‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 269 sur 367 · BERTRAND · texte numérisé non relu

BERTRAND

Jules de Saint-Y allier. . .

LE MARQUIS

C'est moi!...

BERTRAND , hésitant et avec émotion.

On vous attend au tribunal.

[Musique. Tous les prisonniers sont frappés de terreur j le marquis et Leblanc se regardent avec calme. LE VICOMTE , à part.

C'était un faux espoir î

LEBLANC, avec sensibilité.

Monsieur le marquis... tout-à-riieure... je vous ai peutêtre offensé?...

LE MARQUIS , lui ouvrant ses bras.

Mon ami !

(Leblanc s'y précipite. Us se tiennent embrassés quelques in~ stans : tout le monde les regarde avec intérêt. La musique continue, le marquis se remettant à Leblanc :

Allons!...

LE VICOMTE , prenant la main du marquis. Marquis , je ne vous quitte pas !

(Ils font un pas pour sortir par la gauche ; au même moment, Antoine accourt du côté opposé. )

ANTOINE

Que vois-je?... Ils Temmènent !... mon clier maître! LE MARQUIS, lui tendant les bras.

Antoine !

( Antoine veut le suivre. ) FRANÇOIS , l'arrêtant.

Un moment. Reste-là , tu es arrêté.

(Antoine fait un pas pour aller à lui, les soldats croisent la baïonnette sur un signe de l'agent. )

ANTOINE, accablé

Tout est perdu!

(Le marquis lui fait un signe d'adieu. Antoine lui tendlesbras. La toile tombe au moment où le marquis, Leblanc et le vicomte sont près de la porte. Les prisonniers sont groupés au fond.)

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