RONDEAU
È.'u- : Je ris d^ avance d' la Jignre. (Du Diable en Vacances.)
Du fonil Ac son obscur village ,
Transportée au sein de Paris ,
Hotrensp, à la fois belle ei sage,
Kionnera tous les Miaris.
Jp vois enchaînés par ses grâces,
Nos petits Céladons du jour
Volfr k i'envi sur ses traces ,
Prodiguer !es seiinens il'ainour...
» Eh ! monsieur, leur répond ma belle ,
w Cessez de vanter mes appas ,
" A mon mari , je suis fidèle ,
>> Des époux il est le modèle ,
w Et vous ne me séduirez pns ,
w Non non, non , non, n'y comptez pas, »> Non , non. »
Je vois ces messieurs se retirer bien tristes, bien honteuX( je ris de leur embarras ; ils y reviennent le lendemain, nouvelle confusion pour eux , nouveau triomphe pour moi... La charmante perspective !
Du fond de son obscur village, etc.
Si la gloire, aux combats "ni'appelle , Des pleurs (6/i) inondent ses beaux yeux > Sa douleur me la rend plus belle , Et j'entends ses tristes adieux :
« Cher époux, faut-il que la gloire »> T'arrache sitôt de mes bras * » Irais-tu chercher la victoire , »> Si l'amour t'offrait des appas ?
» Hélas ! hélas ! ne me luis pas , M Non , non , ne me fuis pas. «
Il faiit pourtant se séparer-, je m'éloigne à regret , mais je reviens bientôt fidèle et plus épris que jamais. Quel accueil ! quelle fête! quelles caresses à mon retour I Oh ! d'avance ) j'en perds la tète:
Du fond de son obscur village,
Transportée au sein de Paris ,
Hortense , à la fois belle et s^ge,
£tonnera tous les maris.