‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 322 sur 367 · LIONEL ET ARTHUR · texte numérisé non relu

LIONEL ET ARTHUR

Eh bien ?

Sir COKNEY , à Zambaro.

Eh bien ! . . . mon cher, ça va à merveille . . . Son Excellence a reçu vos petites notes.

ARTHUR , bas à Zambaro.

Ah ! traître !

Hein. . . qu'est-ce que c'est?

LIONEL , haut et avec uh mouvement.

Rien... nous avions peur qu'elles ne fussent interceptées. Sir COKNEY.

Du tout... les mesures ont été prises sur-le-champ comme vous l'avez indiqué.

ARTHUR , bas à Zambaro qui veut parler.

Tais-toi.

Sir COKNEY.

Douze hommes se sont emparés de Beacon-Hill pour empêcher d'allumer le fanal ... le régiment des fusiliers et les soldats de marine marchent sur Lexington pour désarmer ces bons yankies. . . je pense que ce ne sera pas difficile.

ZAIVIBARO , à part , et lui faisant signe des yeux.

Il ne comprend rien.

Sir COKNEY , continuant.

Enfin, k cinq heures précises, tous les chefs seront arriérés à domicile.

AiniUJIi i T LIONEL, s(« regardant.

A cinq heures ! . . .

ZAMBARO, à part.

Couraere - imbécile î

Sm COK^ÎEY.

N'est-ce pas ce que vous avez demandé P

LIONEL , prenant un pistolet sur la table à droilc.

11 suffit . . . nous en savons assez.

Sir COKNEY , ëtourdi.

Comment?. . . quoi? qu'y a-t-il, messieurs?

LIONEL , le saisissant.

Point de bruit. . . sir Cokney, il est trop tard pour retourner à rhôtel de Son Excellence , pour quelqu'un surtout qui ne connaît pas les rues de Boston. {Lui montrant k cabinet à gauche.) Entrez là. . . {A Arthur.) Une sentinelle sous la fenêtre.

ZAMBARO , à part.

Nous y voilà.

SiR COKNEY, résistant.

Permettez . . . expliquez-moi ... M. le Baron . . .

ARTHUPv , le poussant.

Point d'explications.

Sm COKNEY.

Ah! mon Dieu! est-ce que je suis tombé dans une embuscade?. . . Messieurs, je demande à être traité avec les plus grands égards, si le droit des gens n'est pas inconnu dans ces climats barbares. (On F enferme dans le cabinet.)

ARTHUR

Et d'un.

LIONEL, à Zambaro.

Quant à toi , misérable , rends grâce au souvenir qui protège encore ta vie . . . { A Arthur. ) (ju'il soit gardé à vue. .. je vais l'envoyer prendre par quatre de nos soldats. . . et s'il voulait fuir. . . point de pitié.

ARTHUR, rapidement.

♦Mais que faire maintenant ? le gouverneur est

averti ... à cinq heures. . .

LIONEL

Il nous reste deux heures.. • attaquons sur-le-champ. ( A part. ) Et Bathilde. . . il faut la délivrer. . . éloignons d'abord Arthur... {A Arthur.) Rassemblez nos amis, courez au fanal . . . désarmez le poste anglais . . . allumez ,

8o LA BOHÉMIENNE,

marchez aussitôt sur Bunkers'hill : le départ des fusiliers et des soldats de marine dégarnit ce côté. . . emparez-vous de la redoute . qui nous rend maîtres de la baie j si nos milices forcent le passage , elles nous y joindront.. . si elles succombent , nous nous y enterrerons , et ce ne sera pas sans vengeance. . . Prévenez Jackson, W^illiam , les volontaires. . . pour moi , j'ai les moyens d'arriver jusqu'au gouverneur.

ARTHUR

Et lesquels ?

LIONEL

Je te les dirai. . . et c'est à toi que je confie cette entreprise. . . puisque le sang doit couler. . . commençons par le sien. . . Suivez -moi. . . ( // sort précipitamment, suivi d'Arthur. )

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