SCENE V 1 r
L A R o c H E , II o R T E N s E.
HORTENSK.
Est-ce un songe?...
LAROCHE
Non , comptez sur mon appui , sur ma franchise...
HORTENSE
Air : Conservez bien In paix dit. cœur^ ( Du Bouffe et le Tailleur. ) Ah ! qu'il est doux , le senliment , Dont votre bonté me pénètre !
Mon tœur surpris , fn ce incment , Croit recevoir un nouvel être. Jugez jjar le trouble où je suis, Des peines qu'éj njuvait Hortense :
Mais au sein même des ennuis, Le bonheur vient sans qu'on y pense.
Lesprécédens, a do L P HE.
ADO t p H E.
Hortense dans les bras de mon père !
LAROCHE
Oui , mon ami , et puis-je trop tôt réparer mes torts enrers elle ?
ADOLPHE et HORTENSE.
Même air.
Vous oubliez votre rigueur , Hortense enfin a su vous plaire \ Vous la pressez sur votre cœur Avec la tendresse d'un père.
Avant cet heureux changement , Nous redoutions votre présence ; Mais près <le vous , vi>ilk comment Le bonheur vient sans qu'on y pense,
LA ROCHE
Oui , mes amis , voilà comment ,
Le bonheur vient, sans qu'on y pense.
ADOLPHE
Mais, iHon père , apprenez-moi donc parquai heureux événement, Hortense..,
C'est la fille de M, de Marsilly.
ADOLPHE
Marsilly !... Ah ! mon père , je vous disais bien qu'elle était digne de vous.
LAROCHE
Et moi qui ai renoncé à l'acquisition... Cours vite...
ADOLPHE
Il n'est plus te m s...
LAROCHE
Comment ! ...
ADOLPHE
La terre est adjugée.,.
LAROCHE
Adjugée I
A M. de St. - Léoii.
St.-Léon ! toujours ce St. -Léon ! mais il ne la tient pas
encore... j'irai le trouver, je lui dirai qui vous êtes, et je lui
prouverai que s'il a eu le droit de l'acheter , son devoir est
de vous la rendre. Je la lui laisserais !... non , mon enfant ,
elle vous restera, ou, morbleu, nous verrons, nous verrons..
ADOLPHE
Je vous suis , mon père , et je saurai bien...
X A R o c H E, avec /eu et élevant la voix.
Non, monsieur, restez ici, dans une circonstance pareille, il faut du calme , du sang-froid , et vous vous emporteriez | vous crieriez... Laissez-moi , laissez-moi.