ANTOINE, JULES, MADELEINE
JULES , accourant.
Antoine î Antoine I... ah! mon ami! quel bonheur! je l'ai vue.
mAdeleine.
Pauvre demoiselle! a- 1- elle rougi en vous reconnaissant!
JULES
Et moi donc! quoique militaire, je tremblais... Ah! dame , la première fois qu'on va au feu. . . Mais tout va à merveille, nous nous entendons... et cette fortune que tu m'as annoncée arrive juste pour décider notre mariage : sans elle , ma foi, j'étais perdu î
ANTOINE , inquiet.
Comment cela?
JULES
Eh! oui, sans doute... c'est un secret, qu'Henriette vient d'apprendre à l'instant et qu'elle m'a confié... Son père est dans le plus grand embarras . . des engagemens sacrés... plusieurs faillites... Il est au moment de manquer si on ne vient à son secours?
ANTOINE
Ouo dites-vous?
JULES
Le gendre qu'il avait en vue ne peut disposer des fonds qui seraient nécessaires... juge de mon bonheur si je puis aujourd'hui même sauver ce brave homme, conserver ces
beaux établissemens qui font subsister tout le pays! C'est alors , comme dit Henriette , qu'il ne peut plus me refuser la main de sa fille !... Allons, Antoine, dis-moi vite où est ma fortune !...
ANTOINE , agité et regardant de côté.
Il ne revient pas î
JULES
Eh ! mais , qu'as-tu donc?
MADELEINE
Ce trouble...
JULES
Cette inquiétude. . .
ANTOINE
Si le château allait nous échapper!... J'ai peur de vous avoir donné une fausse joie.
JULES
Que dis-tu?
LE VICOMTE , en dehors.
Victoire \ victoire I
ANTOINE , ai^ec joie.
C'est sa voix î