‹ Le vieux Lachine [microforme]Chapitre 36 sur 61 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

“ seins, puisqu'ils n'attaquent jamais des forts, et je crois qu'ils “ n’en avaient point d'autres que pour nous braver, de quoi la ‘ pluspart de nos troupes gémissaient, puisque dans d’autres “temps quatre cents hommes les auraient mis tous en fuite. “Il n’y avait même qu'à les couper, lorsqu'ils furent divisés, “et aller rompre leurs canots, puisque pour lors nous étions “ 500 hommes dans le fort (1), et qu'il n’y avait pas cent “hommes à garder les canots : cela nous prouve que la main “ de Dieu s'était appesantie sur nous.” (2)

La même autorité cite plusieurs exemples de défense individuelle qui démontrent que, si les Français eussent fait preuve de leur intelligence ordinaire, le massacre aurait été considérablement, sinon entièrement, arrêté. C’est ainsi qu’il raconte qu'un seul habitant de Lachine avait réussi à défendre sa maison, et qu'une femme ayant un fusil qui n'était point chargé, en le couchant en joue de temps en temps, fit peur à l'ennemi et protégea sa mère et elle-même jusqu’au fort Rémy .

Il est incontestable que le massacre de Lachine est une des pages les plus humiliantes de l’histoire du gouvernement français à Montréal, et c'est ce qui peut-être explique pou rquoi nos ancêtres, plus familiers avec les faits que nous, n’ont jamais songé d’en faire un jour de fête nationale.

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