TRIO
Air : de la tantarelle de la Muette. j.^iiA.fioy, retenant Thérèse.
Restez donc, mon enfant...
Elle est fort bien vraiment ; Son air simple et décent
Prévient pour elle !
MICHEL, enchanté et bas à Thérèse.
Quel bonhenr ! j'vois d^ici
Que tu lui plais aussi
Dans l'feu pour lui Je m' mettrais aujourd'hui !
LE BARON, la regardant et lui prenant la main. Cet œil vif et mutin —
MICHEL, un peu inquiet.
Mais il presse sa main !
BAPTISTE
Il fera son chemin.
MICHEL, alarmé.
J'trcmble d' plus belle !
LE BARON
Venez point de frayeur!
THÉRÈSE, confuse.
Monsieur c'est trop d'honneur
MICHEL , a part.
Ah!... mon bonheur.
Commence à me fair' peur !
I LE BARON, a part. ^
I Oui , ce hasard heureux Doit seconder mes vœux !
•( /î Thérèse.) Nous causerons tous deux ENSEMBLE, l Restez, ma belle.
{yf part. )
.le conçois un projet Mais soyons bien discret !
^ Un sous-prcCct
^ D'un rien se compromet.
m» ii> m
THÉRÈSE, JOa/Z.
, Ah ! ce hasard heureux ; Va seconder nos vœux, ( Montrant Michel. )
Près d'son maître je peux
Vanter son zèle.
Quel honheur s'il pouvait , Par mon appui secret ,
Du sous-préfet Etr' le premier valet !
MICHEL , à part.
Ça devient sérieux
I II n'ia quitt' pas des yeux !
I Avec soin dans ces lieux EiSisËMBLE. / Veillons sur elle !
Je conçois le projet Qu'il médite en secret ^
Mais ça m'déplait
Etj'suisbien son valet.
BAPTISTE, à part.
Ça devient sérieux , Il n'ia quitt' pas des yeux {Montrant Michel. ) Ce coquin est heureux D'être aimé d'elle !
Je vois bien quel projet A notre sous-préfet , , Mais un valet
^ Doit se montrer discret.
LE BARON, bas h Baptiste , montrant Michel, Emmène cet imbécille.
BAPTISTE, bas.
Oui monsieur.... oui, j'y pensais....
(// prend les lettres que lui donne le baron. Haut.) Allons , Michel , dans la ville Il faut porter ces billets.
MICHEL , étourdi.
Quoi ! m'éloigner ? . . .
BAPTISTE, le poussant.
Bon voyage !
BIICHEL.
Maint'nant ?
BAPTISTE
Tout d'suit'
Dieux ! quel coup
MICIIKr
Je voudrais voir...
BAPTISTE, le poussant.
C'est dommage!., Mais le service avant t^ut l...
Ï.E BARON
Qui peut le retenir.
Allons, fais-le partir !
Et s'il veut me servir , Qu'il ait du zèle j Qu'il soit moins indiscret , Et , quand cela me plaît , Qu'il soit tout prêt A partir comme un trait !
THÉRÈSE, a Michel.
Allons , veux-tu partir ?
Dieux ! qu'il me fait souffrir !
Si tu veux parvenir,
Montre du zèle.
Va-t-en. . . j'ai mon projet ^ J'puis t'servir en secret
Et ça pourrait T'avancer comme un trait.
MICHEL , résistant.
O ciel !... faut-il partir !
Que c'est dur d'obéir !
Combien je vais souffrir
Eloigné d'elle.
Je redout' qu'en secret. .
Enfin puisque c'est fait. . .
J'pars , je snis prêt , Et j'rcviens comme un trait !
BAPTISTE, l'entraînant.
Viens , il faut obéir ^ Je veux te voir partir.
Si tu veux parvenir
Montre du zèle !
Au sign'du sous-préfet Quand nu'îm'ça te déplaît , Sois toujours prêt A A partir comme un trait.
{Baptiste entraîne Michel, (/ ni fait des si.
h Thérèse, )