‹ Le vieux consul tragedie en cinq actesChapitre 40 sur 44 · MAR1LS · texte numérisé non relu

MAR1LS

Entre. Quels sont tes dieux, femme!

LAVINIA

• Dans les ténèbres

Je sers la triplo Hécate et les mènes funèbres.

A part.

Il se meurt.

MARIUS

Que sais-tu ?

LAV1NIA

Daigne m'interroger.

A part.

0 dieux de la terreur, laissc7.-moi ine venger’... Si la mort n’eût déjà presqu'achcvé ma lèche ,

LF. VIEUX CONSUL.

En ce lieu, sans pitié, j’aurais tué ce lâche :

Mais alors que lésons préviennent ma fureur.

J'emplirai ce mourant d'épouvante et d’horreur.

En face du soleil, un aigle, à tire d’ailes.

S'est élevé superbe aux voûtes éternelles.

J’ai reçu des devins ee présage important - LAYINIA.

Oui, c'était le soleil, mais le soleil couchant.

De ses derniers rayons l ardeur exténuée Pâlit, pâlit sans cesse à travers la nuée:

Les noirs corbeaux de l’air l’insultent en criant... Quant à l’aigle superbe... il venait d'Orient. marks, étonné.

Femme, viens-tu chex moi redoubler mon délire?

LAYINIA.

De même que mes yeux dons le ciel peuvent lire, De même cet esprit qui m’enflamme à présent Peut voler d'heure en heure au delà du présent. Consul, laisse tomber ta vanité grossière;

Les fanfares au loin sonnent dans la poussière, Les ehevaux au galop vont battant le pavé;

De toutes tes fureurs ce pays est sauvé.

Vois, consul, pour combler les poignantes alarmes. Le mur de ta maison sue et verse des larmes :

Les clameurs du triomphe ont effrayé les airs,

Et dans les cieux luisants se croisent des éclair*. Cette nuit, au moment des heures solennelles,

Des loups ont arraché le fer des sentinelles :

Et quand, pleine d’horreur, la lune se voila, Mille échos à l’envi répétèrent: — Sylla !

Sylla victorieux revient en Italie,

Et pour le saluer un peuple entier t'oublie;

Et pendant les douleurs de ton dernier effort, Sylla, l’heureux Sylla vient sourire à ta mort.

marius, sa traînant au pied de ton lit .

Pitié! ne vois-tu pas, langue lâche et hardie. Que je suis là brisé d’effroi, de maladie;

Que j’ai peur. .. que ta voix, que ton geste effrayant Me laissent là sans force, à tes genoux priant! Femme, que t’ai-je fait?— Quelle étrange aventure À l'heure de ma mort provoque ma torture?

La force a déserté mes membres affaiblis...

Ces présages sont faux, mensongers! ,

LAVIXIA.

Tu pâlis.

MARIUS

Je me meurs!... du secours!... j’étouffe!

LAVIIVU.

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