‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 325 sur 367 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

Lord GAGE , Plusieurs Officiers

Lord GAGE, parlant aux officiers.

Allez. . . qu'on exécute mes ordres. . . qu'on éveille le colonel Clinton... qu'il coure aux casernes, qu'il fasse mettre les soldats sous les armes. (Rappelant un officier.) Burgoyne, encore un mot. . . Si le peuple faisait mine de se joindre aux rebelles . . . ces trois officiers que nous venons de prendre les armes à la main. . . vous entendez. . . sur-lechamp. . . (Les officiers sortent. Lord Gage reste seul , en se promenant avec agitation^ et tenant une lettre à la main,) Non, je n'éprouvai jamais rien de pareil... celte lettre. . . cette lettre fatale. . . mon émotion est telle, que j'ai eu à peine la force et le sang-froid de m'occuper des dangers dont elle vient de m'avertir. (Lisant,)

« Milord,

» Une fille que vous avez long-tems pleurée, et qui ne » méritait point vos regrets, n'ose en ce moment se jeter » aux pieds d'un père qui aurait droit de la repousser . . . )> mais elle veut, elle doit le prévenir des dangers qui le >) menacent, et qu'elle vient d'apprendre. . . Zambaro est » arrêté. .. le mot d'ordre, qui lui permettait d'arriver » près de vous , est connu de vos ennemis , qui peuvent » par ce môyen pétiétrer jusquen votre appartement. .. » Je ne vous en dis pas davantage , mais tenez-vous sur » vos gardes, et défendez des jours sur lesquels désormais » mon devoir est de veiller. »

N'est-ce point un songe ? . . . est-ce bien de la main de Clara que me vient un pareil avis... Tunique objet de mes regrets. . . ma fille me serait rendue ! . . . et dans quel moment ! . . . Qui vient là?. . . Henriette !

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