‹ Le vieillard des tombeauxChapitre 72 sur 79 · WAT.TE · texte numérisé non relu

WAT.TE

tive était ou qu'il y avait eu une véritable apparition de l'esprit de feu Ileju'i

IMortou , sur la j)ossil)ilité de hKjuelle, connue théoloj^ieu et couinie pliilosoj)he, il n'était disposé à dire ni oui y ni non; ou que ledit Henri iMortou , étant encore in rerum nafurà^ était ap|)aru ce matin eu personne; enfin que quelque étrange deceptio visas , ou ressemblance frappante de visage, avait trompé les yeux de miss lîellendcn et de Thomas Uolliday.

Le docteur Jie voulut se prononcer sur aucune de ces trois hypothèses ; mais il affirmait sur sa vie que l'une de ces trois causes était la véritable.

Lord Evandale eut bientôt un nouveau sujet d'inquiétude. On vint lui dire que miss Bellenden était dangereusement malade.

« Je ne partirai point d'ici, s'écriat-il , avant d'être certain qu'elle est hors de danger. Je ne le puis , ni ne le dois ; car quelle qu'ait été la cause immédiate de sa maladie , c'est moi qui l'ai fait naître par mes malheureuses sollicitations. ■>

Il resta donc en qualité d'hôte dans la famille. La présence de sa sœur et de lady Marguerite Bellenden , qui , quoique atteinte de la goutte, avait voulu qu'on la transportât à Fairy-Knowe aussitôt qu'elle avait su la maladie de sa petite-lille , rendait le séjour de lord Evandale aussi naturel que convenable.

Ainsi il attendait avec inquiétude qu'Edith pût, sans danger pour sa santé, avoir avec lui une dernière explication avant son départ.

« Elle ne doit pas craindre, » dit ce malheureux jeune homme , « que j'abuse de son engagement envers moi pour l'obliger à conclure un mariage dont l'idée seule paraît porter le désordre dans son esprit.

Page 1