M. DUBRIAGE, MADAME EVRARD, AMBROISE
M. Du. Qu'avez-vous, Ambroise ? Am, Ah ! j'étouflfe de
courroux !
On m'a trompé... Que clisse. ^ on nous a trompés tous ! Cette Laure qu'ici Ton me fait introduire...
Mme Év. £h ! mon Dieu ! nous savons ce que vous voulez
dire.
Am. Vous sauriez déjà...? Mme Év. Tout; et ce n'est
pas, je croi, De quoi tant se fâcher, Ambroîse. Am. Pas de quoi ? Comment ! lorsque j'apprends ..• Mme Év. Oui, que
madame Laure Est nièce de monsieur.. • Am. Vous vous trompez encore ; Elle n'est point sa nièce. M. Du. Elle n'est pas... ? Am.
Eh non!
Je sors de chez la Grange; il m'a tout dit Mme Év.
Quoi donc? 1670
Am. Il m'a dit que d'Armand Laure n'est point la femme, Mais une aventurière. MmeÉv. Allons ! Am. Paix donc,
madame 1 Mme Év. Mais comment écouter des contes? Am. Un
moment Elle est bien de Colmar ; elle connaît Armand. Sans peine elle aura su qu'à Paris ce jeune homme Avait un oncle riche; elle entend qu'on le nomme, Elle écoute, s'informe, et recueille avec soin