LE SOLDAT
Non , par là-bas , sur la route de Normandie. .. DIDIER , à part.
Je respire !
LE MARQUIS
De mieux en mieux !
MATHIEU, à part.
Je n'y suis plus du tout, {haut.) Qu'est-ce que vous dites... qu'est-ce que vous dites... il court à cheval sur la route de Normandie... et le voilà... là... devant vous.;^
l'homme du PEUPLE.
A la bonne heure. . . mais ce n'est pas tout. . . la duchesse de Longueville... tu l'as reçue chez toi...
ji'y
MARQUIS
Comment ? la duchesse. . .
MATHIEU
Oh! pour celui-là... je suis fort... je ne la connais pas, ah!., je ne l'ai jamais vue, je ne lui ai jamais parlé, car vous me feriez sortir de mon caractère... j'en suis en nage. ( ii prend son mouchoir pour s'essuyer le front , des tahletles enrichies de diamans tomhent de sa poche. ) Et il est inoui que Ton persécute les bons citoyens...
pÉRiNET , désignant les tahiettes.
Qu'est-ce que c'est que ça?
MATHIEU , se retournant.
Quoi donc ?
PÉRINET
Ces tablettes enrichies de diamans qui tombent de ta poche?
MATHIEU , se baissant pour les ramasser. Des diamans?.. Ce n'est pas à moi... quelqu'un les réclame-t-il ?
LE MARQUIS , Ics famassant vivement.
Un moment... je commence à soupçonner..
DIDIER , à part.
Je tremble!
TOUS
Lisez!...
LE MARQUIS, Usant.
« La duchesse de Longueville remercie M. Mathieu de « l'hospitalité qu'elle a trouvée chez lui.
TOUS
Chez lui !
MATHIEU , se désolant.
Là... qu'est-ce que j'ai fait à cette duchesse... pour me compromettre ?..
LE MARQUIS, Continuant.
« Elle n'oubliera jamais la galanterie du marquis de « Jarsay. » (.se frappant la tête,) Maiédiclion I je suis joué, {à Mathieu, avec colère.) Et vous osez soutenir que vous n'étiez |)as d'intelligence....
MATHIEU
Moi! je n'ai pas la moindre intelligence; je n'y conçois rien, je n'y entends rien...
l'hommi: du peuple. Vous le voyez ^ c'est un Iraîire!
TOUS
Qu'on le saisisse, qu'on l'entraîne!
[On i' entoure en élevant tes armes.)
DIDIER
Mon père!
GEORGETTE
Mon oncle !