ACTE L SCÈNE IV
Dans le commencement je m'en faisais scrupule ; 130
Mais, en fermant les yeux, je vous ai mieux servL
J'ai donc feint d'ignorer que chacun à l'envi
Dans la maison volait, pillait à sa manière :
Sans parler des. envois de notre cuisinière.
Qui ne fait que glaner ; madame Evrard tout bas
Moissonne, et chaque jour amasse argent;, contrats.
Ambroise est possesseur d'une maison fort grande, »
Achetée aux dépens de qui? je le demande.
Chaque jour il y met un nouveau meuble ; aussi
Je vois que chaque jour il en manque un ici : 140
De façon que bientôt, si cela continue,
L'une sera garnie, et l'autre toute nue.
Ch, Je leur pardonnerais tout cela de bon cœur.
S'ils avaient de mon oncle au moins fait le bonheur ;
Mais ce qui me désole est de voir que les traîtres
Le volent, et chez lui font encore les maîtres !
Pauvre oncle ! il sent son mal, et je vois à regret
Que s'il n'ose se plaindre, il gémit en secret.