JE'JN DE LA TABLE
DBS ÉVÉNEMEËS DIT 9 THERMlDÔR. S85
il tombe de son fauteuil. L^explosion de mon pistolet surprend son frère qtiî se jette par la fenêtre. En ce moment il se fait un bruit terrible autour de moi , je crié vive la République! mes grenadiers m'entendent et mé répondent : alors la confusion est au comble parmi les conjurés, ils se dispersent de tous les côtés, et je resté maître du champ de bataille.
Robespierre gisant à mes pieds , on vient me dire qu Henriot se sauve par un escalier dérobé ; il me restait encore un pistolet armé, je cours après lui. J'atteins un fuyard dans cet escalier : c'était Couthon que l'on sauvait. Le vent ayant éteint ma lumière , je le tire aii hasard, je le manque, mais je blesse à la jambe celui qui le portait. Je redescends , j'envoie chercher Couthon , que Ton traîne par les pieds jusque dans la salle du conseil général; je fais chercher partout le malheuraux que j'avais blessé , mais on l'avait enlevé sur-lechamp.
Robespierre et Couthon sont étendus aux pieds de la tribune. Je fouille Robespierre , je lui prends son portefeuille et sa montre que je remets à Léonard Bourdon , qui vient en ce moment me féliciter sur ma victoire et donner des ordres de police (i).
Les grenadiers se jettent sur Robespierre et Couthon,
yeilleux, et oe se sont pas donne la peine de faire des recherches pour savoir s^il e'tait vrai ou faux^ ils eussent trouve vingt preuves de sa fausseté, sHIs eussent consulté les procès verbaux de la Convention , ou même seulement les journaux du temps.
(IVote de l'auteur.) (1) Le portefeuille de Robespierre contenait, outre diiférëns papiers, pour plus de dix mille francs de bonnes valeurs. Tout celr. fut remis a la Convention par Léonard Bourdon, et je n'en ai jamais entendu parler depuis. {Note de t auteur.)