause par i)lusieurs de ses pratiques qui

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