‹ Le vieux célibataire: a comedy ... with a biographical memoir, and grammatical, literary andChapitre 32 sur 128 · CHARLES, LAURE · texte numérisé non relu

CHARLES, LAURE

Ch. Te voilà donc entrée ! Ah! nous verrons un peu

S'ils feront déguerpir la nièce et le neveu !

La. Je suis tremblante encor. Ch. Rassure-toi, ma chère.

Mon oncle va te voir; il suffit, et j'espère. 710

Il entendra bientôt le son de cette voix

Qui sut toucher mon cœur dès la première fois...

Ah ! je voudrais déjà qu'à loisir il t'eût vue !

La, Je désire à la fois et crains cette entrevue.

Cette madame Evrard, ô Dieu, que je la crains !

Ch. Qu'elle est fausse et méchante ! La, En ce cas, je la plains.

Ch, Chère épouse, faut-il qu'à feindre de la sorte

Le destin nous réduise ! La, £h, Charles ! que mïmporte!

Je serai près de toi : toi seul fais tout mon bien ;

Tu me tiens lieu de tout : le reste ne m'est rien. 720

Mon ami, sans compter ce pénible voyage,

J'ai bien eu du chagrin depuis mon mariage ;

Mais tu me consolais ; nous mêlions nos douleurs :

Et ces deux ans, passés ensemble dans les pleurs^

Sont encor les moments les plus doux de ma vie.

Ch, Va, mon sort, quel qu'il soit, est trop digne d'envie...

La, Mais adieu; car je crains... Ch, À peine pouvonsnous

Peindre nos sentiments. La, Ils n'en sont que plus doux...

Adieu, Charle. Ch, Au revoir. La, (en sortant) Au revoir.

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