SCÈNE VIII
M, DUBRIAGE, MADAME EVRARD.
M, Dubriage {se croyant seul) Personne ici!... Je
suis bien malheureux !
Je suis bon à mes gens, et je fais tout pour eux. Je suis leur père... Eh bien ! voyez la récompense ! Madame Evrard aussi !... Cependant, quand j'y pense, Moi, j'ai pris feu peut-être un peu légèrement
{Madame Evrard tire vite son mouchoir^ et ien couvre
le visage^ comme pour essuyer ses larmes^ Cette femme est sensible ; et, véritablement, 1380
C'est la première fois qu'elle s'est emportée... Je le confesse, oh oui ! je l'ai trop maltraitée ! Mme Év. {éclcUant en sanglots) Oui, sans doute. M, Du,
Ah ! c'est vous, bonne madame Evrard ?
Mme Év. {levée, sanglotant toujours) Moi-même, dont, hélas î
sans pitié, sans égard.
Vous avez déchiré l'âme sensible et tendre.
À ce traitement-là j'étais loin de m'attendre, Après dix ans de soins, de tendresse. M. Du. En effet. Moi-même je ne sais comment cela s'est fait... Mme Év. Après ce coup, je puis supporter tout au monde :