SCÈNE XVI
ESTELLE, ALBERT, NOÉMI, DUPONT, GUSTAVE, puis MICHEL.
GUSTAVE, sortant de la cabane de Michel Hélas! on n'en saurait douter, l'âge de ce nnalheureux enfant. . . la précaution barbare que l'on a prise pour qu'il ne pût échapper à son sort...
DUPONT
Tout annonce le crime le plus affreux qui ait jamais
souillé nos monlagnes. Hier encore, je na'applaudissais de voir notre pays à l'abri de pareilles horreurs, et au même moment, presque sous nos yeux, une mère a été assez cruelle....
NOÉMI
Une mère! oh! c'est impossible.
DXJPONT.
N'importe!., quelque soit le coupable, il sera poursuivi. Le ciel ne permettra pas qu'il demeure inconnu, et j'appellerai sur sa tête criminelle la vengeance des lois.
MICHEL sort de la cabane en se tordant ie^ bras.
Bonté divine! pourquoi n'ai-je t'y pas resté au fond de Teau? j'n'aurions pas été témoin d'un pareil spectacle.
DUPONT
L'aurais-tu reconnu ?
Oui, non. . . oh ! mon dieu ! queu malheur!
GUSTAVE
Tu l'as reconnu. Je le vois.
DUPONT
Pourquoi ce' trouble ?
ALBERT
Explique-toi.
DUPONT
Quelle est sa famille?
GUSTAVE
Son nom ?
MICHEL
Je n'pouvons pas vous l'dire. ( Bas à Gustave. ) Éloignez Mam'zellc Noémi.
Dui'ONT, qui entend.
Mû fille!...
NOÉMI, troublée.
Moi!...
ALBERT
Pour quelle raison ?
Non. . . non. . . Mam'zelle, c'est pas par rapport à ça.
NOÉMI
Sa pâleur, son effroi!... Dieu !... quel soupçon!...
s'' élance vers la cabane. )
MICHEL
N'approchez pas.... retenez-la... retenez-la.
NOÉMI
Je veux le voir.
( Elle se débat , échappe à Michel, entre dans la cabane, pousse un cri d'horreur : Mon fils l ! l et revient tomber sans connaissance au milieu du théâtre. )