GERVAIS, JAQUELINE
( Ils se retournent d'un air étonne\ et restent comme stupéfaits,)
GERVAIS , après un silence.
Eh ben ! Jaqueline ?
JAQUELINE
Eh ben ! mon père ?
GERVAIS
Y comprends-tu quelque chose?
JAQUELINE
C'est de PHëbreu.
GERVAIS
Il pleure son oncle.
JAQUELINE
Il veut couronner ma vertu.
GERVAIS
Et il m'appelle honnête vieillard! La tête n'y est plus.
JAQUELINE
C'est sûr !
SERVAIS
Quel dommage ! un si bon maître ... et qui a des momens lucides. ( montrant la bourse.) "Vois plutôt.
JAQUELINE
Des jaunets? comment c'est lui. . .
GERVAIS
Si on l'interdit. . . faudra tout rendre.
JAQUELINE
Bah ! . . . ce qui est donné est donné.
GERVAIS
Tiens , tu me croiras si tu veux , j'ai eu un instant dans l'ide'e. . . que lu lui avais donné dans l'œil.
JAQUELINE
Moi? ah ben ! tant pire. . . je veux ben d' sa dot, mais d' lui . . . merci I
GERVAÏS*
Ah ! écoute donc, faut pas mépriser ses maîtres. . . et s'il voulait t' épouser . . .
JAQUELINE
J' n'en veux pas . . . d'aillears , maintenant je ne le crains plus . . . J'ai une autre place toute prête pour vous ; nous avons fait un' frime avec mam'zelle Henriette, qui doit m faire épouser Jean - Louis. . . j'y comprends rien , mais çà ne peut pas manquer. Eh ! tenez , la v'ià avec son père. . • tout est arrangé , sans doute.
GERVAIS
A la bonne heure . . . moi j' rentre dans l'exercice de mes fonctions oratoires ... et j' vas arroser mes Roddodindon.
( Il prend ses arrosoirs. )