‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 219 sur 367 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

Air : de la tantarelle de la Muette. j.^iiA.fioy, retenant Thérèse.

Restez donc, mon enfant...

Elle est fort bien vraiment ; Son air simple et décent

Prévient pour elle !

MICHEL, enchanté et bas à Thérèse.

Quel bonhenr ! j'vois d^ici

Que tu lui plais aussi

Dans l'feu pour lui Je m' mettrais aujourd'hui !

LE BARON, la regardant et lui prenant la main. Cet œil vif et mutin —

MICHEL, un peu inquiet.

Mais il presse sa main !

BAPTISTE

Il fera son chemin.

MICHEL, alarmé.

J'trcmble d' plus belle !

LE BARON

Venez point de frayeur!

THÉRÈSE, confuse.

Monsieur c'est trop d'honneur

MICHEL , a part.

Ah!... mon bonheur.

Commence à me fair' peur !

I LE BARON, a part. ^

I Oui , ce hasard heureux Doit seconder mes vœux !

•( /î Thérèse.) Nous causerons tous deux ENSEMBLE, l Restez, ma belle.

{yf part. )

.le conçois un projet Mais soyons bien discret !

^ Un sous-prcCct

^ D'un rien se compromet.

m» ii> m

THÉRÈSE, JOa/Z.

, Ah ! ce hasard heureux ; Va seconder nos vœux, ( Montrant Michel. )

Près d'son maître je peux

Vanter son zèle.

Quel honheur s'il pouvait , Par mon appui secret ,

Du sous-préfet Etr' le premier valet !

MICHEL , à part.

Ça devient sérieux

I II n'ia quitt' pas des yeux !

I Avec soin dans ces lieux EiSisËMBLE. / Veillons sur elle !

Je conçois le projet Qu'il médite en secret ^

Mais ça m'déplait

Etj'suisbien son valet.

BAPTISTE, à part.

Ça devient sérieux , Il n'ia quitt' pas des yeux {Montrant Michel. ) Ce coquin est heureux D'être aimé d'elle !

Je vois bien quel projet A notre sous-préfet , , Mais un valet

^ Doit se montrer discret.

LE BARON, bas h Baptiste , montrant Michel, Emmène cet imbécille.

BAPTISTE, bas.

Oui monsieur.... oui, j'y pensais....

(// prend les lettres que lui donne le baron. Haut.) Allons , Michel , dans la ville Il faut porter ces billets.

MICHEL , étourdi.

Quoi ! m'éloigner ? . . .

BAPTISTE, le poussant.

Bon voyage !

BIICHEL.

Maint'nant ?

BAPTISTE

Tout d'suit'

Dieux ! quel coup

MICIIKr

Je voudrais voir...

BAPTISTE, le poussant.

C'est dommage!., Mais le service avant t^ut l...

Ï.E BARON

Qui peut le retenir.

Allons, fais-le partir !

Et s'il veut me servir , Qu'il ait du zèle j Qu'il soit moins indiscret , Et , quand cela me plaît , Qu'il soit tout prêt A partir comme un trait !

THÉRÈSE, a Michel.

Allons , veux-tu partir ?

Dieux ! qu'il me fait souffrir !

Si tu veux parvenir,

Montre du zèle.

Va-t-en. . . j'ai mon projet ^ J'puis t'servir en secret

Et ça pourrait T'avancer comme un trait.

MICHEL , résistant.

O ciel !... faut-il partir !

Que c'est dur d'obéir !

Combien je vais souffrir

Eloigné d'elle.

Je redout' qu'en secret. .

Enfin puisque c'est fait. . .

J'pars , je snis prêt , Et j'rcviens comme un trait !

BAPTISTE, l'entraînant.

Viens , il faut obéir ^ Je veux te voir partir.

Si tu veux parvenir

Montre du zèle !

Au sign'du sous-préfet Quand nu'îm'ça te déplaît , Sois toujours prêt A A partir comme un trait.

{Baptiste entraîne Michel, (/ ni fait des si.

h Thérèse, )

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