‹ Le vieux chasseurChapitre 12 sur 56 · RONDEAU · texte numérisé non relu

RONDEAU

È.'u- : Je ris d^ avance d' la Jignre. (Du Diable en Vacances.)

Du fonil Ac son obscur village ,

Transportée au sein de Paris ,

Hotrensp, à la fois belle ei sage,

Kionnera tous les Miaris.

Jp vois enchaînés par ses grâces,

Nos petits Céladons du jour

Volfr k i'envi sur ses traces ,

Prodiguer !es seiinens il'ainour...

» Eh ! monsieur, leur répond ma belle ,

w Cessez de vanter mes appas ,

" A mon mari , je suis fidèle ,

>> Des époux il est le modèle ,

w Et vous ne me séduirez pns ,

w Non non, non , non, n'y comptez pas, »> Non , non. »

Je vois ces messieurs se retirer bien tristes, bien honteuX( je ris de leur embarras ; ils y reviennent le lendemain, nouvelle confusion pour eux , nouveau triomphe pour moi... La charmante perspective !

Du fond de son obscur village, etc.

Si la gloire, aux combats "ni'appelle , Des pleurs (6/i) inondent ses beaux yeux > Sa douleur me la rend plus belle , Et j'entends ses tristes adieux :

« Cher époux, faut-il que la gloire »> T'arrache sitôt de mes bras * » Irais-tu chercher la victoire , »> Si l'amour t'offrait des appas ?

» Hélas ! hélas ! ne me luis pas , M Non , non , ne me fuis pas. «

Il faiit pourtant se séparer-, je m'éloigne à regret , mais je reviens bientôt fidèle et plus épris que jamais. Quel accueil ! quelle fête! quelles caresses à mon retour I Oh ! d'avance ) j'en perds la tète:

Du fond de son obscur village,

Transportée au sein de Paris ,

Hortense , à la fois belle et s^ge,

£tonnera tous les maris.

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