SCÈNE VIII
MADAME EVRARD^ AMBROISE ; LAURE {toujours au fond).
Mme Év. Il est tout interdit.
Am. Refuser un sujet que j'offre ! Mme Év. Belle excuse !
Proposer à monsieur des gens que je refuse ! 1050
Je vous avais prié d'attendre. Am. Quel discours !
En cela, comme en tout, vous remettez toujours.
Je ne veux plus attendre. La. (de loin, à part) O ciel, estil possible ?
Ma situation est-elle assez pénible !
Mme Év. Par trop d'empressement vous allez tout gâter.
Am. Vous allez réussir à m'impatienter.
MmeÉv. N'en parlons plus, Am. Je sors; j'ai mainte chose à faire.
Il faut que j'aille voir des marchands, le notaire,
Demander de l'argent... Que sais-je?...Oh ! quel ennui !
Quoi ! s'occuper toujours des affaires d'autrui I 1060
Mme Év. Eh ! vous vous occupez en même temps des vôtres I
Am. Rien n'est plus naturel;... mais dites donc des nôtres.
Mme Év. Des nôtres, soit. Am. (à Laure^ à part) Je sors. Allons, j'ai réussi ;
J'ai si bien fait, qu'enfin cette fille est ici. {Il sort,)